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Conseils, science, sante et bien-être


Pour le système immunitaire, l'environnement importe beaucoup plus que les gènes

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Octobre 2016, 16:39pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #RELATIONS, #HEUREUX

Pour le système immunitaire, l'environnement importe beaucoup plus que les gènes

Si notre système immunitaire nous est aussi propre que nos empreintes digitales, pour ce marqueur identitaire, c'est notre mode, nos compagnons ou encore notre lieu de vie qui font quasiment toute la différence

Dans un état des lieux scientifique publié dans le numéro d'octobre de la revue Trends in Immunology, trois chercheurs en immunologie et microbiologie affiliés à l'université catholique néerlandophone de Louvain (KU Leuven) et au Babraham Institute de Cambridge montrent qu'entre 60 et 80% des différences immunitaires individuelles sont liées à l'histoire et à l'environnement de chacun –les gènes se partageant le reste.

«De la même manière qu'il aura fallu du temps pour décrypter le code génétique, nous commençons à décrypter le code immunitaire et nous sommes en train de dépasser l'idée simpliste voulant qu'il n'y ait qu'un seul type de système immunitaire», résumeAdrian Liston, directeur du laboratoire d'immunologie translationnelle de VIB-KU Leuven.

«La diversité n'est pas uniquement programmée dans nos gènes, précise-t-il. Elle émerge de la manière dont nos gènes réagissent à l'environnement.»

 

Acquis et inné

Ainsi, si nous héritons de nos aïeux un ensemble unique de gènes qui nous aident à combattre les maladies, notre empreinte immunitaire –comme on parle d'une empreinte digitale– est modelée au cours de notre existence. Cette partie «acquise» de notre système immunitaire est bien plus conséquente que l'«innée», vu qu'entre 60 et 80% des différences immunitaires individuelles sont imputables à notre environnement.

En priorité, ce sont les infections qui sont à l'origine de ces variations. À chaque fois que notre système immunitaire est confronté à un pathogène, sa structure cellulaire change peu à peu –un processus responsable, à la fois, du renforcement de notre système immunitaire face à ces intrus, mais aussi de l'adaptation des pathogènes à nos stratégies de défense, selon une logique évolutive classique de course aux armements. 

 

Stress, sommeil… 

Et les différences se creusent avec l'âge: en avançant dans la vie, on progresse aussi dans notre spécificité immunitaire. Exception faite, observent les chercheurs, des individus partageant un même lieu de vie, de mêmes habitudes alimentaires, etc. En gros, les conjoints et les membres d'un foyer, chez qui ont note des variations immunitaires bien moindres que la moyenne.

De même, le stress, notre rythme de sommeil ou encore la qualité de l'air que nous respirons ont un impact conséquent sur les spécificités cellulaires de notre système immunitaire.

D'où l'espoir que caressent désormais Liston et ses collègues: savoir si et comment des modifications volontaires de notre environnement peuvent modifier notre système immunitaire et, potentiellement, améliorer notre santé. 

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