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A son procès, Jean-Marie Le Pen qualifié de "détail de l'histoire du FN"

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Octobre 2016, 09:27am

Catégories : #JUSTICE, #POLITIQUE, #FRANCE

A son procès, Jean-Marie Le Pen qualifié de "détail de l'histoire du FN"
Ce mercredi, Jean-Marie Le Pen était au tribunal de Grande instance de Nanterre pour tenter de faire invalider son exclusion du FN. Mais son avocat et celui du parti frontiste se sont surtout livrés à un concours de "punchlines".

 

"J’attends la victoire de la justice". Jean-Marie Le Pen est arrivé ce mercredi un peu avant 14h au tribunal de Grande instance de Nanterre. Fatigué, le cofondateur du FN ne s’est pas éternisé devant la presse. Pour la quatrième fois depuis son exclusion du FN en mai 2015, il demande à la justice d’invalider cette décision. L’audience de ce mercredi doit notamment examiner la validité de la procédure de mise à pied. Pour le préjudice subi, Jean-Marie Le Pen réclame au passage la bagatelle de deux millions d’euros.

 

Les chambres à gaz, c'est dérisoire ?  Me Sauveur, avocat du FN

 

Selon Me Joachim, l’avocat du "Menhir", cette exclusion est entachée de multiples vices de formes. Durant près de 50 minutes, il a tenté d’en faire l’inventaire. Il a notamment insisté sur le refus des dirigeants du FN d’accorder à Jean-Marie Le Pen le droit - qui est pourtant le sien en tant que président d’honneur - d’assister au fameux bureau exécutif du 20 août 2015 – rebaptisé "bureau exécuteur" –, celui-là même qui a entériné son exclusion.

 

Mais au-delà des motifs purement formels, l’avocat a surtout tenté d’embarquer la juge sur un terrain plus glissant, celui d’un règlement de compte entre un père et une fille. "Il s’agit d’un parricide et d’une exécution politique", a-t-il affirmé.

 

Les mots contre Marine Le Pen et ses proches - qualifiés de "sbires" - sont parfois violents. Sans son cofondateur, le FN serait devenu "une coterie d’ambitieux, un ramassis de gens qui veulent des postes, qui à 23 ans sortent de Sciences Po et sont prêts à tout pour devenir député et être payés 6000 euros".  "Et ça veut gouverner la France, ça !", plastronne Me Joaquim. Selon lui, les motifs qui ont conduit la présidente du FN à mettre à la porte du parti son propre père sont "dérisoires" et "ridicules". Des adjectifs qui scandalisent pour Me Sauveur, l’avocat du FN : "Les chambres à gaz, c’est juste six millions de morts. Ce n’est pas grave ? C’est dérisoire ?"

 

 
J'ai cru entendre l'avocat du Mrap  Jean-Marie le Pen

 

Dans une plaidoirie plutôt confuse, il a tenté de balayer les arguments juridiques concernant la procédure. "J’ai dû creuser à la truelle pour trouver du droit dans cette assignation", dit-il. En réalité, il s’est borné à diaboliser Jean-Marie Le Pen, rappelant ses multiples condamnations à la suite de dérapages. Il a également énuméré toutes ses déclarations provocantes à l’égard des dirigeants du FN depuis son exclusion, notamment celle sur "les gestapettes" qui gravitent autour de Florian Philippot. 

 

Me Sauveur a aussi ironisé sur la somme "symbolique" (dixit Jean-Marie Le Pen) réclamée pour préjudice subi. "Vous connaissez le franc symbolique et l’euro symbolique. Le demandeur a l’honneur de vous demander deux millions d’euros symboliques"

 

En conclusion, il paraphrasé Jean-Marie Le Pen lui-même en le qualifiant de "point de détail de l’histoire du FN". A sa sortie, l’intéressé, visiblement agacé, n’a pas manqué de le tacler. "J’ai cru entendre l’avocat du Mrap", a-t-il lancé. Le délibéré est attendu pour le 17 novembre. 

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