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Obama: mais pourquoi le boss ne se confronte-t-il pas à Poutine ?

Publié par MaRichesse.Com sur 3 Octobre 2016, 13:42pm

Catégories : #RUSSIE, #ETATS-UNIS, #OBAMA

La Russie attaque en Syrie ; ses pirates perturbent l’élection présidentielle américaine. Et la réponse est… absente.

Obama: mais pourquoi le boss ne se confronte-t-il pas à Poutine ?

La Russie et l'armée du gouvernement syrien ont attaqué deux hôpitaux et une boulangerie dans la ville assiégée d'Alep mercredi. Poutine et Assad cherchent à affamer la population et reprendre le contrôle d'une ville où vivent jusqu'à 100 000 enfants. Comment l'administration Obama va-t-elle répondre face à une Russie de plus en plus provocatrice ? Pour l'instant, elle ne répond pas.

Il y a un accord tacite au sein de l'administration qui veut que malgré les nombreuses provocations de la Russie en Syrie il n'y aura pas de réponse américaine majeure. Une position qui met de plus en plus en colère les responsables de la sécurité nationale ont indiqué trois responsables américains au Daily Beast. 

Et la frustration de ces officiels est d’autant plus grande que l’agression russe ne se limite pas à la Syrie. Des preuves indiquent que la Russie est derrière la série de piratages informatiques destinés à perturber l’élection présidentielle de novembre.

Les officiels disent craindre que l’inaction de la Maison Blanche puisse passer pour un feu vert en Syrie, en Ukraine, et dans le cyberespace. Mercredi, l’ambassadeur de Syrie aux Nations Unies aurait ri quand on l’a interrogé sur le bombardement des hôpitaux d'Alep.

''Bien sûr, nous nous demandons jusqu’où va aller la Russie'' a expliqué un officiel au Daily Beast. ''Et nous sommes inquiets, particulièrement au vu du tort que cela provoque pour la crédibilité des Etats-Unis''.

Même des membres du parti du président parlent à la chambre des députés de cette agression russe incontrôlée.

Une partie des milieux de la sécurité, le Département d'Etat et les agences de renseignement se mobilisent en faveur d'une réaction adéquate en Syrie et particulièrement face à l’assaut mené par les Russes dans l’Est d’Alep, disent ces officiels.

Au cours des dix derniers jours, depuis la fin du dernier cessez-le-feu en Syrie, la Russie et les forces d'Assad ont effectué ce que les habitants désignent comme la plus violente campagne de raids aériens jamais employée pour reprendre Alep aux opposants du Président syrien. Si le régime, avec l’aide la Russie, reprenait la ville ce serait une importante victoire psychologique et tactique pour le régime Assad.

Dans le milieu du renseignement américain certains s’inquiètent des conséquences, de ce qui passe pour un abandon des forces rebelles soutenues par les Etats-Unis en Syrie.

Le département d'Etat sent qu’il a épuisé toutes les tentatives de négociation par la voie diplomatique avec la Russie à propos de la Syrie. Et l’administration a abandonné tout espoir qu’elles portent des fruits. Même le secrétaire d’Etat, John Kerry, l’éternel optimiste qui considère qu’un accord avec la Russie est imminent est ''extrêmement frustré'' comme le disait un officiel mercredi.

Et il y a le Pentagone qui souligne que toute tentative d’intervention est trop risquée. Il est soutenu par la Maison Blanche qui reprend tous les arguments possibles pour éviter une escalade américaine en Syrie pendant les quatre derniers mois de cette administration. Que se passerait-il si les Etats-Unis décidaient de fermer l’espace aérien en Syrie et que les Russes ne respectait pas cet embargo ? Les Etats-Unis sont-ils prêts à déclarer la guerre à la Russie pour cela ?

Au cours d’une conversation téléphonique avec son alter ego américain, Serguei Lavrov, John Kerry a ''informé le ministre des Affaires étrangères russe que les Etats Unis se préparaient à suspendre l’accord bilatéral Russie-Etats-Unis, à moins que la Russie ne prenne des mesures immédiates pour mettre fin à l’assaut sur Alep en Syrie, et rétablisse le cessez-le-feu'' selon un compte-rendu du département d'Etat. 

En d’autres termes, John Kerry a fermé la porte des négociations avec les Russes.

Coincée entre les deux camps qui s’opposent au sein de l’administration américaine, il y a le sort de la moitié de la plus grande ville de Syrie, Alep. La ville subit un assaut choquant même aux yeux de ceux qui sont habitués à la sauvagerie de la guerre. Le régime syrien et les Russes ont bombardé des hôpitaux, des travailleurs humanitaires, des entrepôts de nourriture et des civils. Selon un rapport, au moins 96 enfants ont été tués dans l’Est d’Alep depuis vendredi.

Quoiqu’il en soit, l'administration estime que les Américains doivent se concentrer sur la défaite de l'EI.

C’est sans conteste la suite des leçons apprises par l’administration Obama après son intervention en Libye en 2011 : intervenir, c’est devoir gérer les conséquences d’une campagne militaire. Le président a dit qu’il voulait que les Etats-Unis sortent des conflits du Moyen Orient, et il ne va pas se laisser embarquer dans la guerre civile qui ravage un autre pays.

Beaucoup au sein du Pentagone ne croient pas que le sort d’Alep puisse avoir une influence sur la guerre contre l'Etat Islamique, qui est le seul objectif assigné aux militaires par Obama. Et personne au sein du Pentagone ne pousse à une intervention élargie en Syrie.

 

 

L’intervention russe en Syrie ''n’affecte pas notre guerre contre l'EI, mais elle contribue à prolonger la guerre civile en Syrie, ce qui est tragique'' a déclaré le ministre de la Défense, Ash Carter, face à des soldats américains, en utilisant l'acronyme favori de l’administration pour désigner ce groupe terroriste.

