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L'ENA veut insuffler «l'esprit start-up» à ses élèves

Publié par MaRichesse.Com sur 31 Octobre 2016, 00:55am

Catégories : #ECONOMIE, #ENTREPRISE, #ECOLE

L'ENA veut insuffler «l'esprit start-up» à ses élèves

L'École Nationale d'Administration souhaite diversifier les parcours de ses élèves, en les envoyant en stage chez des jeunes pousses. L'objectif : les confronter à ces cultures qui cassent les codes du management traditionnel.

C'est l'école qui dirige la France. Celle qui forme nos élites de demain. L'ENA, pourtant, est souvent sous le feu des critiques, décriée, et jugée trop «conformiste»... À la rentrée, le candidat à la primaire de la droite Bruno Le Maire - lui-même énarque - avait déclaré au Parisien qu'il voulait la supprimer. Pourquoi? Parce que le renouveau passe par là... Un message entendu par l'école, qui souhaite désormais que ses élèves délaissent les entreprises et les grands groupes traditionnels pour leurs stages, et qu'ils se tournent vers la nouvelle économie: le monde des start-up.

«Être davantage tournée vers l'innovation.» C'est le souhait de Nathalie Loiseau, directrice de l'ENA, qui souhaite que ses élèves se familiarise avec les jeunes pousses. «On ne peut plus concevoir l'action publique comme avant», a-t-elle expliqué au JDD. Ainsi, depuis peu, pour une vingtaine d'élèves - une promotion compte 90 élèves - les habituels stages dans l'industrie lourde, la finance, ou les cabinets de conseil sont remplacés par des stages en start-up.

Pour beaucoup d'entre-eux, c'est un rendez-vous en terre inconnue. Une façon de découvrir un milieu qu'ils ne connaissent pas, et qui casse les codes classiques du management.

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«Offrez-vous un énarque gratuitement!»

L'histoire débute il y a deux ans, avec l'initiative de Start-up Assembly (une association de jeunes pousses parisienne) qui propose des visites guidées de ces entreprises. Airbnb, Leetchi, Blablacar, KissKissBankBank... Plusieurs responsables de l'ENA poussent les portes de ces start-up, dont Nathalie Loiseau. «Nous sommes repassés chez plusieurs d'entre-eux pour leur demander qui voulait de nos stagiaires, raconte-t-elle au JDD. Nous proposions à des jeunes entrepreneurs de s'offrir un énarque gratuitement!» La BPI (Banque publique d'investissement) est également mise à contribution afin que chaque profil d'énarque trouve une start-up qui lui correspond.

«Le temps n'est pas le même dans une start-up et une grosse structure, a fortiori une administration. C'est incroyable ce que l'on peut y faire en deux mois», explique au JDD Cécile Renault, 46 ans et doyenne de sa promotion à l'ENA, qui a effectué un stage dans la start-up Wistiki. Malgré toute cette bonne volonté, il est parfois compliqué de «convertir» les élèves à l'initiative... Beaucoup d'entre eux préfèrent faire comme leurs aînés, et faire des stages en administration ou dans des grands groupes.

Pour les élèves énarques qui ont sauté le pas, cela ne s'est pas toujours bien passé. «Il peut y avoir un côté trophée à accueillir un élève énarque. Pour certains, cela s'est traduit par un bizutage très poussé», précise Nathalie Loiseau. Pour que les deux mondes puissent s'entendre, il va en effet falloir un peu de persévérance. 

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