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À Strasbourg, Nicolas Sarkozy veut «mettre les points sur les i»

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Octobre 2016, 03:59am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

À Strasbourg, Nicolas Sarkozy veut «mettre les points sur les i»

Accusé de populisme et de dérive droitière, à gauche comme à droite, l'ex-président a défendu sa campagne lundi soir dans le Bas-Rhin. «Notre primaire ça doit être une opportunité d'évoquer les sujets qui vous intéressent vraiment, pas ceux qu'on voudrait taire», a-t-il justifié.

En meeting lundi soir à Reichstett dans le Bas-Rhin, devant un millier de personnes réunies, Nicolas Sarkozy a longuement insisté sur les sujets qu'il «voulait» évoquer dans cette primaire «sans être pour autant caricaturé». «Je veux que l'on puisse parler de souveraineté du peuple sans être accusé de démagogie, je veux que l'on puisse parler des problèmes d'immigration sans être accusé de xénophobie», énumère Nicolas Sarkozy, avant d'aborder ensuite «l'islam politique» ou encore «l'assimilation». «Notre primaire ça doit être une opportunité d'évoquer les sujets qui vous intéressent vraiment, pas ceux qu'on voudrait taire». «Je ne laisserai pas voler aux Français, le débat des primaires», affirme-t-il encore. Une semaine après la sortie du livre de Patrick Buisson et une série de mauvaises nouvelles et critiques de sa campagne par ses adversaires, Nicolas Sarkozy redit qu'il ne répondra «pas aux bassesses, aux outrances».

Néanmoins, le candidat à la primaire de la droite et du centre veut «mettre les points sur les i», précise-t-il, accompagné de nombreux élus et parlementaires. «Je veux que l'on puisse interroger les Français par référendum sur les questions qui les préoccupent sans être immédiatement accusé d'être un populiste», lance-t-il à la tribune avant de rebondir sur ses propos et les accusations qui lui sont faites, tant par la gauche que par une partie de ses rivaux à la primaire. «Oui populiste, c'est tout ceux qui n'aiment pas le peuple! Ceux qui me traitent de populiste, c'est ceux qui ne comprennent plus le peuple, c'est ceux qui ont oublié le peuple. La gauche a oublié les travailleurs, la gauche a trahi les ouvriers, et maintenant la gauche trahit le peuple». La salle applaudit vivement. Les drapeaux tricolores s'élèvent. Dès lors, soulignant «le choix très important» que représentait l'élection à venir, qui «m'impose comme il devrait l'imposer à chaque candidat de parler clair, de Français à Français, de patriote à patriote», il en vient à redire qu'il tiendrait dans cette campagne «un discours de vérité».

«On me dit votre discours va attiser les passions. Ah bon?», réagit encore Nicolas Sarkozy à la tribune, une manière de répondre aux critiques de ses concurrents qui lui reprochent de plus en plus ouvertement une campagne trop droitière. «Ça me fait penser à ce monsieur qui regarde la maison qui brûle. Il crie au feu!», répond Nicolas Sarkozy. «Celui qui est très intelligent regarde le monsieur devant la maison qui brûle et dit vous êtes un dangereux incendiaire! Mais la maison brûle. Notre rôle c'est de donner une voix à la majorité silencieuse», poursuit-il. Dès lors, le candidat se veut confiant sur l'issue du scrutin, ironisant sur ses concurrents: «Le 27 novembre, comme ce sera touchant, ils seront en harmonie avec ce que j'ai dit. Vous verrez la Toussaint sera passée et ce sera Pâques avant l'heure. Tout le monde sera rassemblé!»

Sans citer le nom de son principal adversaire Alain Juppé, Nicolas Sarkozy dénonce sa stratégie de campagne. «On m'a dit il faut une primaire loyale. Où est la loyauté, quand on appelle les électeurs de gauche à venir voter? Où est la loyauté quand on appelle les électeurs de gauche à signer - parjure un papier dans lequel ils s'engageraient à partager les valeurs de la droite et du centre alors même qu'ils n'en partagent aucune?», embraye l'ancien président à la tribune avant de se faire encore un peu plus explicite. «Je ne pense pas que pour tourner la page du socialisme il faille choisir comme allié Bayrou qui nous y a fait entrer.» Depuis le début de la primaire, François Bayrou soutient Alain Juppé. «Sinon il va falloir faire des compromis avec eux. Moi je veux une alternance franche!», martèle l'ancien chef de l'État. «Quand on se prépare à appeler les électeurs de gauche c'est qu'on se prépare à des arrangements. Après presque cinquante minutes de discours et avoir balayé tous les sujets de campagne de «l'islam politique» à «l'assistanat», de la défiscalisation des heures supplémentaires à la baisse des impôts en cas de réélection, de la place des séniors dans la société à l'héritage, de la politique migratoire à la politique européenne, du déclassement des classes moyennes au rétablissement de l'autorité dans la société, Nicolas Sarkozy se veut plus déterminé que jamais: «On va gagner!», conclut-il sous les applaudissements de la salle. 

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