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Conseils, science, sante et bien-être


Pourquoi parfois on s’énerve fort ?

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Octobre 2016, 23:38pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #SCIENCE

En tant qu’adultes, nous sommes souvent tentés d’étouffer la colère de nos enfants, parce qu’elle dérange et fait des dégâts. Pourtant, il est important que l’enfant puisse l’extérioriser.

Pourquoi parfois on s’énerve fort ?

Cette question de Sam est judicieuse. La veille, une grosse colère s’était emparée de lui parce que sa petite sœur avait renversé son chocolat sur la belle chemise que sa grand-mère venait de lui offrir. Alors il l’a tapée de toutes ses forces ! La colère, quand elle survient, elle nous submerge comme une énorme vague et nous entraîne à être violents en paroles ou en gestes.

C’est une émotion que les petits connaissent bien parce que l’enfant spontanément n’a pas encore la capacité à trouver par lui-même les mots pour faire comprendre ce qu’il éprouve. Face à cette impuissance, le flot déborde et emporte tout. Alors comment aider l’enfant à canaliser cette violence qui le dépasse ?

Ne pas étouffer la colère des enfants

Sans doute la première chose à lui dire est que la colère, comme l’angoisse, la peur ou la joie, est l’expression d’une émotion intérieure, propre à tous les humains. Ainsi la colère n’est pas mauvaise en soi. C’est la violence qu’elle nous entraîne à faire aux autres qui n’est pas acceptable !

Nous adultes, nous sommes souvent tentés d’étouffer cette colère, parce qu’elle dérange et fait des dégâts mais, selon les psychologues, il est important que l’enfant puisse l’extérioriser. Certains préconisent même d’utiliser « un coussin de colère », non pas pour que l’enfant tape dessus en pensant à celui qu’il aimerait brusquer, mais plutôt dans l’idée de libérer l’élan émotionnel qu’il ressent. L’essentiel est donc de ne pas empêcher l’enfant d’éprouver des émotions, mais plutôt lui fournir de bons moyens de les exprimer !

« La parole apaise la colère »

Pourquoi ne pas l’aider – après la tempête bien sûr – à reconnaître ce qui s’est passé à l’intérieur de lui quand il sentait la colère monter « comme un petit volcan qui grossissait de plus en plus » ? On peut par exemple l’aider à repérer les signes physiques qu’il a ressentis : se sentait-il bouillir intérieurement ou était-il pétrifié comme une statue ? Est-ce que ses jambes tremblaient ? Son cœur battait-il très fort ? On peut aussi l’encourager – toujours après la tempête – à nommer ce qui l’a blessé afin qu’il se l’approprie. « La parole apaise la colère », disait déjà le dramaturge Eschyle au Ve siècle avant Jésus-Christ.

Il est précieux de ne pas oublier que la colère est une forte source d’énergie qui peut aussi être utilisée de façon positive ! Ainsi elle peut permettre à l’enfant de dénoncer des choses difficiles qu’il n’arriverait pas à dire autrement, comme, par exemple, quand il se sent atteint dans son intégrité. La colère donne la force de crier haut et fort l’injustice, d’opposer un non catégorique face à une situation intolérable. Rappelez-vous l’abbé Pierre, qui à plusieurs reprises à la radio, s’est fait la voix de la misère pour réclamer justice et partage des richesses. Cette colère-là donne la force de changer les choses et d’améliorer le monde dans lequel nous vivons.

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► DANS LA BIBLE : Jésus chasse les marchands du Temple (d’après Matthieu 21, v. 12-13)

« Jésus entre dans la ville de Jérusalem et se rend au Temple pour aller prier Dieu, son Père. Quand il arrive, il voit des marchands de colombes, et aussi les tables des changeurs d’argent. Alors Jésus se met en colère et pour chasser tous les marchands du Temple, il renverse les tables et les chaises des vendeurs. Et il leur dit très fort : « Il est écrit que la maison de mon Père est appelée une maison de prière. Et vous, vous l’avez transformée en un repaire de brigands ! »

La colère de Jésus contre les marchands du Temple rappelle aux habitants de Jérusalem que le Temple est la maison de Dieu, et non un magasin. Jésus savait que certains marchands profitaient des pauvres en leur vendant très cher des colombes qu’ils venaient offrir à Dieu. La colère de Jésus est utile, elle fait bouger les choses ! De plus il délivre un message essentiel pour nous aujourd’hui : prier n’est pas marchander avec Dieu.

► Pour aller plus loin

• À partir de 3 ans : Grosse colère de Mireille d’Allancé, École des Loisirs Poche, 5 €.

• Dès 6 ans : Pourquoi je me mets en colère ?, texte d’Oscar Brenifier illustré par Jacques Després, Nathan, 7,95 €.

• Pour les 7-13 ans : L’Abbé Pierre et l’espoir d’Emmaüs, de Jean-Louis Fonteneau, Coll. BD Filotéo – Les Chercheurs de Dieu, tome 18, Bayard Jeunesse, 11,50 €. 

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