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Dans six commissariats de l'Essonne, les portes ne ferment plus

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Octobre 2016, 04:25am

Catégories : #FRANCE, #POLICE

Dans six commissariats de l'Essonne, les portes ne ferment plus

En plein plan Vigipirate, alors que les forces de l’ordre sont sur le qui-vive pour prévenir d’éventuels attentats, le constat est inquiétant : les portes d’accès de six commissariats de l’Essonne sont hors d’usage. Sans des dispositifs bricolés tant bien que mal par les fonctionnaires, il suffirait de pousser la porte pour s’introduire dans leurs QG locaux. « Nos collègues ne sont pas en sécurité, les policiers sont des cibles pour les terroristes », rappelle le syndicat de police Alliance, qui demande que des réparations soient entreprises au plus vite.

À Longjumeau, la serrure de la porte d’entrée ne fonctionne plus du tout. Les policiers doivent la bloquer avec un manche à balai afin de la bloquer. À Étampes, c’est le portail d’entrée du commissariat qui ne ferme plus. Il est cadenassé grâce à une chaîne de vélo. Du côté de Sainte-Geneviève, le portail du parking n’existe plus : des barrières en métal font office de rempart. À Montgeron et Brunoy, les portails vandalisés restent ouverts. Dernier incident en date : en tentant de fermer le portail du commissariat d’Athis-Mons, qui est coincé, un policier s’est fracturé le pied il y a quelques semaines.

Des réparations demandées il y a cinq mois

 

 
 

 

 

Au commissariat de Sainte-Geneviève-des-Bois, des barrières Vauban font office de portail. (LP)

 

Ces problèmes aux portes d’accès des commissariats datent dans certains cas de plus de cinq mois. Sans que des réparations soient entreprises « Les demandes ont été transmises à la direction centrale », indique la direction départementale de la police en Essonne. Car désormais, le budget alloué aux travaux n’est plus géré localement, mais au niveau régional. Et la direction centrale — dont les effectifs n’ont pas été augmentés — doit arbitrer entre les demandes faites par les polices de tous les départements d’Ile-de-France. « Et nous sommes souvent les plus mal lotis en grande couronne », peste un commissaire de l’Essonne.

Le projet de rénovation du commissariat des Ulis, dont les travaux étaient prévus pour cette année, est d’ailleurs toujours en stand-by. « Et ce n’est pas tout, à Grigny, il y a des rats partout dans le bâtiment, dans d’autres bâtiments ce sont des cafards ou des WC bouchés durant des semaines », soupire le syndicat Alliance dans un tract réclamant des travaux au plus vite. « On est à la limite de l’insalubrité », soupire un policier d’Étampes.

Un syndicat dénonce les « tâches indues » de la protection des personnalités

Qu’ont en commun l’ex-femme de Manuel Valls, le recteur de la mosquée de Courcouronnes Khalil Merroun et le rabbin de Ris Michel Serfaty ? Ils sont tous au centre des crispations des policiers de l’Essonne. Dans un tract, le syndicat de police Alliance dénonce les « tâches indues » qui leur incombent. « Nous n’avons pas les effectifs suffisant pour nous permettre d’assurer des missions de sécurité auprès des personnalités », rappelle Claude Carillo, délégué départemental qui réclame depuis des mois le renfort de 300 fonctionnaires.

Deux policiers sont affectés 24 heures/24 devant l’appartement de l’ex-femme du Premier ministre à Evry. Michel Serfaty dispose, lui, d’une équipe de trois policiers dès qu’il quitte son domicile. Et Khalil Merroun est accompagné de deux fonctionnaires en civil dès qu’il sort. « C’est autant de personne en moins sur le terrain pour patrouiller, reprend le syndicat de police Alliance. C’est un service spécialisé dans les missions de protection qui devrait s’occuper de ça, pas les hommes du commissariat local. Et c’est sans compter toutes les visites ministérielles chaque week-end… »

Si les effectifs n’ont pas baissé à la rentrée 2016, l’Essonne compte aujourd’hui près de 2 050 policiers, soit 150 de moins qu’en 2011. « C’est pour cette raison que nous faisons la chasse aux tâches indues se justifie le syndicat de police Alliance, qui pointe également du doigt d’autres points noirs. « Garder les prisonniers lorsqu’ils sont à l’hôpital cela prend près de 2000 heures dans l’année, il faudrait une réflexion de fond, pour qu’une unité centrale au niveau de la région soit créée à la pénitentiaire pour garder ces détenus », indique-t-on chez Alliance.

Pour assurer la sécurité à Corbeil après un homicide entre bandes rivales le 13 septembre, la préfecture a été contrainte de demander le renfort de policiers des départements voisins.

Malgré cela, le ministère de l’Intérieur estime que « ce ne sont pas des tâches indues ». « Protéger les personnes et les lieux cela fait partie de la mission de la police, rappelle un responsable. Que ce soit pour des politiciens, des religieux ou même des journalistes comme c’était le cas pour Charlie Hebdo. Chaque cas fait l’objet d’une étude de la menace potentielle. »

  leparisien.fr

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