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Dates de péremption : les aliments que l'on garde, et ceux que l'on jette

Publié par MaRichesse.Com sur 31 Octobre 2016, 18:34pm

Catégories : #ALIMENT, #SANTE-BIEN-ETRE

Dates de péremption : les aliments que l'on garde, et ceux que l'on jette

Comment sont calculées les dates de péremption ? Peut-on consommer un produit « officiellement » périmé ? Quels sont les aliments les plus dangereux ? On fait le point.

Comment lire l’étiquette ?
 
Selon la loi, l’étiquette des produits alimentaires doit comporter « la date jusqu’à laquelle la denrée conserve ses propriétés spécifiques, ainsi que l’indication des conditions particulières de conservation ». Derrière cette formulation un peu floue, les professionnels ont créé deux types de dates sur les étiquettes.
 
La date limite de consommation (DLC)
 
Elle est indiquée par la mention « à consommer jusqu’au… » suivie du jour, du mois et de l’année. Cette mention est obligatoire pour les produits périssables : au-delà de cette date, les aliments présentent en effet un danger immédiat pour la santé (salmonellose, listériose, etc.). Il ne faut donc jamais la dépasser.
 
La date limite d’utilisation optimale (DLUO)
 
Présentée sous la forme « à consommer de préférence avant… », elle n’est donnée qu’à titre indicatif et concerne uniquement certains produits (boissons, conserves, café, etc.). Passée cette date, le produit peut encore être consommé, mais ses qualités gustatives et nutritionnelles ne sont plus garanties : les gâteaux seront plus secs, le jus de fruit perdra ses vitamines, etc. Mais même si le risque est plus limité, la prudence veut que l’on évite de consommer un produit dont le DLUO est dépassée depuis Pâques dernier.
 
Existe-t-il une marge de quelques jours ?
 
Le test de l'œuf
Pour vérifier que votre œuf peut encore être consommé, plongez-le dans un récipient rempli d'eau froide. S'il reste au fond, il est frais ; s'il remonte légèrement, il sera encore bon consommé cuit ; s'il flotte à la surface, il faut le jeter. Et si vous aimez votre œuf à la coque, il est recommandé de le déguster extra frais, soit au maximum 9 jours après la ponte.
 
La date limite de consommation est calculée en laboratoire : le produit est soumis à des tests de vieillissement pour évaluer à quel moment la quantité de bactéries est trop importante pour qu’il soit consommé. En général, les laboratoires gardent quelques jours de sécurité, pour prévoir des anomalies de conservation par les consommateurs (rupture de la chaîne du froid, par exemple). On peut donc consommer sans trop de risques un produit 24 heures après sa date limite de consommation. Toutefois, le risque dépend de l'aliment : quelques jours après sa DLC, un yaourt deviendra simplement acide, tandis que de la charcuterie ou du poisson cuisiné deviendront franchement dangereux.
 
Un produit ouvert conserve-t-il la même DLC ?
 
Absolument pas ! La date limite est calculée pour des conditions normales d’utilisation : produit placé au réfrigérateur, fermé hermétiquement, etc. Dès qu’un produit type laitage, charcuterie ou viande a été entamé, vous avez 48 heures pour le consommer, quel que doit sa date limite de consommation.
 
Peut-on congeler un produit bientôt périmé ?
 
Oui, mais en prenant vos précautions. Il convient de noter sur une étiquette le nombre de jours restants avant la date limite de consommation : une fois décongelé, c’est également le nombre de jours qu’il vous restera pour manger le produit. En revanche, ne congelez jamais un aliment dont la date limite de consommation est dépassée. Même si la congélation stoppe la multiplication des bactéries, elle ne tue pas celles qui sont initialement présentes. Lors de la décongélation du produit, leur prolifération reprendra même plus rapidement et vous courrez le risque d’une intoxication alimentaire.
 
À la poubelle !
 
Il arrive qu’un aliment non périmé ait une allure bizarre : on nettoie ou on jette ? Voici une liste - non exhaustive – des denrées qui doivent filer directement à la poubelle.
 
 
 
 
Pain, céréales ou fruits secs présentant des traces de moisissure : celles-ci peuvent se révéler extrêmement nocives.
​Viandes et charcuteries dont l’emballage plastique a gonflé : c’est le signe d’une fuite qui peut avoir permis à des germes de se développer.
Produits riches en eau présentant des traces de moisissures, comme les soupes, les jus et les compotes.
Boîtes de conserves dont le couvercle a bombé : c’est sans doute le signe d’une présence importante de bactéries.
Viandes, volailles ou poissons à l’odeur suspecte ou à l’aspect gluant : la présence de salmonelles est possible.
Œufs dont la date de péremption a été effacée qui remontent à la surface quand on les place dans l'eau (voir encadré) ou fêlés : la présence de salmonelles est possible (les œufs sont la première cause d'infection alimentaire d'origine bactérienne. C'est l'un des aliments avec lequel il ne faut pas jouer.
Que faire avec ses jaunes d'œufs
 
On garde !
Bon à savoir, le miel, le riz, les épices, le sucre et les pâtes peuvent se conserver des années après la date de péremption. En effet, les bactéries ne peuvent pas s'y développer. Le seul risque ? Un goût altéré. On garde son yaourt nature jusqu'à 3 semaines après la DLC et son lait UHT (non ouvert) jusqu'à 2 mois après la date de péremption.

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