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Les 100 premiers jours de Donald Trump : un programme en forme de testament

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Octobre 2016, 19:00pm

Catégories : #TRUMP, #POLITIQUE, #ETATS-UNIS

Les 100 premiers jours de Donald Trump : un programme en forme de testament
Le candidat républicain a présenté, samedi, son plan d'action à la Maison-Blanche, alors que cette perspective menace de lui échapper.
 
Devant l'urgence de remettre sa campagne sur les rails, à 17 jours de la présidentielle, Donald Trump a choisi la ville symbolique de Gettysburg en Pennsylvanie, théâtre d'une bataille décisive de la Guerre de Sécession en 1863, pour présenter samedi son «argumentaire final» dans la course à la Maison-Blanche.
Depuis quelques jours, il ne cache pas sa déception et son ressentiment face au déclin de ses chances dans les sondages. Et c'est un Trump l'air un peu abattu, le ton presque résigné, qui a prononcé avec une heure de retard un discours étrange, mi-programme, mi-testament. Au lieu de «ce que je vais faire», on entendait «voilà ce que j'aurais fait si vous m'aviez élu».
Pendant la moitié de son intervention, le candidat républicain a énuméré une longue liste de griefs, sonnant comme autant de justifications d'une défaite qu'il semble anticiper. «Ma campagne offre un changement comme il s'en présente une fois dans une vie», a-t-il dit sur le mode du regret.
Un manque de conviction patent
 
Donald Trump a détaillé ses raisons pour brandir le spectre d'une fraude électorale massive: «24 millions d'électeurs inscrits irrégulièrement», selon lui, un chiffre bien supérieur aux estimations officielles; la «corruption» d'Hillary Clinton qui aurait dû «la disqualifier» (simplifiant de fait la compétition); les «médias malhonnêtes», qui truquent «même les sondages» et relaient des accusations «fabriquées» par des femmes qu'il poursuivra une par une en justice (apparemment en lieu et place des journaux, comme d'abord annoncé)...
«Hillary Clinton n'est pas candidate contre moi, elle est candidate contre le changement», a-il proclamé. Il a alors présenté la liste détaillée des mesures qu'il prendrait dès son arrivée au pouvoir. Mais, une fois n'est pas coutume, son manque de conviction était patent, comme s'il inscrivait pour la postérité le grand bouleversement qui aurait pu advenir.
Washington, les travailleurs et la sécurité
 
Le 1er jour, Trump promet «six mesures pour nettoyer Washington»: limitation des mandats au Congrès, gel des embauches dans l'administration (sauf l'armée, la police et les services de santé), réduction des réglementations fédérales, durcissement des conditions de passage du public au privé et tout particulièrement du lobbying des puissances étrangères.
Dans la foulée, il s'engage à lancer «sept actions pour protéger les travailleurs»: renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain, se retirer du Partenariat Trans-Pacifique, désigner la Chine comme «manipulateur de monnaie», faire la chasse aux abus dans les échanges commerciaux internationaux, lever les restrictions à l'exploitation des réserves énergétiques, relancer le pipeline Keystone et d'autres projets bloqués par Barack Obama, annuler «les millions de dollars promis au plan de l'ONU sur le climat»...
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S'y ajoutent cinq mesures supplémentaires «pour rétablir la sécurité et l'état de droit»: l'annulation des décrets présidentiels d'Obama, la nomination d'un juge au fauteuil vacant de la Cour suprême, la suppression des fonds fédéraux aux «villes sanctuaires» (qui refusent de contrôler les immigrants illégaux), le début des expulsions de 2 millions de clandestins coupables de crimes et la suspension des visas pour «les régions touchées par le terrorisme» où un contrôle efficace est impossible. Tout visiteur fera l'objet d'un «contrôle extrême».
Des réformes à défendre devant le Congrès
 
Enfin, le président Trump se présenterait devant le Congrès pour faire adopter ses autres réformes: baisses d'impôts généralisées, pénalisation des entreprises qui délocalisent les emplois, lancement d'un plan de rénovation des infrastructures de 1000 milliards de dollars, instauration du libre choix scolaire, remplacement de l'Obamacare, construction du mur sur la frontière avec le Mexique...
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Ce «contrat entre Trump et le peuple américain» vient-il trop tard? Même si une grande partie ne dépend pas du seul président, il a la vertu de mettre en ordre les projets du républicain. Comme on le fait pour se remettre en selle -ou avant de refermer un chapitre.

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