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Six mois avant la présidentielle, François Hollande se rassure en Corrèze

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Octobre 2016, 10:30am

Catégories : #FRANCE, #POLITIQUE

Six mois avant la présidentielle, François Hollande se rassure en Corrèze

Au plus bas dans les sondages, le chef de l'État a effectué une série de discours et d'inaugurations dans son fief. Une manière de tester sa popularité sur le terrain sans trop s'exposer.

 

Tantôt président, tantôt candidat. Depuis qu'il a pris ses quartiers à l'Elysée, le 6 mai 2012, François Hollande n'a jamais véritablement rompu avec son fief, la Corrèze, qui l'a vu naître et grandir en politique. Ainsi, le chef de l'État s'est rendu une nouvelle fois - la 26e en quatre ans et demi - sur sa terre d'élection ce samedi, pour une visite prétexte composée d'une série d'inaugurations et de discours. L'occasion pour lui de venir assister aux obsèques de son ami et successeur à la tête du département, Gérard Bonnet, décédé jeudi

En réalité, il s'agissait aussi - et surtout - de venir tester sa popularité sur le terrain à l'heure où la campagne présidentielle s'accélère et les mauvais sondages s'accumulent. Un parcours on ne peut plus conventionnel a donc été mis en place: visite de l'INISUP de Brive-la-Gaillarde, de l'EPHAD de Marcillac-la-Croisille, et cérémonie de remise de décorations à la préfecture de Tulle. Sur place, pas de comité d'accueil gonflé à bloc ni de déambulation dans les rues, mais un maigre public d'élus locaux ou de spécialistes du secteur concerné.

Contrairement à ses habitudes, François Hollande n'a pas profité de sa venue pour traîner de longues heures durant et s'offrir un traditionnel bain de foule. Loin des caméras des journalistes, il se serait simplement «arrêté quelques fois pour saluer des gens dans la rue» après son déjeuner, indique son entourage. Une discrétion pour le moins étonnante, qu'il a toutefois compensée en adressant un tacle subtile mais très explicite à son meilleur ennemi et adversaire rêvé, Nicolas Sarkozy, sans jamais le nommer directement. «Le regroupement familial fait partie des principes de la République», a-t-il lancé en marge d'un hommage à la première adjointe PCF au maire de Tulle, tandis que le candidat à la primaire de la droite, favorable à la suspension de ce système, a proposé vendredi soir un référendum sur la question. Cette descente dans l'arène politique n'aura toutefois été que de très courte durée: le chef de l'Etat a très vite déposé l'armure du candidat pour rendosser son costume de président et s'est refusé à commenter ou développer son propos.

 
 

Le retour de «Monsieur petites blagues»

Plus prolixe au moment de s'exprimer sur la situation internationale et les bombardements menés par le régime syrien et son allié russe contre les rebelles à Alep, le locataire de l'Elysée a adopté un ton grave. «Jean-Marc Ayrault va venir lui-même devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour faire adopter cette nuit une résolution pour la trêve et le cessez-le-feu», a-t-il annoncé, disant espérer «qu'aucun pays ne s'y opposera, et qu'aucun des membres permanents n'imposera son veto». «Ça serait soutenir les bombardements», a-t-il prévenu à l'encontre de Vladimir Poutine, là encore sans citer son nom.

Avec toute l'agilité qui est la sienne, François Hollande a donc jonglé entre plusieurs casquettes pour parvenir à une synthèse dont lui seul a le secret. Mais pour traduire le fond de sa pensée, «Monsieur petites blagues» a fait appel à son désormais célèbre sens de l'humour. S'adressant à un chef d'entreprise dont l'adresse du siège parisien est pour le moins évocatrice, il a lancé: «Vous, vous n'êtes pas soumis à renouvellement, vous êtes en permanence rue du Faubourg Saint-Honoré (où se trouve également l'Elysée, ndlr)...»  

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