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Nancy : un faux anesthésiste exercait à la maternité régionale Adolphe-Pinard

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Octobre 2016, 12:56pm

Catégories : #FAITSDIVERS, #FRANCE

Nancy : un faux anesthésiste exercait à la maternité régionale Adolphe-Pinard

NANCY

Il avait réussi à passer, avec succès, tous les barrages avant d’avoir sa place dans un bloc opératoire. On retrouve d’ailleurs son nom dans la liste des praticiens (étrangers) « ayant satisfait aux épreuves de maîtrise de la langue française », prévues par le code de la santé publique. Une liste publiée au Journal officiel (JO) de janvier 2010. En revanche, pas de trace de lui au tableau de l’Ordre national des médecins. Ce qui n’a pas empêché l’usurpateur d’exercer une carrière a priori sans accroc dans plusieurs centres hospitaliers français – Juvisy-sur-Orge, Longjumeau ou encore Corbeil-Essonnes – entre 2009 et 2011. Avant de faire valoir ses talents d’anesthésiste réanimateur à la maternité régionale Adolphe-Pinard de Nancy entre mai 2013 et janvier 2016.

Mais à en croire une condamnation du tribunal correctionnel d’Evry prononcée à son encontre en décembre 2015, de nombreux patient(e) s se sont endormi(e) s entre les mains de ce praticien de 43 ans sans que celui-ci ne soit titulaire d’un diplôme ou d’une équivalence lui permettant d’exercer sa spécialité. « La plus difficile et la plus risquée », avait-il déclaré devant le tribunal d’Evry. « Cela fait huit ans que j’exerce, je n’ai jamais commis de faute ». Le quadragénaire ciblé en 2011 après une dénonciation anonyme, publiait également dans des revues médicales en France ou à l’étranger aux côtés de confrères. Pour sa défense, le prévenu qui assurait être un vrai médecin, fournissait la photocopie d’un diplôme décroché après des études réalisées en Algérie. Sans être en mesure d’en fournir l’original. Si à l’époque, durant son audition par la police, il aurait reconnu n’être qu’infirmier anesthésiste et avoir falsifié le document, le quadra s’était rétracté à la barre. Il avait malgré tout été condamné à une interdiction définitive d’exercer l’activité de médecin et avait échappé à une peine de prison.

 

Plainte du CHRU

La procédure avait alors été transmise au parquet de Nancy car au moment de sa condamnation, l’anesthésiste était encore officiellement rattaché à la maternité de Nancy. Un établissement intégré au CHRU depuis le 1er janvier 2014.

L’enquête avait alors été transmise à la division économique et financière du SRPJ de Nancy. Domicilié à Metz, le praticien alors en arrêt maladie, était placé une première fois en garde à vue en février 2016 dans le cadre du volet nancéien de ce dossier. Avant d’être remis en liberté. Le temps que la photocopie de son diplôme d’anesthésiste soit passée au microscope du centre national de la police technique et scientifique (PTS) d’Ecully (Rhône).

Les experts relèvent que le document a été retouché. Probablement à l’aide d’un logiciel. En parallèle de ces analyses, une réquisition lancée auprès des autorités algériennes assurait il y a quelques jours seulement, que l’individu n’était pas connu pour être titulaire d’un diplôme de médecin anesthésiste.

La semaine dernière, le 30 septembre, le « docteur » C. était de nouveau placé en garde à vue. Et maintenait sa position. Libéré au terme de cette nouvelle audition, le suspect sera jugé en mars prochain par le tribunal correctionnel de Nancy, cette fois. Pour « usage de faux » et « exercice illégal de la profession de médecin » Le CHU de Nancy, que nous avons contacté ne s’est pas encore exprimé sur le sujet, mais a déposé plainte.

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