Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


L'esclavage des enfants, réalité négligée jusqu'ici en Birmanie

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Octobre 2016, 11:53am

Catégories : #ENFANT, #TRAVAIL, #MONDE

L'esclavage des enfants, réalité négligée jusqu'ici en Birmanie

L'adolescente birmane a le visage couvert de cicatrices, traces des coups de chaînes de vélo infligés par sa famille adoptive. Une semaine après le scandale des deux adolescentes réduites en esclavage, des affaires négligées jusqu'ici par les autorités.

Than Than Ei avait cinq ans quand sa mère est morte et neuf quand son père alcoolique l'a fait adopter par une famille de Rangoun, la capitale économique birmane.

A aujourd'hui 16 ans, Than Than Ei a le visage, les jambes et le crâne zébré de cicatrices, des traces de coups de chaîne de vélo ou de ciseaux raconte-t-elle. Un calvaire qui a duré cinq ans.

"Comme ils ne me donnaient pas à manger, je mangeais sans leur permission. Ils m'accusaient de voler de la nourriture et m'écrasaient les doigts avec des pinces", explique-t-elle à l'AFP, dans la modeste maison de son oncle à Dagon, banlieue de Rangoun.

Elle a finalement réussi à échapper à ses bourreaux après plusieurs vaines tentatives des voisins d'alerter les autorités locales sur ce cas de maltraitance dans cette famille influente du quartier.

Elle a été recueillie par son oncle, Myo Oo, qui a porté plainte contre la famille en question en juillet 2015 pour "tentative de meurtre".

Une personne a été arrêtée, mais l'affaire a ensuite été enterrée, jusqu'à la semaine dernière et la mise au jour d'un scandale similaire concernant deux adolescentes qui a fait la Une des journaux.

Une révélation qui par ricochet a fait bouger l'affaire de Than Than Ei: trois autres membres de la famille tortionnaire ont soudain été arrêtés par la police. 

"Si les autorités nous avaient aidés comme ça depuis le début, notre affaire n'aurait pas tant traîné en longueur", soupire son oncle, qui se bat depuis plus d'un an pour faire reconnaître les sévices infligés à sa nièce.AFP

Commenter cet article

Archives