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Des voisins en or se mobilisent pour aider une famille de Bremblens

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Octobre 2016, 18:16pm

Catégories : #FAITSDIVERS, #SUISSE

Des voisins en or se mobilisent pour aider une famille de Bremblens

«C’est incroyable à quel point cela m’a boosté le moral. Ça ne change pas la bataille, mais ça l’adoucit un peu», déclare, ému, Richard Sandoz. Alors que sa fille subit une lourde opération à sa naissance début septembre, l’homme de 42 ans apprend que des cellules leucémiques sont à nouveau présentes dans son corps. C’est à ce moment-là que six couples de Bremblens, des voisins considérés comme des amis, se regroupent afin d’amener les enfants à l’école, de les garder et de préparer chaque jour le souper pour la famille. C’est la naissance du groupe Ratatouille.

Tout a commencé avec un plat de lasagnes. Réunies il y a quelques semaines à l’arrêt de bus où les parents accompagnent leurs enfants, quelques mamans discutent des solutions pour apporter leur aide à ces voisins avec qui il s’entendent si bien. «Nous étions désemparés. Cela fait vraiment beaucoup d’un coup dans une vie, affirme Sophie Gertsch. L’idée est née lorsque l’une d’entre nous, Anne-Marie, a dit qu’elle leur avait apporté des lasagnes le soir d’avant.» Ni une, ni deux, les six mamans se mettent à cuisiner pour les cinq membres de la famille Sandoz.

«Nous faisons de toute façon à manger pour chez nous, donc un peu plus, un peu moins! Cela permet à Laura d'avoir plus de temps au retour de l'hôpital» rigole Sophie Gertsch. Un planning est mis sur pied pour savoir qui cuisinera quoi à quel moment. Un groupe what’s app baptisé Ratatouille à l’image du petit rat génie de la cuisine, héros du dessin animé éponyme, est crée pour communiquer et une boîte en sagex est déposée au pied de l’immeuble où résident Richard, Laura, Robin, Arthur et Charlotte. «Lorsqu’elles passent nous livrer le repas, elles le glissent dans cette boîte et lèvent le drapeau orné de la photo de Ratatouille afin que l’on sache qu’elle est pleine. Je leur ai dit qu’elles pouvaient monter pour qu’on leur fasse des becs, mais elles ont peur de déranger. Nous nous sentons vraiment privilégiés», relate l’épouse de Richard, Laura Sandoz.

La maman de cette dernière remonte d’ailleurs avec un énorme Tupperware garni de boulettes de viande en sauce et de petits pois plus qu’appétissants. «Nous avons eu du risotto aux truffes, du rôti de porc. J’ai même dû leur dire qu’elles n’étaient pas obligées de nous mettre de la viande tous les jours. Elles sont trop choues», reconnaît Laura Sandoz.

«J’étais scotché!»

Et les époux de ces dames ne sont pas en reste. Des petits messages pour s’assurer que tout va bien, aller boire un café lorsque Richard est seul et même prendre congé pour l’accompagner à l’hôpital. «L’un d’entre eux est chercheur à l’EPFL. Quand il a pris son après-midi il m’a dit: «Dans la recherche, les découvertes ne se font pas en dix minutes. Elles peuvent attendre». J’étais scotché», avoue Richard Sandoz.

L’homme au caractère ouvert, jovial et persévérant a tissé ces liens très fort avec son entourage alors qu’il était en convalescence d’une première leucémie entre 2013 et 2015. «J’amenais les garçons à l’école, j’étais beaucoup par là et il y a de suite eu une très bonne ambiance», se remémore celui qui vit à Bremblens depuis cinq ans. 2016 commence bien puisqu’il apprend d’abord que sa femme est enceinte de la petite Charlotte, bébé inespéré au vu de sa maladie et retrouve «l’emploi idéal». Cet été, on lui annonce aussi que toute trace de leucémie a disparu de son corps. Mais un mois plus tard, les médecins diagnostiquent une omphalocèle (une absence de fermeture de la paroi abdominale antérieure du fœtus) à sa fille au lendemain de l’annonce du décès de son père. A sa naissance le 7 septembre, elle restera hospitalisée un mois. Deux semaines après son arrivée, Richard Sandoz s’évanouit à l’école de son fils. Après examens, de nouvelles cellules leucémiques sont découvertes dans son liquide rachidien.

Mais l’homme ne se laisse pas abattre. Entouré de l’amour de ses amis proches, de sa famille et de «sa formidable équipe Ratatouille», il garde son espoir de guérison intact. «Tout ce soutien me donne de la force et du courage. Il est inimaginable que je meure maintenant. Charlotte n’aura pas un père uniquement durant deux mois. Je me battrai ce qu’il faudra se battre.» 

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