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Conseils, science, sante et bien-être


Détecter les troubles alimentaires chez l'adolescent

Publié par MaRichesse.Com sur 3 Octobre 2016, 09:01am

Catégories : #NUTRITION, #SANTE-BIEN-ETRE, #ADO

Détecter les troubles alimentaires chez l'adolescent
Les signes d'un début d'anorexie ou de boulimie ne sont pas toujours évidents, mais certains facteurs de risques doivent éveiller la vigilance.

 

Anorexieboulimiehyperphagie: les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont l'une des principales causes de mortalité chez les jeunes et concerneraient 600 000 personnes, majoritairement des femmes. Des chercheurs de l'université du Minnesota ont voulu savoir quels étaient les facteurs de risque du développement de ces troubles chez les adolescents, sur le court comme sur le long terme. Ils viennent de publier leurs conclusions dans le Journal of Adolescent Health

 

Communication et estime de soi

Partant de questionnaires distribués à 2516 étudiants âgés de 12 à 18 ans entre 1999 et 1998, les scientifiques se sont particulièrement intéressés aux réponses données par les 243 d'entre eux ayant rapporté avoir démarré un régime. Les volontaires devaient répondre à des questions portant sur leurs habitudes alimentaires (combien de fois avez-vous entamé un régime au cours de l'année dernière?), l'estime d'eux-mêmes (pensez-vous beaucoup à si vous étiez plus mince?), leur famille (à quel point pensez-vous pouvoir parler à vos parents de vos problèmes?) et leur entourage (se moque-t-on souvent de vous à cause de votre poids?).

Les chercheurs ont reposé ces questions aux étudiants 5 ans plus tard afin d'identifier les facteurs de risque chez les sujets ayant développé un trouble alimentaire durant cette période.

Ils ont observé que «la détresse psychologique (par exemple, les symptômes dépressifs et une faible estime de soi) est un facteur de risque important pour l'aggravation de troubles alimentaires». De même, les adolescents inquiets par leur poids ou insatisfaits par l'image qu'ils ont de leur corps étaient plus enclins à développer des troubles, tout comme ceux victimes de moqueries de la part de leurs pairs ou ayant au moins un de leurs amis démarrant un régime. Le contexte familial ne doit pas être négligé non plus: le fait d'avoir un parent démarrant un régime ou encourageant son enfant à le faire, ainsi qu'une mauvaise communication et un manque d'attention au sein de la famille augmentent la probabilité de voir un trouble apparaître sur le long terme. 

 

Quand s'inquiéter?

«Les parents doivent observer leur enfant: ce dernier montre-t-il un changement physique notable (prise ou perte de poids)? Se plaint-il en permanence de son physique ou de son poids? Son humeur a-t-elle changé (isolement, manque d'intérêt, insomnie)?», illustre Karen Demange, psychologue clinicienne spécialisée dans le traitement des troubles de conduites alimentaires. «Si l'enfant évolue vers la maigreur tout en exprimant son éternelle insatisfaction physique, dans ce cas, les signaux d'alertes sont dans le rouge et il peut s'agir du début d'un TCA. Aussi faut-il être sensible à la rapidité de la survenue de ces signaux», ajoute-t-elle.

Cependant, il ne s'agit pas de décourager à tout prix son enfant à entamer un régime, nuance la psychologue. Cela peut même être bénéfique dans certains cas. «Une adolescente ayant réellement quelques kilos en trop peut avoir envie de les perdre pour se sentir mieux. Dans le cas où elle entreprend un régime et perd rapidement du poids sans être maigre, il ne faut pas s'inquiéter, et c'est même bien de la valoriser en lui disant qu'elle est bien mieux comme ça, une fois qu'elle a atteint son objectif», estime Karen Demange.

L'objectif, c'est justement ce qui fait défaut aux personnes souffrant de troubles alimentaires, explique Chloé Chahbenderian, psychologue à SOS Anor, un centre de soins spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire. «Ils ne se limitent pas à l'alimentation. Tous les aspects de la personnalité sont mobilisés. À la différence d'un régime classique, où l'objectif est clair (perdre 5 kilos par exemple), il n'y a aucune limite dans un TCA. À partir du moment où l'on s'inquiète pour son enfant, il ne faut pas hésiter à se tourner vers un médecin psychiatre et entamer une démarche de soins», conclut-elle. 

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