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François Hollande demande aux migrants de retourner chez eux

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Octobre 2016, 12:21pm

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE, #RACISME

L'un des chapitres du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme «Un président ça ne devrait pas dire ça...» révèle ce que pense François Hollande de l'immigration, l'islam et l'identité. Sidérant.  

 

 

«Quand on lit Finkielkraut, Zemmour, Houellebecq, qu'est-ce que ça charrie?Toujours la même chose, la chrétienté, l'histoire, l'identité face à un monde arabo-musulman qui vient… C'est ça qui fait que les gens basculent, ce n'est pas parce qu'ils ont perdu 3 % de pouvoir d'achat - qu'ils n'ont pas perdu d'ailleurs! - ou parce qu'ils sont chômeurs. Il y a des choses qui les taraudent, ils arrivent dans un train, ils voient des barbus, des gens qui lisent le Coran, des femmes voilées…» Ce n'est pas un extrait de La Cause du peuple(Perrin) de Patrick Buisson mais des propos du chef de l'État rapportés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans leur livre d'entretiens «Un président ne devrait pas dire ça» (Stock). Curieusement, le président de la République y apparaît moins vigilant qu'à l'habitude lorsqu'il dénonce ceux qui «jouent sur les peurs» et «stigmatisent». A l'entendre «l'insécurité culturelle» n'est pas un sentiment. L'intégration? «Il y a à la fois des choses qui marchent très bien et l'accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue.» Nadine Morano? «Je suis convaincu que, quand on interroge les Français, ils sont majoritairement sur sa position. (…) Ils pensent: “On est plutôt des Blancs, il y a plus de Blancs que d'autres.”» L'équipe de France de football? Elle est en proie à une «communautarisation, une segmentation, une ethnicisation». Le seuil de tolérance? «Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là.» Et de prendre l'exemple des professeurs devant les nouveaux immigrés. «C'est Sisyphe! On les fait parler français, et puis arrive un autre groupe, et il faut tout recommencer. Ça ne s'arrête jamais (…). Donc, il faut à un moment que ça s'arrête.» L'islam? «Qu'il y ait un problème avec l'islam, c'est vrai. Nul n'en doute.» Le voile? «Un asservissement.» Les migrants? «On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle, dans le contexte en plus des attentats.»La sécession des territoires? «Comment peut-on éviter la partition? Car c'est quand même ça qui est en train de se produire: la partition.»

Vous chercherez désespérément dans ces 700 pages le lexique de l'indignation commune - France «moisie», idées «rances», discours «nauséabonds». L'éloge du «vivre ensemble» est fait sans conviction: «La France de demain sera ce qu'on en fera, c'est quand même mieux qu'il y ait plus de femmes dans la vie publique, c'est quand même mieux qu'il y ait plus de diversité dans la société, c'est quand même mieux qu'il y ait des idées d'égalité et de justice qui passent.» L'impression laissée par le chef de l'État est celle d'une vision aboutie du malaise culturel français, d'une sorte de Café du Commerce de l'identité malheureuse. Pourquoi François Hollande a-t-il choisi de parler en vérité? Sans doute parce que sa carrière est derrière lui: «Ce n'est que du plus, je n'ose pas dire que du bonheur, mais que du plus», confie-t-il dans ce livre avant de lâcher ce mot pour l'histoire: «Ma vie, elle a déjà été réussie.»

Les politiques, les intellectuels, les journalistes qui tiennent le même discours ont pourtant subi, sous son

quinquennat, un véritable enseignement du mépris. Le gouvernement et la gauche moraleen ont fait leurs cibles favorites. Ces «réacs» seront heureux d'apprendre que le premier personnage de l'État partage leur constat. Ils doivent toutefois redoubler d'inquiétude. Dans le conte d'Andersen, c'est la foule qui réalise que le roi est nu, ici c'est le roi lui-même qui le proclame. Ce terrible aveu a au moins un mérite: mettre au jour l'extraordinaire schizophrénie qui caractérise une partie de nos élites politiques ou médiatiques. Portes fermées, tables dressées, ils s'en trouvent peu pour trouver illégitime l'inquiétude qui hante le pays. Devant les caméras, c'est tout autre chose. Il s'agit de montrer, illico, papiers antiracistes et signes extérieurs de vertus. Assumer le déni, voire le mensonge, sur ces thèmes est devenu un usage commun. «La pire des incapacités de notre système politique, c'est de nommer ce problème de l'immigration, de le poser dans un langage acceptable», disait Marcel Gauchet dans le mensuel Causeur.

Tout se passe comme si la fonction politique imposait un devoir de réserve devant la réalité. Ça fait partie du job. Alors on biaise, on contourne, on ment. Il n'y a pas de «zone de non-droit», «l'islam n'est pas le problème», «les migrants sont une chance». On songe à Alain Besançon évoquant la pratique soviétique de la sidération: «Intimider par le faux, un faux si énorme, si écrasant qu'il tire sa force sidérante de l'invraisemblable audace avec laquelle il est imposé.» Ce faux est le premier carburant des Trump du monde entier qui s'emparent sans vergogne (avant de la fausser à leur tour) de la réalité laissée à l'abandon. Une réalité criante, mais interdite.

 Source

François Hollande demande aux migrants de retourner chez eux

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