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Conseils, science, sante et bien-être


Hausse des chocs toxiques liés aux protections périodiques

Publié par MaRichesse.Com sur 29 Octobre 2016, 07:34am

Catégories : #INFOGRAPHIE, #SANTE-BIEN-ETRE

Hausse des chocs toxiques liés aux protections périodiques

INFOGRAPHIE - Le nombre annuel de femmes touchées par cette maladie potentiellement mortelle est passé de 5 à 22 entre 2004 et 2014 en France.

Le syndrome du choc toxique est une maladie mal connue qui touche 1 à 9 femmes sur 100.000 et qui est liée à l’utilisation de tampons ou d’une coupe menstruelle lors des règles. Une augmentation du nombre de cas (5 en 2004 contre 22 en 2014 et 17 déjà enregistrés en 2016) a conduit les Hospices Civils de Lyon à rappeler récemment les signes qui doivent alerter et à lancer une étude sur le sujet.

Ainsi, en cas de fièvre soudaine (38,9°C ou plus), de vomissements, de maux de tête, de diarrhée ou encore d’une éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil, il faut enlever le dispositif vaginal et consulter en urgence. En effet, ces symptômes sont le signe d’une concentration excessive dans le vagin de certaines souches de la bactérie Staphylocoque doré. Une prise en charge précoce permet une bonne rémission, tandis qu’une femme malade détectée tardivement doit être hospitalisée en unité de soins intensifs.

«Cette bactérie est présente naturellement sur la peau et sur les muqueuses externes d’une grande partie de la population, explique le Pr Gérard Lina, responsable du centre de références des Staphylocoques dorés, mais l’utilisation d’une coupe menstruelle ou de tampons induit une stagnation du sang qui favorise sa multiplication» . En effet, le sang constitue un très bon milieu de culture pour cette bactérie. Lorsqu’elle est en grand nombre, la bactérie se met à produire une toxine, la TSST-1, qui a la capacité de passer dans le sang et de déclencher une très forte réaction immunitaire.

 

 

Quatre causes possibles

Pour le moment, la hausse du nombre de cas de chocs toxiques reste inexpliquée, mais quatre hypothèses sont avancées. «Cela peut être lié au fait que certaines femmes gardent trop longtemps un même tampon, explique le Pr Lina. Une baisse de l’immunité générale de la population vis-à-vis de la toxine TSST-1 est aussi envisagée, de même qu’une modification de la flore vaginale de la population». Le chercheur évoque également un lien avec la matière dans laquelle sont fabriqués certains tampons. «Dans les années 1980, un industriel américain a découvert que le polyacrylate était plus absorbant que le coton. Cela a eu pour conséquence une grosse épidémie de chocs toxiques, plus de 1000 femmes ont été malades aux États-Unis», raconte-t-il. De nos jours, le cœur absorbant des tampons est principalement composé de cellulose, associée à du polyéthylène, du polyester, de la viscose et de polymères absorbants.

Afin de mieux comprendre ce phénomène, le Pr Lina a fait, il y a quelques jours, un appel aux dons un peu particulier. «Il y a une semaine, j’ai lancé un appel sur internet pour obtenir des tampons usagés, raconte-t-il. Environ 6000 femmes volontaires ont répondu en moins d’une semaine, nous en avons sélectionné 1000». L’objectif? Analyser les bactéries présentes dans les tampons ainsi que la composition de ces derniers.

«Mon message n’est pas de dire qu’il ne faut plus utiliser de tampons ou de coupes menstruelles, conclut le Pr Lina. Par contre, il faut que les femmes soient informées des risques et attentives aux symptômes». Afin de limiter les risques, il est recommandé de changer de tampon toutes les 4 heures maximum durant la journée. Concernant la coupe menstruelle, il est conseillé de la vider trois fois par jour.

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