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Heureux comme un Français en Allemagne

Publié par MaRichesse.Com sur 17 Octobre 2016, 18:42pm

Catégories : #FRANCE, #ALLEMAGNE

Heureux comme un Français en Allemagne

Ils sont jeunes, qualifiés, souvent bilingues, voire plus. Ils ont un point commun : avoir choisi d’exercer leur métier en Allemagne. 

 

Sur l’écran de la société Satherm, près de Sarrelouis [une des principales villes du Land de la Sarre, en Allemagne], clignotent des colonnes de chiffres, des codes, des dénominations de produit. La société s’occupe de pièces détachées. Clients et fournisseurs souhaitent avoir des informations dans leur langue maternelle, explique Boris Haaf, le directeur. “Il faut être trilingue pour travailler ici, parce que nous avons des clients français, des fournisseurs et des fabricants allemands, et qu’il faut aussi parler anglais de temps en temps.” 

 

Ils traversent tous les jours la frontière

Le personnel est composé à 60 % de Français de la région frontalière, en grande majorité des jeunes de moins de 30 ans. L’ambiance est décontractée, on se tutoie. Ils ont tous cherché un emploi en Allemagne. Patrice, par exemple. “Ça s’explique en premier lieu parce que j’ai grandi avec les deux langues. Quand j’ai cherché du travail, j’ai voulu exploiter toutes les possibilités et avoir plus de choix.” Il y avait aussi des postes en France pour un bilingue, mais différents. “Oui, il y en a, mais moins et pas aussi intéressants.”

Les autres salariés de Satherm sont du même avis. “J’ai fait plusieurs stages en Allemagne et j’ai toujours voulu travailler là-bas”, déclare Julie. Elle a fait des études de management franco-allemand à Metz et n’a jamais cherché d’emploi en France. Et elle quitterait volontiers la région, la zone frontière franco-allemande, si l’occasion se présentait. “J’ai passé un an à Francfort et j’adore cette ville.”

Dix-huit mille Français profitent chaque jour des possibilités que leur offre la situation géographique. Ils habitent en France et travaillent dans la Sarre, quitte à avoir un temps de trajet plus long. Thomas, un spécialiste de la logistique, a lui aussi toujours voulu travailler en Allemagne. “Ça m’intéresse plus, c’était logique pour moi.” Quitter son environnement habituel pour chercher son avenir professionnel à Munich, à Hambourg ou à Dresde était une évidence pour lui. La région frontalière nivelle les différences culturelles – en admettant qu’elles demeurent dans l’entreprise. 

 

“On gagne beaucoup plus ici”

Simon, lui, n’a aucun lien avec la région. Il vient des environs de Lille, où il suit une formation d’ingénieur chez Renault, qui comporte un stage obligatoire de plusieurs mois à l’étranger. “C’est un plus de faire un stage dans une entreprise allemande”, confie-t-il, mais beaucoup de ses camarades n’ont pas suivi son exemple. “On est trente-trois dans la classe, dont quatre en Allemagne.”

Le niveau des salaires allemands est plus élevé qu’en France pour les personnes titulaires d’un diplôme professionnel, déclare Jenny. “On gagne beaucoup plus en Allemagne.” En France, même les personnes ayant fait des études supérieures ne dépassent souvent pas le Smic. C’est un gros problème, déclare Patrice. “Dans la plupart des cas, trop souvent on ne voit même pas de solutions.”

Le salaire minimum est actuellement de 9,76 euros brut par heure pour les employés non qualifiés en France, ce qui est relativement élevé par rapport au reste de l’Europe. Mais il s’accompagne souvent de perspectives de progression limitées, ce qui est tout sauf intéressant pour les jeunes diplômés, qu’ils viennent des filières techniques ou de l’enseignement général 

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