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Essonne : un des policiers blessés par des cocktails Molotov «entre la vie et la mort»

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Octobre 2016, 12:05pm

Catégories : #POLICE, #FRANCE, #FAITSDIVERS

Essonne : un des policiers blessés par des cocktails Molotov «entre la vie et la mort»

Plusieurs policiers, qui étaient en mission de surveillance à Viry-Châtillon samedi, ont été pris pour cibles par une dizaine de personnes. Quatre d'entre eux ont été blessés, dont deux «sérieusement».

Quatre policiers ont été blessés samedi, dont deux «sérieusement», par une dizaine de personnes qui ont lancé sur leurs véhicules des cocktails Molotov à Viry-Châtillon (Essonne). Les violences se sont produites dans la cité difficile de la Grande Borne, selon une source policière. Dimanche matin, l'un des deux policiers gravement blessés était «entre la vie et la mort», selon Claude Carillo, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance 91 interrogé sur RTL. «Notre adjoint de sécurité a été placé dans un coma artificiel dans un état jugé très très sérieux», a expliqué le responsable syndical. Le deuxième - une policière mère de trois enfants - «est très choqué et devrait normalement s'en sortir beaucoup plus facilement», a-t-il ajouté, condamnant «une tentative de meurtre envers» ses quatre collègues.

«L'équipage qui se trouvait dans un véhicule de police était chargé de la surveillance d'une caméra vidéo près d'un feu rouge à Viry-Châtillon. Une dizaine d'individus s'en sont pris à eux avec des jets de cocktails Molotov», a indiqué une source policière, précisant que cette agression avait eu lieu peu avant 15 heures. «Deux policiers ont été sérieusement blessés. Ils souffrent d'importantes brûlures et ont été conduits dans un hôpital parisien», a-t-elle ajouté.

 

D'autres policiers arrivés en renfort dans une deuxième voiture «ont essuyé eux aussi des jets de cocktails Molotov», a poursuivi la source policière. Ils ont été «légèrement blessés et très choqués, et évacués vers un centre hospitalier». Les deux voitures de police attaquées ont été incendiées et détruites. «On peut penser que c'était organisé et prémédité», a déclaré le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, qui s'est rendu sur place et s'est dit «scandalisé». 

 

Une cité sensible

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a condamné samedi après-midi des «actes d'une extrême gravité» précisant que tout était mis en œuvre pour «interpeller les auteurs de ces actes intolérables».

[Communiqué] @BCazeneuve fait part de sa profonde indignation alors que 2 policiers ont été grièvement brûlés ce jour à.

 
 

François Hollande a de son côté dénoncé comme «inqualifiable et intolérable» l'agression des quatre policiers, appelant à ce que les auteurs soient «condamnés à une peine à la mesure de la gravité de leur acte». En début de soirée, le premier ministre, Manuel Valls a déclaré que «les auteurs de ces attaques seront poursuivis sans relâche et traduits en justice. Au moment où les forces de l'ordre répondent avec courage aux menaces auxquelles notre pays est confronté, des actes aussi intolérables appellent des sanctions exemplaires»

D'importants renforts policiers ont été envoyés sur place. À ce stade, aucune interpellation n'a été opérée, selon la source policière. Ces violences sont survenues dans la cité de La Grande Borne, à un feu rouge qui a été longtemps le théâtre de vols à la portière avec violence. Depuis plus d'un an, la mairie tente de reprendre le territoire aux agresseurs à ce carrefour dit «du Fournil», du nom de la boulangerie voisine, et y a dans ce but installé une caméra de vidéosurveillance, que les policiers attaqués étaient chargés de surveiller. Cette caméra est toute neuve: la précédente avait en effet été détruite il y a deux semaines à l'aide d'une fourgonnette volée, utilisée comme voiture-bélier puis incendiée au cocktail Molotov. La scène, violente, s'était déroulée à l'heure du déjeuner, sous les yeux de nombreux passants.

Un périmètre de sécurité a été mis en place autour du carrefour. De nombreux policiers, armés de lanceurs de grenades lacrymogènes et de boucliers et casqués se sont postés à l'entrée de la cité, de même que des camions de CRS. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale de l'Essonne.

«On a affaire à des assassins mais nous travaillons de concert avec l'État. Cette attaque va accélérer les choses. La prochaine étape, c'est d'aller à l'intérieur de la Grande Borne pour faire cesser tous ces trafics car c'est bien ça que la caméra dérange», a déclaré le maire Jean-Marie Vilain (UDI). 

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