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Conseils, science, sante et bien-être


Le deuxième avis médical entre doucement dans les mœurs

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Octobre 2016, 07:32am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #FRANCE

Le deuxième avis médical entre doucement dans les mœurs

Souvenez-vous des cris d'orfraie qui avaient accompagné le lancement du site internetdeuxiemeavis.fr en décembre dernier. Dès sa validation par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et malgré la caution de quelques grands noms de la médecine ainsi que du Comité inter-associatif sur la santé représentant les patients, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) s'est inquiétée d'un court-circuitage du médecin traitant. L'Ordre des médecins avait parlé d' « uberisation de la santé ». Aujourd'hui, c'est dans un univers apaisé que deuxiemeavis.com prospère sereinement. Explications avec Pauline d'Orgeval, cofondatrice de ce site.

Le Point.fr : Comment expliquez-vous cette levée de boucliers et l'évolution actuelle ?

Pauline d'Orgeval : Nous sommes arrivés fin 2015 en pleine loi santé, donc dans un climat bien peu favorable. Pourtant, nous avions le sentiment d'être de très bons élèves : nous avions l'autorisation de la Cnil, nous avions signé un contrat avec l'agence régionale de santé et le Cnom était chargé de relire nos conventions avec les médecins.

Que s'est-il passé depuis ?

Le service a été légitimé par les patients qui y ont eu recours et qui ont affiché leur satisfaction. Ils sont de plus en plus nombreux (mais nous refusons pour l'instant de communiquer des chiffres). Leurs préoccupations concernent d'abord la cancérologie, puis la chirurgie orthopédique, les problèmes de fertilité et les maladies cardiovasculaires ; nous développons actuellement la neurologie, car il y a une demande. Nos médecins experts sont des hospitaliers et libéraux, reconnus au niveau national, voire international, dans un domaine précis. Nous souhaitons avoir au minimum deux praticiens par pathologie et couvrir toute la France, mais ce n'est pas encore le cas. Ça progresse avec l'usage.

Le tarif de 295 euros ne constitue-t-il pas un frein ?

Non, car ils sont pris en charge par des mutuelles ou des branches professionnelles. Dans 80 % des cas, ce sont des Français, avec une part importante d'ouvriers, artisans, employés ou professions intermédiaires. D'autres dispositifs associatifs vont bientôt permettre à de nouvelles personnes d'y avoir accès. J'ajoute que 60 % de nos patients proviennent de déserts médicaux. Et 10 % souffrent d'un handicap qui limite leur possibilité de se déplacer.

En pratique, comment votre site fonctionne-t-il ?

En premier lieu, il faut s'inscrire (gratuitement). Cela permet de découvrir nos experts pour chaque pathologie. Certes, si l'on peut rencontrer physiquement le bon spécialiste, c'est mieux. Mais quand c'est impossible, il est bon de pouvoir soumettre son dossier à un médecin qui connaît parfaitement la pathologie dont on est atteint. J'ajoute que, dans plus de 80 % des cas, le patient accepte de mettre son équipe traitante dans la boucle ; les professionnels peuvent donc communiquer ensemble en cas de désaccord sur un choix thérapeutique, ce qui se produit dans environ 20 % des cas.

La CSMF, très opposée à vos activités fin 2015 vous a invité à participer à ses Universités d'été. C'est un grand succès pour vous ?

Oui, bien sûr. Notre complémentarité avec le système actuel est de plus en plus reconnue. Il n'y a pas de captation de patientèle. Et quand un patient arrive chez son médecin traitant avec l'avis écrit d'un expert indépendant, il peut engager un dialogue avec plus d'éléments. Le plus souvent, il est rassuré. Dans le cas contraire, il dispose d'éléments de discussion.

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