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Management. L’art de diriger une équipe multiculturelle

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Octobre 2016, 14:44pm

Catégories : #DEVELOPPEMENT, #TRAVAIL, #RELATIONS, #ENTREPRISE

Management. L’art de diriger une équipe multiculturelle

Les différences culturelles peuvent rendre l’entreprise plus performante et plus créative. À condition d’observer certaines règles, que chaque équipe doit patiemment négocier et mettre au point.  

 
 Travailler dans une équipe multiculturelle peut se révéler compliqué. Les personnes de cultures différentes ont des comportements parfois déroutants aux yeux des autres et il est difficile de ne pas porter de jugement sur ce qui nous différencie.

Même une notion aussi simple que l’efficacité ne fait pas l’unanimité dans des environnements pluriculturels. Les Japonais, par exemple, passent beaucoup de temps à préparer les réunions afin de mieux se connaître avant de prendre une décision. Les Américains, au contraire, y voient une perte de temps et préfèrent s’atteler immédiatement à la tâche. Les Néerlandais m’ont semblé ergoteurs pendant les réunions, mais ils ont l’art de parvenir à des décisions consensuelles.

 

De multiples visions de la réalité

Quand j’enseignais à des groupes de personnes de diverses nationalités, un de mes exercices favoris consistait à leur soumettre le scénario suivant : vous êtes sur un bateau avec votre mère, votre conjoint et votre enfant. Soudain le bateau coule. Aucun des trois ne sait nager et vous ne pouvez en sauver qu’un seul. Lequel choisissez-vous ? Cet exercice très simple mettait en évidence des schémas de pensée différents sur des questions fondamentales.  

  • Les participants moyen-orientaux ou chinois choisissent généralement leur mère. Leur argument ? “Ma mère m’a donné la vie et elle est irremplaçable. En revanche, je peux toujours avoir un autre conjoint et un autre enfant.”
  • Les participants américains choisissent généralement leur conjoint. Leur raisonnement : “Mon conjoint est mon partenaire pour la vie. Ma mère, elle, a déjà vécu et je peux toujours avoir d’autres enfants.”
  • Les participants indiens et de certains pays européens choisissent généralement leur enfant, leur logique étant que l’enfant représente l’avenir et qu’il a sa vie devant lui. Ils m’assuraient que, de toute façon, la mère et le conjoint auraient eux aussi souhaité sauver l’enfant. 

Le but ici est de démontrer qu’il n’y a pas une seule réponse correcte à la question. Nous devons admettre qu’il existe de multiples visions de la réalité et qu’elles sont influencées par la culture. Bien sûr, ces résultats correspondent à des moyennes selon les cultures. Au sein d’une même culture, toutes les personnes ne sont pas homogènes.”

  Quand on parle de différences culturelles, on fait allusion aux différences entre pays, mais aussi au sein d’une même culture. Ainsi, quand on dit que les Américains sont plus grands que les Indiens, cela ne signifie pas que tous les Américains sont plus grands que tous les Indiens, mais que la taille moyenne des Américains diffère de celle des Indiens. 

 

L’essentiel : la compréhension réciproque

Compte tenu de ces différences culturelles, pour travailler dans des équipes internationales, il faut respecter certaines règles.

D’abord, il convient de percevoir les différences comme un objet de curiosité plutôt que comme une entrave. Il faut essayer de comprendre pourquoi les autres voient les choses différemment – ce qui, dans leur histoire ou leur milieu, peut expliquer ces différences. Une telle attitude permet de faire quantité de découvertes fascinantes et de parvenir à une compréhension mutuelle.

Les entreprises habituées à employer des personnes de cultures différentes font généralement face aux différences culturelles par des règles d’organisation. Ces règles, comme l’obligation de ne mener qu’une conversation à la fois, sont faites pour être respectées et elles sont donc soit culturellement neutres, soit négociées.

Je me souviens d’avoir participé à une réunion en compagnie d’Italiens et de Néerlandais. Après une journée frustrante, il a été convenu que, lors de la prochaine réunion, les Italiens n’utiliseraient pas leur portable et que les Néerlandais laisseraient aux Italiens le soin d’organiser la pause déjeuner. Lorsqu’on travaille avec des Néerlandais, il faut s’attendre à un repas composé d’un sandwich et d’un verre de lait. En revanche, même dans les Flandres – la région de Belgique la plus proche des Pays-Bas –, le déjeuner peut durer deux heures.

  Oui, le monde est surprenant. Quand on travaille dans un environnement pluriculturel, il faut s’attendre à ce que ses points de vue soient remis en cause. Je me souviens d’avoir enseigné la gestion du personnel de vente à des Suédois et d’avoir été stupéfait quand ils ont affirmé que, si un système de primes était mis en place, ils s’investiraient moins quand ils n’en recevraient pas. Selon eux, l’adoption d’une telle mesure signifiait que l’entreprise n’avait pas confiance en eux. La manière de motiver les employés diffère considérablement selon les cultures.”

En dernier lieu, quand on travaille avec des équipes multiculturelles, il faut accepter une certaine inefficacité comme indispensable à leur bon fonctionnement.

Une équipe ne peut progresser sans consacrer du temps à la compréhension réciproque de ses membres et à leurs différences. L’établissement de règles, après la création de l’équipe et les premières confrontations d’idées, prendra davantage de temps que dans une équipe monoculturelle. Mais, une fois ce stade franchi, l’équipe sera plus performante. Et comme elle étudiera les problèmes et les solutions selon des optiques différentes, elle sera aussi plus créative. 

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