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«Omar m'a tuer»: des analyses génétiques relancent l'affaire Raddad

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Octobre 2016, 07:08am

Catégories : #JUSTICE, #FRANCE

«Omar m'a tuer»: des analyses génétiques relancent l'affaire Raddad

Selon le procureur de Nice lundi, les prélèvements retrouvés récemment correspondent à l'ADN de quatre hommes, mais pas au jardinier marocain. Condamné pour le meurtre de sa patronne en 1991, Raddad a toujours nié les faits.

L'affaire Raddad relancée? Des empreintes génétiques récemment retrouvées sur trois scellés ne correspondent pas à celles du jardinier marocain, condamné en 1991 pour le meurtre de sa patronne, Ghislaine Marchal, a indiqué lundi le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. L'ADN relevé ne «matche» pas non plus avec celui de possibles suspects désignés par les avocats de Raddad, a ajouté le procureur. Ces traces, retrouvées sur deux portes et un chevron, révèlent la présence de l'ADN de quatre hommes différents, mélangé à celui de Ghislaine Marchal. «Il est possible qu'une empreinte, lors d'une manipulation ultérieure, ait pu être ajoutée à celle de Mme Marchal», a précisé le parquet. «Il n'y a plus de doutes qu'Omar Raddad n'a rien à voir avec ce dossier», se réjouit son avocate, Sylvie Noachovitch, au Figaro.

Les empreintes d'autres personnes de l'entourage de la victime doivent encore être comparées. «Il ne s'agit pas du fils de la victime mais de toutes les personnes qui l'ont approchée, notamment dans l'entourage de la femme de ménage. Aucune piste ne peut être écartée», révèle l'avocate. La défense attend également la comparaison avec le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG), répertoriant tous les auteurs de crimes et délits en France. «J'attends ce résultat pour saisir la cour de révision», annonce Sylvie Noachovitch. La cour de révision avait refusé un second procès demandé par la défense, en 2002. «On va aller au bout du possible» dans cette procédure, a assuré le procureur. Impossible en revanche de déterminer la date de dépôt de ces prélèvements, conservés sous scellés depuis 1991.

En 2014, l'avocate d'Omar Raddad avait obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements près de la scène du crime. Elle s'appuyait sur la loi du 20 juin 2014 visant à assouplir les critères pour obtenir la révision d'un procès. En novembre 2015, quatre empreintes correspondant à quatre hommes avaient été retrouvées sur ces scellés. Deux étaient parfaitement exploitables et deux autres partiellement. «Pour Omar, la procédure n'avance pas assez vite. C'est une vie gâchée. Mais c'est un dossier qui avance pas à pas», confie l'avocate.

 

Serpent de mer judiciaire

Ghislaine Marchal, veuve d'un équipementier automobile, a été assassinée dans sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes), la Chamade, en juin 1991. Tuée par plusieurs coups de couteau, des inscriptions ont été retrouvées près du lieu du crime «Omar m'a tuer» et «Omar m'a t». Les enquêteurs se sont rapidement orientés vers Omar Raddad, son jardinier. Ce dernier a toujours clamé son innocence dans cette affaire mais a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle. En 1996, il a été partiellement gracié par le président Jacques Chirac, qui a réduit sa peine. Deux ans plus tard, il a bénéficié d'une libération conditionnelle après un comportement irréprochable derrière les barreaux.

L'affaire Raddad a notamment été popularisée par le film Omar m'a tuer, en 2011, réalisé par Roschdy Zem. Le scénario s'appuie sur les livres d'Omar Raddad,Pourquoi moi?, et Jean-Marie Rouart, Omar: la construction d'un coupable. Ce film soutient la thèse de l'innocence du Marocain. À, 53 ans, il vit aujourd'hui au Maroc, auprès de sa mère malade. «Il n'a jamais pu retravailler. Il souffre d'une lourde dépression et ne supporte pas d'avoir été condamné», explique son avocate. «Il a été reconnu handicapé à 90%». 

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