Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Jean-Marie Le Pen place Nicolas Sarkozy à droite de sa fille

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Octobre 2016, 09:49am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Jean-Marie Le Pen place Nicolas Sarkozy à droite de sa fille

Le fondateur du FN est en procès ce mercredi pour contester son exclusion du parti. Il attaque la stratégie de sa fille, qu'il juge trop centrée, et salue celle de Nicolas Sarkozy.

«Je suis là. Je suis toujours là». À la veille d'un nouveau procès visant à contester sa mise à l'écart du Front National, Jean-Marie Le Pen entend bien se rappeler au bon souvenir de sa fille. Soufflant le chaud et le froid, le patriarche alterne depuis des mois entre main tendue, soutien financier et condamnations politiques en espérant voir Marine Le Pen se raviser à son sujet, en vain. Ce lundi, le «Menhir» tente de frapper là où ça fait mal en se livrant, dans les colonnes du Parisien, à un éloge de la stratégie de «droitisation» du débat politique prêtée à Nicolas Sarkozy.

«Monsieur Sarkozy est un opportuniste. Il voit bien les évolutions de l'opinion et les sondages qui favorisent Marine Le Pen et les idées du Front national. Alors il voudrait prendre sa part du gâteau», juge Jean-Marie Le Pen. Une stratégie cynique mais payante selon lui, et qui amènerait l'ancien président à dépasser le FN sur sa droite. «Il occupe au fur et à mesure le terrain que Marine Le Pen évacue pour aller vers le centre. Lui, au contraire, quitte de plus en plus le centre pour aller vers la droite nationale populaire et sociale qui est en train de conquérir l'opinion sous la pression des événements», estime le fondateur du FN. Au contraire de Nicolas Sarkozy, sa fille «a le tort de vouloir apparaître plus centriste qu'elle n'est. Ça ne correspond pas à une évolution de l'opinion», juge-t-il. «Ce n'est pas moi qui me sarkozyse, c'est lui qui se jean-marise!»

Troublé par ce jeu du FN trop modéré à son goût, Jean-Marie Le Pen n'a toujours pas arrêté son choix pour la présidentielle. «Je ne sais pas, c'est dans sept mois. D'ici là beaucoup de choses peuvent se passer». Il brocarde la stratégie de Marine Le Pen, désireuse de prendre de la hauteur pour s'adresser à l'ensemble des Français: «Renoncer à la flamme, au sigle FN, à la ligne qui nous a conduits jusqu'au premier plan, c'est suicidaire». Quelle que soit l'issue du procès de Nanterre mercredi, Jean-Marie Le Pen est déterminé à jouer l'épine dans le pied de sa fille. À la tête des comités Jeanne, il entend soutenir la candidature de centaines de candidats d'extrême droite aux élections législatives, concurrents du Front National. Il ne cédera rien non plus de sa liberté de parole, au risque de plomber encore la campagne de sa fille. «Dans ce cas-là, il fallait me faire disparaître», lance-t-il comme un défi à ceux qui voudraient le voir se taire. 

 Source

Commenter cet article

Archives