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Conseils, science, sante et bien-être


6 facettes de la peur

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Octobre 2016, 11:23am

Catégories : #ASTUCES, #SANTE-BIEN-ETRE, #SCIENCE

6 facettes de la peur

La peur est un diamant brut : elle a plusieurs facettes. Elle signale les dangers, invite à la prudence, permet d’envisager des futurs possibles et de faire des choix. En excès, elle se transforme en anxiété. Pendant la période de l’Halloween, elle peut susciter des frissons agréables.

  1. Que se passe-t-il quand on a peur ? Imaginez que vous rencontrez un ours ou qu’un individu louche vous suive dans la nuit. C’est l’alerte: les battements de votre cœur s’accélèrent, vous tremblez et vous transpirez. Votre cerveau libère plusieurs substances chimiques dans votre corps, ce qui vous donne un surplus d’énergie, fait taire toute sensation douloureuse et suspend les pensées qui vous occupent. Ayant la capacité de vous concentrer sur l’objet terrifiant, vous êtes en mesure d’adopter un comportement (on espère le bon): vous battre, crier, fuir ou vous figer.
  2. Détecter un danger en 70 millisecondes. On serait porté à croire que c’est le fait de «voir» un danger qui éveille la peur: vous marchez dans la forêt, vous apercevez l’ours, la peur monte. Mais selon une recherche récente, l’amygdale (sorte de noyau en forme d’amande qui se trouve dans notre cerveau et dont le rôle est de détecter tout danger imminent) percevrait la menace avant que nos yeux ou notre conscience le fassent. Amygdale: 70 millisecondes. Cortex visuel: 100 millisecondes. Pour survivre, l’humain repère les risques avant même de les voir.
  3. Quand la peur s’ancre. Une facette indésirable de la peur est qu’elle s’installe parfois à demeure. Elle s’invite chez vous en quasi-permanence, et vous ne savez même plus de quoi vous avez peur. Vous savez juste que vous êtes tout le temps sur le qui-vive, ce qui est bien fatigant. C’est l’anxiété, un état d’hypervigilance difficile à calmer. Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à l’anxiété, certaines saisons sont aussi plus propices à cet état de tension. Quand les nuits sont longues, on a le temps de se faire du mauvais sang. Il faut alors faire du sport.
  4. La peur est une histoire. Une romancière américaine, Karen Thompson Walker, nous rappelle dans une conférence TED que nous sommes tous des romanciers en herbe. La peur, dit-elle, a besoin de personnages, d’une intrigue, d’images fortes, d’un suspense et d’une question: «qu’est-ce qui va arriver?» C’est la même chose pour toute histoire, pour tout roman et pour toute peur. Si, dans les moments de peurs imaginées, on prend une certaine distance et on réalise qu’on est en train de se raconter une histoire, ce sera peut-être plus facile de désamorcer le scénario catastrophe.
  5. Les peurs nous informent. Nous pouvons aussi entendre ce que nos craintes tentent de nous dire et en tirer des enseignements utiles pour notre futur, mais encore faut-il écouter les bonnes peurs, rappelle la romancière. Quand j’ai une peur latente et persistante, je peux me demander ce que je pourrais changer dans ma vie pour ne plus ressentir cette peur. Par exemple: j’ai peur d’être malade. Et si je dormais et mangeais mieux? Ça ne pourrait pas nuire, en tout cas.
  6. La peur comme exercice et divertissement. En cette saison d’assombrissement, ce peut être une bonne idée de s’intéresser à des films ou des romans qui font peur, à des histoires abracadabrantes. S’entendre raconter des histoires de peur libérerait certaines émotions. Bien installé dans le sofa de votre salon, vous regardez un film d’horreur et votre cerveau pense qu’il fait face au danger, qu’il l’affronte, que vous êtes brave! Après quelques minutes de peur divertissante, on aurait l’impression d’avoir fait un effort et un sentiment d’accomplissement en résulterait. L’avantage principal est que notre cerveau sait que c’est un jeu, mais que notre corps a l’impression que c’est réel. Évidemment, il faut aimer les sensations fortes, mais peut-être qu’on peut s’y exercer un peu? C’est pour ça que l’Halloween existe: pour nous faire avaler la pilule de l’hiver qui s’en vient et des longues nuits épeurantes.

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