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Qui est donc cet Américain qui vend des Airbus au monde entier ?

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Octobre 2016, 14:12pm

Catégories : #FAITSDIVERS, #ENTREPRISE, #ECONOMIE, #MONDE

Qui est donc cet Américain qui vend des Airbus au monde entier ?

Le fleuron de l'industrie européenne vient de livrer son 10 000e avion. John Leahy, un Américain, entré en 1994 dans la société, est le principal artisan de ce succès.

Il est Américain, et c'est pourtant la bête noire de Boeing. Normal, ce New-Yorkais, à la tête de la direction commerciale d'Airbus, la plus européenne de toutes les entreprises, additionne les coups d'éclats. Installé à Toulouse en 1994, John Leahy a conquis, avec les équipes d'Airbus, 50 % des parts de marché de l'aviation civile sur les avions de plus de 100 places. Il partait pourtant de loin! A sa création, Airbus avait en face de lui un duopole, où 90 % des avions civils étaient américains, et 10 % russes. Petit à petit, sous son impulsion, les Toulousains ont grignoté le terrain. En 2011, lors d'un entretien au Figaro Magazine, John Leahy avait annoncé son objectif: fêter le 10 000e avion vendu. Aujourd'hui, il fête le 10 000e avion livré, alors que 16 731 sont déjà achetés et qu'il y a du travail sur les chaînes d'assemblage jusqu'en 2027.

Ce palmarès, Airbus l'a réalisé en quarante-deux ans d'activité, quand il aura fallu un siècle à Boeing pour livrer 21 000 appareils. Pour la petite histoire, sachez qu'on se demande souvent au quartier général de Boeing: «Mais où est donc Leahy cette semaine?» C'est que l'homme est au cœur de toutes les transactions, qui sont souvent autant économiques que politiques. Sa pugnacité s'est révélée gagnante lorsqu'il a dû mettre le pied sur le marché américain, chasse gardée de Boeing, ou convaincre les Australiens d'acheter Airbus. Logique donc qu'en mars dernier, la très respectée Istat (International Society of Air Transport Trading) l'ait désigné comme le meilleur vendeur de l'histoire de l'aviation. Et que la semaine dernière, lors de la remise du 10 000e Airbus à la Singapour Airlines, un A350, Tom Enders, le patron du constructeur européen, ait rendu un hommage appuyé à John Leahy, infatigable et très fidèle directeur commercial. C'est qu'on ne vend pas un avion comme un kilo de farine. Ainsi, lorsque l'Airbus A320 est sorti, «tout le monde a rigolé», raconte John Leahy. «Le 737 de Boeing était en situation de quasi-monopole, et on nous avait promis que nous en vendrions 700 au grand maximum!» Aujourd'hui, 12 776 Airbus A320 ont d'ores et déjà été commandés. C'est dire le chemin parcouru! En 1994, quand John Leahy s'est installé à Toulouse, il était un jeune père de trois enfants - 6, 10 et 12 ans -, qui ne parlaient pas français. Il a cherché une école internationale… qui n'existait pas. Airbus était encore un nain. Certes, à Toulouse, on avait conçu le Concorde, mais la ville n'était pas encore devenue cette capitale internationale de l'aéronautique. Pour la faire accéder à ce podium, John a appliqué une recette simple et gardé une seule idée en tête: vendre aux compagnies les avions dont elles ont besoin. Une démarche pas forcément évidente dans une entreprise où les ingénieurs ont souvent le pouvoir. C'est ainsi qu'il a dû, dit-on, mettre sa démission dans la balance pour obtenir qu'on remette à plat le programme de l'Airbus A350, qui ne décollait pas. De même, il a été un artisan très actif de l'évolution vers un Airbus A320neo moins gourmand en carburant, alors que d'autres, en interne, poussaient pour la création d'un tout nouvel avion. Deux parties de bras de fer qui lui ont donné raison. Une fois de plus. 

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