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Pourquoi l'agence spatiale européenne a fait s'écraser Rosetta

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Octobre 2016, 11:50am

Catégories : #ESPACE, #TECHNOLOGIE, #SCIENCE

Pourquoi l'agence spatiale européenne a fait s'écraser Rosetta

L'ESA a dit adieu à sa sonde.

Rosetta s'est donc écrasée comme prévue, vendredi 30 septembre, sur la comète 67P Tchourioumov/Guérassimenko alias la comète «Tchouri». La sonde spatiale qui avait quittée la Terre en 1994 a profité de sa chute pour envoyer quelques dernières photos, avant de s'écraser, «signant la fin d’une odyssée spatiale historique de plus de douze ans destinée à tenter de percer les mystères de la formation du système solaire»indique Le Monde. 

 

Comme l'indique 20 Minutes, «la sonde n’avait plus assez d’énergie solaire pour poursuivre sa mission d’étude de la fameuse comète. "Au départ, la mission était prévue jusqu’à 2015, elle a été prolongée", précise Philippe Kletzkine de l’Agence Spatiale Européenne (ESA)».

Mais pourquoi faire s'écraser la sonde? Au fond, les scientifiques de l'agence spatiale européenne (ESA) auraient bien pu la laisser flotter dans l'espace, comme l'explique The Verge:

«Mis à part la collecte d'ultimes données, il n'y a pas raison de faire "atterrir" Rosetta. Elle n'est pas censée atterrir sur quoi que ce soit, et les scientifiques auraient pu la laisser flotter, l'envoyant avec la comète ou même plus loin dans l'espace jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus transmettre. Mais cela aurait été une fin qui n'en est pas vraiment une.»

Pour tous ceux qui ont travaillé pendant des années sur ce projet, il fallait une fin digne de ce nom. C'est ce qu'explique au Guardian Andre Accomazzo, directeur de vol de la mission Rosetta:

«On aurait pu l'abandonner dans l'espace, ou la laisser rebondir sur la comète avant de l'éteindre. Cela n'aurait créé aucun problème. Mais la faire atterrir est plus quelque chose de psychologique.»

C'est aussi (en partie) pour cela que la presse anglophone a parfois préféré les termes «atterrir» ou «descente finale» à s'«écraser», note The Verge.

Le témoignage de la professeure Monica Grady montrait d'ailleurs à quel point, les personnes qui ont travaillé sur Rosetta, Philae et les autres missions autour allaient être touchées par cette fin.

«Ce sera très triste, indiquait-elle avant l'atterrissage de Rosetta. Cela a été une grande partie de nos vies pendant si longtemps. Dans six ans, quand la comète sera de retour, on ne pourra pas communiquer avec elle, mais on pourra la regarder, et on saura que Rosetta est un peu plus proche de nous.»

C'est d'ailleurs ce que retient The Verge qui estime que cet atterrissage (plutôt que crash), va permettre à certains de tourner la page:

«Certaines personnes impliquées dans ce projet ont travaillé dessus pendant près de vingt ans. À prévoir, concevoir, attendre et travailler. Vous vous souvenez des images de 2014 montrant la professeure Monica Grady en train de sauter de joie quand elle a appris de Philae s'était posée sur la comète? Voilà ce que ça signifie pour tous ces gens! Ajoutez-y ces éléments —le lent atterrissage, la collecte de données, le poids psychologique— et il est clair que ce n'était pas un crash. C'était un bouquet final.»

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