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La venue de Vladimir Poutine à Paris tourne à l'affrontement diplomatique

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Octobre 2016, 07:21am

Catégories : #FRANCE, #RUSSIE

La venue de Vladimir Poutine à Paris tourne à l'affrontement diplomatique

Le président russe Vladimir Poutine doit se rendre le 19 octobre prochain à Paris. La question est de savoir s'il y aura une rencontre officielle avec François Hollande. 

 

"La préparation de la visite de Poutine à Paris continue. Il y a des discussions prévues avec le palais de l'Elysée et Poutine prendra part à l'inauguration du centre spirituel russe" prévue le 19 octobre, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov lundi matin. Depuis plusieurs jours la venue prochaine du président russe à Paris perturbe pourtant les relations entre Paris et Moscou.

De longue date, le président russe doit se rendre à Paris pour l'inauguration du «Centre spirituel et culturel orthodoxe russe», une église orthodoxe à deux pas de la tour Eiffel, dont la construction et les travaux ont été suivis de près par le Kremlin. La date du 19 octobre avait été avancée par la Russie, il y a déjà plusieurs mois.

Jeudi dernier, alors que le ministre français des Affaires étrangères était en visite en Russie, Moscou a annoncé de manière officielle, mais unilatérale, que la venue prochaine du président russe à Paris serait "une possibilité de s'entretenir sur la situation actuelle dans les relations bilatérales, ainsi que sur des questions internationales, y compris la Syrie et l'Ukraine", et ne se limiterait donc pas à la seule inauguration de l'église orthodoxe. Jean-Marc Ayrault a alors vivement réagi, affirmant ne pas être venu pour "parler des relations bilatérales, mais exclusivement de la situation à Alep." 

 

Toujours pas de confirmation du gouvernement français

Alors qu'une solution diplomatique à la crise syrienne a été bloqué par la Russie ce week-end - Moscou ayant mis son veto son veto sur un texte présenté par la France qui appelait à une cessation immédiate des bombardements à Alep - le gouvernement français joue la prudence.

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Dans une interview révélée dimanche, qui doit être diffusée ce lundi sur TMC, François Hollande explique se poser "encore la question" de recevoir Vladimir Poutine, étant donné "les crimes de guerre" à Alep . "Je me suis posé la question (...) Est-ce que c'est utile? Est-ce que c'est nécessaire? Est-ce que ça peut être une pression? Est-ce que nous pouvons encore faire en sorte qu'il puisse lui aussi arrêter ce qu'il commet avec le régime syrien, c'est-à-dire l'appui aux forces aériennes du régime, qui envoient des bombes sur la population d'Alep", s'interroge le président français. 

 

Un protocole pas encore défini

De son côté, Jean-Marc Ayrault, interrogé lundi matin sur France Inter, a déclaré que "si le président russe vient à Paris, ce ne sera pas pour des mondanités", ciblant, sans la citer, l'inauguration de l'église orthodoxe. "Le problème n'est pas de savoir si Vladimir Poutine est le bienvenu ou pas, mais plutôt de réussir à sortir du bourbier syrien", a-t-il continué.

Néanmoins, l'hypotèse d'une venue de Vladimir Poutine, sans rencontre avec son homologue français, est possible. Le ministre français des Affaires étrangères a toutefois souligné que, malgré le "profond désaccord" sur la Syrie, la Russie est "un pays partenaire, pas un adversaire" et que sa visite à Paris pourrait donner lieu à un sommet sur l'Ukraine "au niveau des chefs d'Etat pour essayer d'avancer des solutions sur l'Ukraine".

Rappelons qu'en France, il existe plusieurs degrés de protocole pour l'accueil d'un chef d'Etat. Le plus élevé est celui de la "visite d'Etat", signe d'une proximité forte avec le pays invité, avec son lot de cérémonies et dîners. Pour des rencontres moins fastueuses, peuvent être choisis le "voyage officiel", le voyage de travail, ou encore le voyage privé.

Si cette dernière solution est choisie, Vladimir Poutine pourrait très bien se rendre directement à l'inauguration de "son" église orthodoxe, sans passer par la case Hollande.


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