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Des manifestants réclament une hausse du salaire minimum à 15 $/h au Québec

Publié par MaRichesse.Com sur 16 Octobre 2016, 13:35pm

Catégories : #ECONOMIE, #CANADA, #TRAVAIL, #EMPLOI, #ARGENT

Des manifestants réclament une hausse du salaire minimum à 15 $/h au Québec

Des centaines de personnes sont descendues dans la rue samedi, à Montréal, pour réclamer une hausse rapide du salaire minimum à 15 $/h au Québec, afin de «sortir les travailleurs de la pauvreté».
«C’est ce que ça prend au Québec en 2016 pour vivre décemment et dignement», clame le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer.
Signe que le mouvement pour un salaire minimum plus élevé prend de l’ampleur dans la province, de nombreux syndicats et organismes se sont unis pour former ce qu’ils appellent la Grande Coalition pour le salaire minimum à 15 $/h.

Des « pinottes »
Le salaire minimum, à 10,75 $/h depuis le 1er mai au Québec, n’équivaut qu’à des «pinottes», selon la campagne 5-10-15.

Celle-ci réclame que les travailleurs puissent connaître leur horaire cinq jours à l’avance, obtiennent 10 jours de congé de maladie ou d’imprévus payés et un salaire de 15 $/h.
«Même si l’on travaille 52 semaines par année à 40 heures par semaine, on ne sort pas de la pauvreté, actuellement, au salaire minimum», déplore la porte-parole de la campagne, Virginie Larivière.
Elle cite notamment une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) qui place le salaire viable moyen au Québec à 15,10 $/h.
Suivre l’exemple
Pour les militants qui réclament une hausse du salaire minimum, le Québec doit s’inspirer des États américains qui ont commencé à augmenter leur salaire minimum à 15 $/h et de l’Alberta, qui a promis de le faire en 2018.
Pour la députée de Québec solidaire Manon Massé, le gouvernement Couillard doit enfin ouvrir ses yeux et ses oreilles.
«Il est loin d’être normal qu’un nombre grandissant de familles fréquentent les banques alimentaires», clame-t-elle.
Pour sa part, la vice-présidente et porte-parole de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), Martine Hébert, croit plutôt qu’une telle hausse aurait des effets négatifs sur les entreprises, mais surtout sur les employés à faibles revenus.
«Ça représente une hausse de 40 %, les employeurs n’auront pas d’autre choix que de supprimer des emplois», dit-elle, ajoutant qu’il faut des mesures fiscales pour aider les travailleurs.
Que changerait pour vous un salaire de 15 $/h ?
 
PHOTO HUGO DUCHAINE
«Je pourrais fonder une famille si je gagnais 15 $/h. Pour l’instant, je ne peux pas penser à avoir des enfants, car j’arrive à peine à payer pour me loger et me nourrir. [...] J’habite dans un tout petit logement et, à l’épicerie, je dois regarder les spéciaux et ne pas trop acheter de viande pour ne pas dépenser trop, car je vis de paie en paie.» –Noé Ardéadia, travail­leur en construction
 
PHOTO HUGO DUCHAINE
«Ce serait plus juste, je pourrais vivre au lieu de survivre. Je loue seulement une chambre, car je n’ai même pas les moyens d’avoir mon propre appartement. [...] J’aimerais pouvoir aider financièrement mes enfants et ma mère, qui est très pauvre. J’ai déjà demandé une augmentation de salaire, mais mon patron s’en fichait.» –Delia Ardate, couturière
 
PHOTO HUGO DUCHAINE
«Je ne serais plus pris à la gorge, car j’attends toujours mon prochain chèque de paie et je n’arrive pas à économiser de l’argent. Quand j’ai payé mon loyer, l’électricité et l’épicerie, il ne me reste plus rien et je n’ai pas d’auto. Et impossible de penser à m’acheter une maison. [...] Je dois faire appel aux banques alimentaires quand je n’y arrive pas.» – Mathieu Proulx, con­cier­ge 

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