 

Mais d’autres pensent que l’actuel conflit est un terreau fertile aussi bien pour l'EI que pour Al Qaeda, qui a gagné du terrain en Syrie pendant cette guerre civile.

''Celui qui pense que l'EI peut être battu sans que l’on ne résolve le problème de l’Etat syrien ignore toute la politique étrangère américaine de ces 25 dernières années'' indique un officiel américain au Daily Beast.

Alors que la guerre fait rage en Syrie, des responsables du Congrès expriment leur indignation face à une Maison Blanche qui ne réagit pas publiquement à une autre provocation : le piratage des données du Democratic National Committee, qui ont ensuite été fournies à Wikileaks, et d’autres intrusions dans les ordinateurs d’autres organisations politiques, ainsi que dans les messageries mail d’importantes personnalités.

''Ce n’est pas faute de preuve'' que la Maison Blanche n’a pas mis en cause le président Poutine, estime Adam Schiff, responsable de la commission parlementaire du renseignement. ''Je pense que les preuves sont très claires''. Schiff et ses collègues ont été informés par des responsables des services de renseignement américains, comme les membres de la commission du Sénat sur ces cyber opérations russes.

Il y a peu de doute que la Russie soit derrière ces opérations. Deux officiels des services de renseignement ont indiqué au Daily Beast qu’il y a effectivement un consensus sur le sujet depuis que ce piratage a été révélé l’été dernier, mais l’administration ne veut pas mettre en cause la Russie par crainte de sa réaction.

''Je pense qu’ils pèsent les implications d’une mise en cause de la Russie, en regardant s’il existe des options intermédiaires, autres que de la désigner et de l’accuser'' dit Schiff. Quand Obama a accusé la Corée du Nord du piratage de Sony Pictures suite à la diffusion d’un film satirique sur la Corée du Nord, les étapes intermédiaires comprenaient des sanctions contre des responsables nord-coréens, et des attaques informatiques limitées contre les réseaux nord-coréens.

Ces interventions ont eu peu de conséquences. La Corée du Nord était déjà mise en cause et les attaques informatiques visaient seulement à envoyer un message, pas à déclencher une cyber guerre.

 

Par contre, titiller l’ours russe pourrait amener Poutine à réagir. Une mesure de rétorsion pour un piratage politique pourrait se transformer en une dangereuse confrontation entre les Etats-Unis et la Russie.

Un ancien officiel américain qui est resté proche des questions de sécurité dit, à la lumière des piratages russes, qu’il n’y a pas de changement fondamental dans la position de l’administration. Il y a peu de doute sur le fait que la Russie soit coupable, mais le dire publiquement risquerait de déclencher un nouveau conflit. ''L’administration est toujours préoccupée par les conséquences'' dit Schiff, mais il ajoute que si les Etats-Unis n’envoient pas un signal fort pour signifier que se mêler du processus électoral est inacceptable, les Russes vont se dire que la porte est ouverte, ce qui les poussera à aller encore plus loin.

Les officiels du renseignement ont étudié les attaques et fournis des informations à la Maison Blanche pour que le président puisse préparer une réponse.

Mercredi, le patron du FBI James Comey a témoigné que le piratage attribué aux Russes était pris au sérieux et que ''le FBI passait beaucoup de temps sur le sujet pour bien le comprendre'', afin qu’Obama reçoivent les informations nécessaires pour ''une réponse appropriée''.

Comey a aussi signalé que la menace planant sur le processus électoral n’avait pas diminué. Il y a eu ''des tentatives d’intrusion après celles que nous avons connues en juillet et août'' contre les systèmes d’enregistrement des électeurs, a-t-il déclaré devant une commission parlementaire, en faisant référence à une alerte du FBI sur les listes électorales en Arizona et dans l'Illinois. Comey et d’autres ont souligné que cela n’était pas la même chose que pirater les machines à voter, ou manipuler le décompte des voix, mais que ces opérations n’en présentaient pas moins une menace pour la sécurité du déroulement du scrutin, et que cela pouvait faire douter les Américains de la fiabilité des résultats.

Si Obama accusait Poutine, l’administration devrait publier les preuves techniques qui l’ont conduit à cette conclusion. C’est ce qui s’était passé quand Comey avait dû présenter des pièces à conviction pour appuyer les accusations de l’administration dans l’affaire Sony, qui avaient, dans un premier temps, été accueillies avec scepticisme.

En juillet, la sénatrice Diane Fenstein, patronne démocrate de la commission sénatoriale sur le renseignement avait, dans un courrier, invité Obama à ''rendre public tout document concernant cet incident, y compris ce qui pourrait éclairer sur les éventuelles motivations russes dans ce qui serait une interférence jamais vue dans une élection présidentielle américaine.''

La semaine dernière, l’inquiétude est montée d’un cran avec un communiqué commun disant ''compte tenu des informations qui nous ont été communiquées, nous en concluons que les services russes ont tenté d’influencer l’élection américaine". Les parlementaires américains disent que l’opération russe a été conçue "pour semer le doute sur notre élection, et pourrait interférer avec son résultat" et que "les ordres pour autoriser une telle entreprise ne pouvaient venir que de hauts responsables du gouvernement russe".

Mardi, le site BuzzFeed signalait que la Maison Blanche avait demandé à Schiff et à Fenstein de retarder la diffusion de leur communiqué, qui faisait monter à un niveau élevé la mise en accusation de la Russie par les Etats-Unis, même si cela n'émanait pas directement de l’administration Obama.


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alma 03/10/2016 16:23

le boss a peur de son boss suprême

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