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Donald Trump, cet authentique vaurien révélé dans sa lubricité

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Octobre 2016, 20:40pm

Catégories : #TRUMP, #POLITIQUE, #ETATS-UNIS

Donald Trump, cet authentique vaurien révélé dans sa lubricité

Il est difficile de porter une femme à la Maison-Blanche, il y a toujours trop de choses à lui reprocher. Il est plus facile d’empêcher un homme d’y arriver, un seul reproche suffit: la lubricité. Le peloteur qui prétend à la présidence des Etats-Unis est sous les foudres des électeurs qui ont rangé leurs mains depuis que les électrices ont le droit de leur balancer les leurs à la figure. 

 

Un authentique vaurien

Donald Trump a mis sa campagne électorale sous le signe de l’authenticité, par opposition à Hillary Clinton, l’inauthentique. C’était bien vu: l’authentique vaurien qu’il est légitimait et agrandissait ainsi l’espace de diffusion de son venin. Il se donnait le droit de mentir en toute sincérité, de tricher en toute bonne foi, et par patriotisme, de dénigrer, conspuer et diffamer tout ce qui bouge autrement que lui. C’était ahurissant pour ses adversaires, embarrassant et dangereux pour son parti, mais les Américains prenaient note: la présidence n’était pas interdite à un farceur.

Tandis qu’elle l’est à un frôleur patenté. La surprise d’octobre est là: l’atteinte à la dignité des femmes attestée par une vidéo impossible à renier est l’accident qui détruit la mécanique enchantée du candidat Donald Trump. Son authenticité est révélée, celle d’un homme moralement débraillé qui se croyait assez puissant pour abolir les codes, y compris celui du respect des femmes. Là, la fée est fâchée, le carrosse redevient citrouille. 

 

Les phrases inappropriées

Les Américaines défendent leurs positions économiques et politiques aussi mal que les autres mais elles défendent leur liberté avec un acharnement juridique inégalé. Des professeurs, des cadres, des politiciens, des employés riches ou pauvres ont perdu par milliers leur emploi ou leur réputation pour avoir prononcé des phrases «inappropriées» à l’égard de femmes de leur entourage ou s’être conduits envers elles d’une façon avilissante. Poursuites et procès en matière de harcèlement ne se comptent plus.

Dans la société urbaine des Etats-Unis, ouverte et expérimentale, le commerce des hommes et des femmes est réglé par des normes qui fixent des limites sévères aux pulsions authentiques. Certains interdits frisent le ridicule mais c’est ainsi que les Américaines ont obtenu qu’on leur fiche la paix. D’où la répulsion provoquée par les propos salaces du candidat Trump sur ce qu’une star comme lui peut se permettre avec les femmes: tout. Même Melania, l’épouse, a dû y aller de sa larme. Elle ne reconnaît pas son homme sur cette maudite vidéo. 

 

La puissance de l’opinion

La puissance de l’opinion en matière de sexe avait failli coûter son poste au président Clinton, accusé en 1998 d’avoir menti sur ses ébats adultères avec Monica Lewinsky. Exploitée politiquement, l’affaire avait dégénéré en une débauche de pudibonderie. L’écrivain Philip Roth en avait conçu un virulent pamphlet, La Tache: «En Amérique en général, ce fut l’été du marathon de la tartuferie. Le spectre du terrorisme, qui avait remplacé celui du communisme comme menace majeure sur la sécurité du pays, laissait la place au spectre de la turlute; un président des Etats-Unis, quinquagénaire plein de verdeur, et une de ses employées, une drôlesse de 21 ans, batifolant dans le Bureau ovale comme deux ados dans un parking, avait rallumé la plus vieille passion fédérative de l’Amérique, son plaisir le plus dangereux, le plus subversif historiquement: le vertige de l’indignation hypocrite.»

L’hypocrisie a du bon

Les républicains ont honte du candidat Donald Trump qu’ils se sont choisi cet été connaissant ses travers. Pourquoi aujourd’hui et pas hier ou avant-hier, au fur et à mesure des échantillons qu’il donnait de son caractère et de ses mœurs? Sa campagne va mal. Les candidats aux chambres craignent pour leur propre élection. Depuis la vidéo, leurs loyales épouses s’étranglent: chéri, non, là, je ne peux plus, pense à nos filles.

Les femmes et les filles des Etats-Unis ne s’accordent pas sur le projet d’une présidence féminine. Mais elles éloigneront un prédateur de la Maison-Blanche. L’hypocrisie a du bon. 

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