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Conseils, science, sante et bien-être


Comment mieux gérer les dangers d'une foule en panique?

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Octobre 2016, 11:57am

Catégories : #ASTUCES, #VIE

Comment mieux gérer les dangers d'une foule en panique?

Le stress augmente la propension des individus à réagir aux signaux sociaux et, par la même occasion, la fréquence et l'ampleur des comportements moutonniers.

Dans les situations d'urgence que sont les incendies, les catastrophes naturelles ou encore les attentats terroristes, les risques d'un mouvement de panique sont souvent équivalents, voire supérieurs à la calamité qui les aura causés. Mais qu'est-ce qui fait qu'une foule peut devenir folle et où sont les zones les plus dangereuses sur son passage?

Pour répondre à ces questions, des chercheurs ont eu recours à un environnement virtuel en 3D et ont observé qu'aux endroits les plus stratégiques –virages, goulots d'étranglement, voies sans issue, etc.– le stress augmente la propension des individus à réagir aux signaux sociaux et, par la même occasion, la fréquence et l'ampleur des comportements moutonniers.

Leur étude, publiée dans le numéro de septembre du Journal of The Royal Society Interface, a rassemblé 36 volontaires qui devaient mouvoir leur avatar sur un écran d'ordinateur en vue subjective. Comme on le voit sur cette vidéo, les chercheurs avaient pour leur part une vision d'ensemble du groupe:


 

«Nos expériences montrent que des environnements virtuels peuvent nous aider à analyser le comportement humain dans des situations d'urgence –ce qui n'est pas possible dans le monde réel pour des questions d'éthique et de sécurité», expliqueMehdi Moussaïd, l'auteur principal de ce travail, affilié au Centre de recherche sur la rationalité adaptative de l'Institut Max-Planck pour le développement humain.

«Dans des environnements virtuels, le comportement humain est conforme à celui qu'on peut observer dans le réel. Des environnements virtuels immersifs sont donc des outils très prometteurs et dont l'utilité ne se limite pas à la recherche comportementale. Par exemples, des architectes et des planificateurs urbains peuvent s'en servir pour tester des plans d'évacuation», ajoute Moussaïd.

 

Propension à dépasser par la droite

Dans l'expérience, les volontaires stressés par des lumières clignotantes, des départs de feu et autres ombres inquiétantes, devaient évacuer un immeuble possédant théoriquement quatre sorties, mais qui n'en avait en réalité qu'une seule d'utilisable. La majorité des participants ne savaient pas quelle issue était ouverte, mais quelques rares élus étaient aidés par une flèche en haut de leur écran. Si personne n'avait d'information sur l'identité des guides, tout le monde était au courant de leur existence. Et pour corser le tout, le cobayes étaient soumis à une pression temporelle et financière: s'ils réussissaient à évacuer en moins de 50 secondes, ils obtenaient un bonus convertissable en argent; à l'inverse, s'ils lambinaient, ils devaient mettre la main à la poche.

Les scientifiques ont été capables de montrer que les comportements virtuels sont très similaires à ceux connus dans le monde réel. Par exemple, sur un écran ou dans la vraie vie, l'écrasante majorité des dépassements se font par la droite, soit le mouvement intuitif dans les sociétés occidentales.

En outre, l'expérience observe que plus le stress augmente, plus les gens poussent et se rentrent dedans. Les endroits les plus dangereux sont ceux où des décisions doivent être prises rapidement, où des goulots d'étranglement génèrent un embouteillage et où des voies sans issue forcent les premières lignes à rebrousser chemin et à se confronter au reste de la foule. Dans ces cas de densité humaine et de stress élevés, les individus sont particulièrement sensibles aux «signaux sociaux» qu'ils pensent lire dans les mouvements de leurs congénères et qui semblent relever du «bon chemin à prendre» –ce qui se solde généralement et malheureusement par des réflexes moutonniers n'ayant absolument rien d'une solution, vu que tout le monde finit par se marcher dessus. 

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