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Moscou renforce ses bases aériennes en Syrie

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Octobre 2016, 04:43am

Catégories : #RUSSIE, #SYRIE, #GUERRE

Moscou renforce ses bases aériennes en Syrie

La Douma a voté un accord russo-syrien accordant à l'armée russe le droit d'utiliser indéfiniment la base de Hmeimim.

En plus de sa base navale méditerranéenne de Tartous, longtemps cantonnée à la maintenance de sa flotte et qui héberge des systèmes anti-missile S 400, la Russie disposera désormais officiellement d'une nouvelle enclave militaire - aérienne - sur le territoire syrien, dotée de pouvoirs juridiques exorbitants. À peine sortie des urnes le 18 septembre dernier, la Douma a ratifié, vendredi, à l'unanimité un accord russo-syrien octroyant à Moscou le droit d'utiliser gratuitement et de manière indéfinie la base syrienne de Hmeimim d'où partent notamment ses raids visant Alep. Cette dernière est située dans la province de Lattaquié, le fief du régime Assad.

Selon le document, le personnel et leurs familles bénéficient de l'immunité diplomatique, les équipements militaires y sont transférés du territoire russe de manière totalement discrétionnaire, sans que Moscou ne s'acquitte de taxes ou que Damas ne puisse émettre de «plaintes ou recours» liée à son fonctionnement. Les missions et la «composition» de la base sont définies par le côté russe «en accord» avec le régime syrien, est-il précisé. L'initiative, qui émane d'un «pays épris de paix», s'inscrit dans le cadre de la «lutte anti-terroriste», a souligné le président du parlement, Viatcheslav Volodine. 

 

Accord secret

Cet accord avait été secrètement signé à Damas en août 2015, un mois avant le début des opérations russes en Syrie, et dévoilé seulement en janvier 2016 au milieu d'autres annonces du «Journal officiel». Sa ratification coïncide avec la multiplication de fuites dans la presse russe faisant état de l'arrivée à Hmeimim, d'avions d'attaque SU-25, censés accompagner une offensive terrestre. Parallèlement, Moscou vient d'annoncer le déploiement de batteries de défense anti-aérienne S 300 sur sa base portuaire de Tartous: autant de mises en garde adressées à Washington, où la Maison-Blanche affirme étudier des options non diplomatiques. La «portée» de ces engins peut «constituer une surprise pour tout aéronef non identifié» a menacé un haut gradé russe, Igor Konachenkov.

Enfin, le ministère de la Défense étudie l'instauration de contrats militaires de courte durée, de six mois à un an, permettant à des officiers de réserve ou des appelés de servir lors d'opérations «exceptionnelles» ou «anti-terroristes», à l'étranger. Officiellement, la Syrie n'est pas nommée et il s'agit de renforcer la «mobilité» de l'armée russe. Néanmoins, les signes d'une mobilisation militaire s'accroissent dans le pays où la Défense est pratiquement le seul ministère à échapper aux économies budgétaires.

Plus de 4300 militaires russes sont actuellement déployés et la base de Hmeimim voit passer tout ce que l'industrie de défense aéronautique russe s'enorgueillit de produire. Pendant ce temps à New York, les cinq membres du Conseil de sécurité étudiaient un nouveau projet de résolution poussé cette fois pour la France. Certains points de la première version du document étaient jugés «inacceptables» par Moscou. 

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