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Les restaurants 100% végétariens débarquent en force

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Octobre 2016, 04:34am

Catégories : #ALIMENT, #NUTRITION, #SUISSE

Les restaurants 100% végétariens débarquent en force

Pour les nostalgiques du Buffet de la Gare, son remplacement par Tibits dès 2018 signe la triste fin d’une époque. A moins que ce soit le début d’une nouvelle ère. C’est que les restaurants végétariens commencent à se bousculer au portillon à Lausanne. Suivant de peu l’annonce de la chaîne alémanique, un autre restaurant, lui aussi 100% sans viande, fêtera son inauguration au Flon le 3 novembre prochain. Lancé par les propriétaires des fast-foods Holy Cow!, le Bad Hunter surfera sur la même vague que Tibits en proposant du prêt-à-manger aux végétariens, mais pas exclusivement.

«Nous voulons créer une oasis de santé pour des personnes de tous âges, quels que soient leur régime ou leur style de vie», précise le communiqué annonçant l’arrivée de cette nouvelle enseigne. «Ces ouvertures répondent clairement à une demande de gens qui veulent manger non seulement sans viande, mais aussi vite et sainement», estime Gilles Meystre, président de l’association des cafetiers, restaurateurs et hôteliers GastroVaud. «Bien sûr, il y a toujours un risque à ouvrir un restaurant. Le marché est saturé. Alors quitte à se lancer, autant s’intéresser à un créneau qui n’est pas occupé, comme celui-ci. C’est sans doute moins risqué.»

Pas que des chaînes

Le fait est que l’offre n’est pas pléthorique. Certes, aujourd’hui, la plupart des restaurants ont au moins une option sans viande au menu. Par contre, il faut bien chercher ceux qui ont fait le choix d’être végétariens à 100%. A Lausanne, il en existe en tout cas un, qui vient d’ailleurs d’ouvrir à la rue du Maupas. Signe particulier: le Végé Café n’est pas le produit d’une chaîne, mais de deux Lausannois qui ont flairé l’opportunité. «Nous sommes nous-mêmes végétaliens, mais nous visons aussi au-delà de cette communauté», détaille Pablo Blanco, copropriétaire de ce petit restaurant de 35 places à la déco moderne et épurée. Son offre s’adresse essentiellement aux actifs, pour leur pause de midi, mais aussi aux gens du quartier. Plus que simplement végétarien, son menu propose des soupes, des salades, des sandwiches et des hot-dogs, le tout sans viande et même sans produits d’origine animale.

Un peu plus d’un mois après l’ouverture, le patron se montre plutôt satisfait. Vu l’absence d’offre existante, le Végé Café n’a pas eu de mal à convaincre ceux qui sont acquis au végétalisme. Quand aux autres, «les omnivores» comme dit Pablo Blanco: «Ils découvrent. Ils s’adaptent à des saveurs qui sont bien différentes de ce dont ils ont l’habitude, mais on les séduit petit à petit.» Avec l’arrivée du Bad Hunter, le Végé Café perdra bientôt son éphémère monopole à Lausanne. Et il pourrait voir arriver encore un autre concurrent. Le Café Véganopolis, qui bannit lui aussi les produits d’origine animale, annonce en effet sa réouverture prochaine à l’avenue de Cour. Inauguré une première fois en 2015, il avait dû fermer il y a quelques semaines en raison de problèmes de gestion.

Food truck végane

Les ouvertures de restaurants et de cafés ne sont pas les seules initiatives qui surfent sur la vague du rejet de la viande. Les habitués des food trucks de la Riponne découvriront ainsi une nouvelle roulotte, chaque semaine, dès le mois de novembre. Elle proposera des plats à emporter et des pâtisseries véganes, c’est-à-dire sans aucun recours à l’exploitation animale, une philosophie qui va plus loin que le végétarisme et même que le végétalisme. Son initiatrice, déjà bien connue dans les milieux véganes, se réjouit de la tendance qui s’observe à Lausanne: «Il était temps! s’exclame Andonia Dimitrijevic Borel. On a bien du retard en matière d’offre par rapport à la Suisse allemande. Et si on va à Paris, on voit les enseignes végétariennes s’ouvrir les unes après les autres. Ce qu’il faut, c’est habituer les gens à quelque chose de différent. Ça demande juste que des restaurateurs se lancent.»

Pour la militante végane, ce petit vent de changement ne fait toutefois qu’élargir les possibilités et ne doit pas faire peur aux réfractaires. La viande garde en effet de beaux jours devant elle: «En dix ans, nos statistiques montrent que les plats de viande perdent du terrain, mais ils restent les plus demandés», relève Gilles Meystre.

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