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Emmanuel Macron ne croit pas «au président normal»

Publié par MaRichesse.Com sur 16 Octobre 2016, 03:53am

Catégories : #FRANCE, #POLITIQUE

Emmanuel Macron ne croit pas «au président normal»

L'ex-ministre de l'Économie prend un peu plus ses distances avec le chef de l'État tout en faisant un appel du pied à Alain Juppé, dans une longue interview publiée dimanche sur challenges.fr.

L'ancien ministre de l'Économie Emmanuel Macron, qui doit donner mardi à Montpellier le dernier de ses trois meetings consacrés au «diagnostic» de l'état de la France, a accordé une longue interview au site de l'hebdomadaire Challenges, publiée ce dimanche. Morceaux choisis:

• «Je ne crois pas au président 'normal'»

«François Hollande ne croit pas au 'président jupitérien'. Il considère que le président est devenu un émetteur comme un autre dans la sphère politico-médiatique», explique le potentiel candidat à l'élection présidentielle de 2017. «Pour ma part, je ne crois pas au président “normal”. Les Français n'attendent pas cela. Au contraire, un tel concept les déstabilise, les insécurise», déclare le fondateur du mouvement En marche!.

• «Une présidence de l'anecdote, de l'événement et de la réaction banalise la fonction»

«Pour moi, la fonction présidentielle dans la France démocratique contemporaine doit être exercée par quelqu'un qui, sans estimer être la source de toute chose, doit conduire la société à force de convictions, d'actions et donner un sens clair à sa démarche», explique l'ancien conseiller du chef de l'État. «Une présidence de l'anecdote, de l'événement et de la réaction banalise la fonction» et nuit à son efficacité, dit-il. «Nous devons absolument inventer une nouvelle forme d'autorité démocratique fondée sur un discours du sens, sur un univers de symboles, sur une volonté permanente de projection dans l'avenir, le tout ancré dans l'Histoire du pays.»

• Le projet de François Hollande a manqué de «clarification idéologique»

«Les Français attendaient (...) un projet collectif fondé sur une idéologie claire et cela n'est jamais venu», estime Emmanuel Macron. «Par manque de clarification idéologique, François Hollande a dès le premier jour commencé à cohabiter avec son propre camp.»

• «Un ministre n'est pas un obligé»

«Un ministre n'est pas un obligé, sinon nous serions asservis à un système vassalique, ce qui éloignerait beaucoup d'une démocratie moderne, martèle Macron, répondant à l'accusation selon laquelle il aurait manqué de loyauté. J'ose imaginer que François Hollande nomme ses ministres en raison de leurs compétences.» Il note qu'il «est intéressant de constater que dans la classe politique telle qu'elle est aujourd'hui, être libre ce soit trahir. Cela en dit long.»

 

• «Cette primaire (à gauche) reproduira des compromis idéologiques par définition mortifères»

«Le PS ne repose plus sur une base idéologique suffisamment cohérente, et conséquemment sa capacité d'action est très limitée», estime Emmanuel Macron. Interrogé sur son refus de se présenter à la primaire socialiste, il répond: «Cette primaire reproduira des compromis idéologiques par définition mortifères: une gauche prête à redéfinir ce que peut être un progrès collectif accouplée à une gauche du repli et de la démondialisation. Triste spectacle...»

• «L'argument qui consisterait à prétendre qu'il faut être élu pour connaître la France me paraît faux»

À ceux qui lui reprochent de ne jamais avoir été élu, Macron répond que «l'accès à la vie réelle n'est pas conditionné à l'exercice d'une activité politique ou à la recherche du pouvoir. Je crains même que ce ne soit exactement l'inverse.»

• «Ma volonté de transgression est forte»

«Je ne suis pas membre du Parti socialiste, mais je suis de gauche. Le Parti socialiste n'a pas le monopole de la gauche. Être de gauche, c'est une histoire, un imaginaire politique, des convictions, des indignations, un regard», souligne l'ancien ministre, qui poursuit: «Ça ne me pose donc aucun problème de transgresser ses codes. Je dirais même ceci: ma volonté de transgression est d'autant plus forte que j'ai vu le système de l'intérieur. J'en connais les mérites, mais aussi les failles et les maladies.»

• «J'ai avec Alain Juppé des convergences sur ce que peut et doit être la vie en société»

Macron ne reprend pas à son compte le concept d'«identité heureuse» cher au maire de Bordeaux, parce que «trop statique» à ses yeux. «Une identité, par nature, n'est pas heureuse ou malheureuse. Une identité est en mouvement et se construit sans cesse». «Il n'en est pas moins vrai que j'ai avec Alain Juppé des convergences sur ce que peut et doit être la vie en société», ajoute cependant l'ex-banquier. Entre la droite «identitaire et très conservatrice» qui serait celle de l'ex-président et la droite «orléaniste, libérale, sociale, ouverte à l'Europe» plutôt incarnée par le maire de Bordeaux, «la fracture est béante», dit-il. «Il y a face à face une droite du repli et une droite de l'ouverture (...), une droite que j'appellerais progressiste», va même jusqu'à dire l'ex-ministre de l'Économie. 

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