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Marichesse.com

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Conseils, science, sante et bien-être


Mon repas avec des robots

Publié par MaRichesse.Com sur 17 Octobre 2016, 16:22pm

Catégories : #TECHNOLOGIE, #ALIMENT, #NUTRITION

Mon repas avec des robots

Le tableau d'affichage prévoit cinq minutes d'attente. Pour un train? Non, un plat cuisiné. Rapide? Normal, il est déjà 14h passé et le coup de feu est oublié depuis un moment. Le restaurant n'est pas vide pour autant, il reste une dizaine de clients en permanence. 

Mais surtout, pas de serveurs. Chez Eatsa, tout est automatisé. Il n'y a guère qu'un «concierge», posté en retrait, qui s'assure que tout fonctionne, que ceux pour qui la technologie ne tombe pas sous le sens parviennent à se commander un repas.

Système simple

Ce qui ne doit pas arriver souvent. Essai à l'appui, on peut dire que le système est d'une simplicité confondante. Une série d'iPads attendent les visiteurs, il suffit de glisser sa carte de crédit sur le côté, entrer quelques données et la commande peut se faire. Le choix n'est pas immense, mais les photos font plutôt envie. Des «bols» plus ou moins exotiques, aux saveurs japonaises, méditerranéennes ou mexicaines, notamment. On opte pour le «spice market bowl», un plat indien. Tout au long de la commande, un calcul se fait sur le côté de l'écran, affichant le nombre de calories qu'on s'apprête à ingurgiter, en fonction du plat choisi, de la boisson – une limonade «maison» – et des extras – des chips garanties «light». Total: 10,62 dollars (environ 10,45 francs), une fois les taxes locales ajoutées.

La suite coule de source: un écran affiche la liste des commandes. Quelques minutes plus tard, «Mathilde F» est invitée à récupérer son repas dans un casier sur lequel il faut toquer deux fois. Jusque là, aucune critique. On se rend à peine compte que tout dépend de machines. Ou presque. Y compris derrière les fourneaux? Le concierge hausse les épaules, un sourire en coin, supposé faire comprendre que c'est le secret bien gardé d'Eatsa. «Ce qui compte, c'est que la nourriture soit fraîche, non?»

Peu mieux faire pour les saveurs

Le plat est chaud, là dessus aucun doute. Le reste sera moins flatteur pour les cuisiniers, humains ou humanoïdes. Le choix des ingrédients, d'abord. Du quinoa dans un plat indien? Mauvaise idée pour le pays du riz, mais l'entreprise le juge tellement bon pour la santé et la planète qu'elle en met dans toutes les recettes, c'est même le produit-clé de la start-up. Le naan – pain indien – est dur et sec. Le tofu – là, encore, dans un repas indien, sérieusement? – est tellement enrobé d'épices qu'on est à deux doigts de s'étouffer. Les pois chiches ressemblent à des chips. Le yaourt, c'est peut-être ce qu'il y a de mieux. L'auteure de ces lignes a peut-être fait un mauvais choix, on ne peut qu'espérer que les autres bols sont plus savoureux. Les chips sont passables, la boisson est imbuvable avec un goût citronné certes, mais plus proche du produit vaisselle que de la limonade. 

Il faut peut-être être américain pour apprécier la nourriture, parce que le concept semble marcher. Nous sommes en plein coeur du «FiDi», le financial district de San Francisco, où la start-up (dont le nom est Keenwawa) compte déjà deux enseignes. Elle en a ouvert d'autres, l'une aux abords de l'université de Berkeley et la quatrième à Woodlands Hills, à quelques kilomètres au nord de Los Angeles. Et se félicite: elle sert environ 700 repas par jour. La promesse de la chaîne de restauration: de la nourriture «fraîche» et accessible. Sur ce dernier point, on lui donnera raison. Dans la capitale de l'innovation, se sustenter n'est pas bon marché. 


Version luxe 

La «foodtech» a aussi sa version plus gourmet. Lancée à San Francisco, la start-up Feastly a essaimé dans plusieurs villes américaines et canadiennes. Son site laisse entendre qu'elle pourrait aussi se développer en Europe. L'idée est de mettre en relation des cuisiniers professionnels et des particuliers avides de nouvelles expériences pour en faire des «pop-up», c'est-à-dire des événements uniques et éphémères. Les prix peuvent aller jusqu'à 150 dollars par personne. La qualité dépendra évidemment du cuisiner choisi. Mais celle, faite à San Francisco, dans un garage proche du centre-ville, avec un spécialiste, passionné de gastronomie japonaise, était tout à fait concluante. 

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