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Poutine fustige la France mais refuse l'escalade

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Octobre 2016, 20:30pm

Catégories : #FRANCE, #RUSSIE, #POUTINE

Poutine fustige la France mais refuse l'escalade

Le président russe accuse Paris d'« attiser la situation », après avoir été dissuadé de venir dans la capitale. Ce mercredi soir, dans une interview à TF1, il a balayé toute accusation de « crime de guerre ».

 

Vingt-quatre heures après avoir été poliment éconduit par l'Elysée, Vladimir Poutine a initié, ce mercredi, la seconde manche de son duel feutré face à la France, maniant d'abord les uppercuts avant d'appliquer un baume réparateur sur la joue endolorie. L'occasion de la revanche avait été donnée au président russe qui, participant à un Forum économique à Moscou, répondait à une question téléguidée d'un investisseur français, inquiet des récents soubresauts bilatéraux. Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agissait de Philippe Pégorier, le représentant historique d'Alstom à Moscou, généralement bienveillant à l'égard des autorités russes.

Paris a cherché à «envenimer la situation en déposant une résolution tout en sachant qu'elle ne sera pas adoptée, pour obtenir un veto…et attiser l'hystérie autour de la Russie», a estimé le chef du Kremlin. Cette initiative, selon lui, était uniquement destinée à complaire aux Etats-Unis et ne ressemble pas à celle d'un «pays sérieux qui prétend conduire une politique indépendante et se considère comme une grande puissance».

Le président russe a reproché à Jean-Marc Ayrault, dans la foulée de son déplacement à Moscou le 13 octobre, d'avoir rencontré John Kerry à Washington, pour, ensuite, mieux «accuser la Russie de tous les pêches mortels». Cette saillie reflète bien la hantise du Kremlin de se retrouver face à un front occidental uni et d'exposer la Russie à une nouvelle salve de sanctions, alors que Moscou se considère dans son bon droit en bombardant Alep.

Sur TF1, ce mercredi soir, il a rendu les Occidentaux responsables du «terrorisme» en Syrie et balayé toute accusation de «crime de guerre»: de la simple «rhétorique», a-t-il dit. La sortie du chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, ne fait que donner raison à son interprétation du conflit (lire encadré). «On appelle ça influencer et faire du chantage. Mais concernant la Russie ça ne marche pas et ça ne marchera pas», a-t-il prévenu.

Cette montée des tensions sur la Syrie s'accompagne de tentatives visant à organiser un sommet à quatre sur la question ukrainienne, probablement à Berlin. Signe que les ponts ne sont pas coupés, des consultations téléphoniques ont été organisées mercredi entre Angela Merkel, Vladimir Poutine, François Hollande et Petro Porochenko, sans permettre toutefois de fixer une date. Paris souhaite une «rencontre constructive et utile». En revanche, le ministre ukrainien des affaires étrangères, Arsen Avakov, juge «inacceptables» les propositions de François Hollande pour résoudre le conflit, qu'il juge trop favorables aux rebelles pro-russes. «La préparation (du sommet) se poursuit», a commenté pour sa part le Kremlin.

Face à son interlocuteur français d'Alstom - habitué à fustiger les sanctions occidentales pesant sur la Russie - Vladimir Poutine s'est aussi gardé de céder aux diatribes. «Dans nos relations avec la France, le peuple français et en particulier avec les investisseurs, rien n'a changé», a tenté de rassurer le président russe qui, emporté dans son élan, a finalement associé le chef de l'Etat français à ses vœux de normalisation. «Avec le président Hollande, j'ai de très bonnes relations personnelles que je chéris beaucoup et j'espère qu'elles nous aideront à surmonter les difficultés actuelles», a-t-il conclu. 

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