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Sans amis, les souris femelles sont plus stressées que les mâles

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Octobre 2016, 06:00am

Catégories : #SCIENCE, #ANIMAUX, #FAITSDIVERS

Sans amis, les souris femelles sont plus stressées que les mâles

Si les souris réagissent de la même manière au stress physique, quel que soit leur sexe, des chercheurs de l'université de Calgary, au Canada, observent que lasolitude induit un stress bien plus important chez les femelles que chez les mâles.

«Chez beaucoup d'espèces, y compris les humains, les interactions sociales servent à réduire les effets du stress», remarque Jaideep Bains, auteur principal de l'étude détaillant ce «dimorphisme sexuel des réponses neuronales àl'isolement social», parue dans la revue eLife.

Des recherches qui confirment combien les stratégies de gestion du stress peuvent être sexo-spécifiques. Une réalité par ailleurs mise en lumière chez dejeunes humains.

Pour tester leur hypothèse, l'équipe de Jaideep Bains s'est penchée sur des rongeurs préadolescents qui, après leur sevrage, avaient été placés dans des cages non-mixtes, soit deux par deux, soit seuls pendant 16 à 18 heures. Ensuite, les scientifiques ont examiné les cellules cérébrales des animaux à la recherche des hormones du stress.

Les femelles interprètent l'isolement comme un type de stress

«Isoler les femelles du reste de la portée pendant moins d'un jour génère la sécrétion de corticostérone, une molécule-signal produite en réaction à des situations stressantes et qui diminue l'excitabilité des cellules cérébrales, explique Laura Senst, co-auteure de l'étude. Une réaction qui n'était pas manifeste chez leurs congénères masculins».

L'explication des chercheurs: que seule les jeunes souris femelles interprètent l'isolement social comme un type de stress. Ce qu'ils prouvent en montrant que mâles et femelles réagissent à un stress physique –en l'occurrence, nager pendant 20 minutes– de manière identique.

«En montrant que mâles et femelles réagissent différemment à certains types de stress, et de la même manière à d'autres, notre étude soulignel'importance de la prise en compte du sexe des animaux dans les études examinant les effets du stress sur le cerveau», précise une autre co-auteure de l'article, Dinara Baimoukhametova.

Ce qui confirme combien la plus grande socialité des femelles –un phénomène là aussi commun à beaucoup d'espèces, y compris la nôtre– pourrait relever d'un mécanisme de défense et d'atténuation des situations stressantes.

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