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Conseils, science, sante et bien-être


Les joueurs des Alouettes ont rendu visite à des enfants malades

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Octobre 2016, 19:24pm

Catégories : #PEOPLE, #CANADA, #ENFANT

Les joueurs des Alouettes ont rendu visite à des enfants malades

Les joueurs des Alouettes portaient leur chandail de match mardi, mais la journée n’était pas consacrée au football. Elle était plutôt dédiée à procurer une petite dose de bonheur aux vrais héros de ce monde: les enfants malades.

Dans le cadre de la visite annuelle des hôpitaux pour enfants de Montréal, joueurs, entraîneurs et cheerleaders des Oiseaux ont rendu visite à de jeunes patients au CHU Sainte-Justine, à l’Hôpital de Montréal pour enfants et à l’Hôpital Shriners pour enfants.

Si les joueurs avaient pour mission d’illuminer et d’égayer un tant soit peu la journée de jeunes personnes malades, on peut dire qu’ils ont plutôt goûté à leur propre médecine.

 

Car avec un simple sourire, ce sont ces enfants, qui font preuve d’une résilience à toute épreuve, qui ont procuré une source de bonheur incommensurable à ces gaillards.

Avec son sourire, sa bonne humeur et sa force de caractère, la petite Mia, âgée de 3 ans, a fait fondre le cœur des représentants des Alouettes.
PHOTO CHANTAL POIRIER
Avec son sourire, sa bonne humeur et sa force de caractère, la petite Mia, âgée de 3 ans, a fait fondre le cœur des représentants des Alouettes.

Le verre à moitié plein

Le contingent formé de Luc Brodeur-Jourdain, Samuel Giguère, Bear Woods et Jonathan Crompton s’est mis à patrouiller sur les étages du CHU Sainte-Justine. Ils ont tout d’abord fait la rencontre de Rosalie Thibault, qui est atteinte de la leucémie.

«Ça nous fait oublier un petit instant qu’on est à l’hôpital», a souligné la resplendissante adolescente, qui a répondu avec grand plaisir à toutes les questions posées par Brodeur-Jourdain et Giguère.

Âgée de 16 ans, Rosalie, qui est présentement étudiante en cinquième secondaire, reçoit la visite de professeurs privés pour qu’elle puisse obtenir son diplôme l’été prochain.

«Je trouve ça le fun parce qu’ils [les joueurs] prennent le temps de bien nous connaître et de se renseigner sur ce qu’on vit, a constaté celle qui aimerait un jour devenir médecin. Je les trouve vraiment fins.»

Toujours dans l’attente d’une greffe de moelle osseuse, cette véritable battante préfère voir le verre à moitié plein.

«Je suis vraiment positive. Tu peux traverser cette épreuve en étant négatif, mais il faut que tu la traverses quand même. Alors moi, j’ai choisi d’être positive, a dit Rosalie, le regard fonceur. Ce n’est pas toujours facile, mais tu le fais de la meilleure manière que tu peux.»

PHOTO CHANTAL POIRIER

Une belle surprise

Après avoir promis d’envoyer une casquette à Shayan, 13 ans, Brodeur-Jourdain et ses coéquipiers ont frappé à la porte de Ludovic, qui ne s’attendait pas à une telle visite.

«J’ai été surpris de les voir, a mentionné le garçon de 13 ans, encore les yeux pétillants. Je les ai trouvés assez forts. Ils ont de beaux chandails.

Ludovic et Brodeur-Jourdain ont d’ailleurs longuement échangé sur le sport préféré de ce premier: le soccer.

«Il n’était pas trop tannant!» a raconté le jeune adolescent à la blague, en tenant fièrement son petit ballon de football autographié par les joueurs des Alouettes.

PHOTO CHANTAL POIRIER

Force de caractère

Après quelques visites, le groupe s’est arrêté à la chambre de la petite Mia, trois ans, qui s’est assurée de voler le spectacle avec sa bonne humeur contagieuse.

Légèrement intimidée par la présence imposante des joueurs et des caméras, Mia, qui a été diagnostiquée d’une leucémie aiguë lymphoblastique le 2 juin dernier, a rapidement esquissé quelques sourires qui ont fait fondre le cœur des durs à cuire de cette équipe.

«Elle se bat comme une championne», a fait savoir sa mère, Marline Danis, avec fierté.

Pour maman, il suffit de voir les beaux yeux ronds et le sourire de sa fille pour puiser l’énergie et la force nécessaire afin de se battre à ses côtés.

«Tu veux le voir pour le reste de ta vie, ce sourire-là, a-t-elle poursuivi avec beaucoup de courage. Tu ne veux pas te dire qu’un jour, ça se peut que tu ne le voies plus.»

AU-DELÀ DU FOOTBALL

Alors que les joueurs des Moineaux se battent pour une place en éliminatoires, des jeunes doivent lutter chaque jour pour rester en vie. Une triste réalité qui permet de remettre les choses en perspective.

«Le premier mot qui me vient en tête est: injuste. C’est une injustice d’avoir à se battre pour la chose la plus précieuse dans la vie, c’est-à-dire du temps», a reconnu Luc Brodeur-Jourdain, qui est père d’un garçon d’un an.

Particulièrement doué et à l’aise avec les jeunes de l’hôpital, Brodeur-Jourdain s’est dit imprégné par la tendresse et la force de caractère de ces battants, qui refusent d’abdiquer devant les obstacles qui se dressent devant eux.

«Ce sont des exemples incroyables de courage. C’est impressionnant de voir à quel point leur moral est positif, a constaté le joueur québécois. Ce sont des jeunes qui ont une soif de vivre indéniable. Ils se battent pour ce droit-là. Je suis extrêmement reconnaissant envers la vie de me donner cette opportunité de les rencontrer.»

PHOTO CHANTAL POIRIER

Les bonnes priorités

Père de famille de deux enfants, Samuel Giguère est également très heureux de pouvoir offrir une petite tape dans le dos et du soutien à ceux qui en ont besoin.

«C’est toujours dur de rentrer ici, encore plus quand tu as de jeunes enfants, a reconnu le receveur québécois. Si on peut les distraire pendant quelques minutes et leur donner un sourire, c’est tout ce qui compte. Je suis content d’avoir l’opportunité d’être ici.

«Ça met beaucoup de choses en perspective lorsqu’on vient ici, a-t-il ajouté. Ça nous permet de remettre les priorités à la bonne place. Nous avons parfois tendance à prendre ce qu’on fait trop au sérieux, mais ça reste que le football, ce n’est qu’un jeu.»

PHOTO CHANTAL POIRIER

« Ce sont eux les vrais héros »

Malgré la barrière linguistique, Bear Woods n’avait pas besoin de parler français pour comprendre la triste réalité avec laquelle doivent vivre ces enfants.

«C’est une journée où j’aurais vraiment souhaité parler français, a indiqué l’Américain, qui a fait plusieurs efforts pour échanger avec les jeunes. J’ai des enfants moi aussi et ça me fait réaliser à quel point je suis béni d’avoir une famille en santé.

«C’est inspirant de voir les enfants pouvoir affronter les obstacles avec le sourire, a-t-il remarqué. Les jeunes qui se battent pour leur vie, ce sont eux les vrais héros.» 

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