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Conseils, science, sante et bien-être


5 techniques pour postuler dans une université étrangère

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Octobre 2016, 11:07am

Catégories : #ASTUCES, #ECOLE

5 techniques pour postuler dans une université étrangère

«Avec la globalisation de l’enseignement supérieur, les études à l’étranger sont aujourd’hui un passage obligé: elles sont synonymes d’ouverture sur le monde», explique Catherine Saracco, directrice des études au sein du département Master en sciences des organisations à l’université Paris Dauphine, consultante en orientation scolaire à l’international et fondatrice du sitekickstartstudentcarreer. Une tendance qui va, de toute évidence, aller croissante. «Les recruteurs vont de plus en plus valoriser les diplômés ayant effectué une partie importante de leurs études à l’étranger». Selon une étude de l’agence Erasmus + datant du mois de mai dernier, trois jeunes ayant effectué un séjour à l’étranger sur quatre sont davantage protégés du chômage et ont accès à des emplois plus stables et mieux rémunérés. Mais faire ses études à l’étranger n’est pas une décision à prendre à la légère. Il faut la réfléchir et l’anticiper car les démarches à priorité sont souvent longues et laborieuses. Catherine Saracco livre cinq conseils pour mener à bien son projet d’étude à l’étranger. 

 

1. Partir: être sûr d’être prêt à s’adapter

Les études à l’étranger doivent être un choix mûri et pleinement assumé. Le jeune va devenir bilingue, découvrir un autre système éducatif, se familiariser avec d’autres approches pédagogiques et cela nécessite un investissement humain et cognitif considérable que chaque jeune adulte n’est pas toujours en mesure de faire. Cela nécessite de grosses capacités de travail et d’adaptation qui ne sont pas à la portée de tous. Il faut donc clarifier différents facteurs et s’assurer de la maturité, du niveau scolaire, de la maîtrise de langues étrangère du jeune et de la pertinence de son choix de pays. Partir étudier à l’étranger ne peut pas être une décision que l’on prend sur un coup de tête, à la légère. 

 

2. Candidatures: ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier

Il faut compter une moyenne de 18 mois pour la préparation d’un projet d’étude à l’étranger, surtout si une remise à niveau de la langue étrangère s’impose et qu’il est nécessaire d’obtenir des certifications en langue de type de TOEFL (Test of English as a Foreign Language) ou IELTS (International English Language Testing System) - ce qui est le cas dans presque tous les dossiers de candidature. Il est donc conseillé de commencer le montage du dossier entre la classe de 1ere et de Terminale et poser rapidement les jalons du plan d’action. Car le montage du dossier d’inscription, en particulier pour les universités américaines et canadiennes compte de nombreuses formalités administratives et peut être très chronophage.

Les universités américaines restent plébiscitées par les étudiants - même si l’on observe une attractivité croissante des établissements suisses et allemands. Mais il faut garder en tête qu’il est très difficile, même pour les élèves excellents, d’intégrer une université américaine. Les universités californiennes par exemple, (UCLA ; Stanford, Berkeley), reçoivent 100 000 demandes pour 6 000 places. La priorité va d’abord aux étudiants californiens, ensuite aux étudiants américains en dehors de l’État et ensuite aux dossiers internationaux. Il est donc impératif de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et postuler à plusieurs universités, même si cela prend du temps.

 

«À compétences égales, un dossier sera valorisé si le candidat démontre qu’il s’investit dans des activités culturelles, sportives ou caritatives».

 

Catherine Saracco

 

3. Lettre de motivation: mettre en avant vos compétences sociales

Souvent, dans la préparation des dossiers d’inscription, les étudiants français raisonnent avec des réflexes franco-français alors que les codes anglophones et germanophones sont différents. Même si la lettre de motivation anglophone requiert le même formalisme qu’en France, la philosophie n’est pas la même. Certes, les diplômes et les notes comptent mais une grande attention est portée à l’expérience ( les petits boulots, les passe-temps, le bénévolat, les compétences sociales). Il faut être concis, pragmatique et se concentrer sur ses résultats et ses expériences positives. Le plus important, ce sont les «accomplissements personnels («achievements»). Il faut être capable de montrer qu’on est singulier. L’une des pièces maîtresses du dossier d’inscription anglophone est le statement of purpose (SoP), soit la «déclaration d’intention». Le candidat doit raconter en deux pages l’histoire de son parcours et ce qui l’a amené à choisir une formation en particulier à l’étranger. Même en étant bilingue et polytechnicien, l’exercice est très délicat.

Au-delà des compétences techniques, les recrutements de candidats étrangers dans les universités internationales intègrent fortement dans leurs critères de sélection ce qu’on appelle les compétences dites «sociales». Ainsi, à compétences égales, un dossier sera davantage valorisé si le postulant démontre qu’il s’investit dans des activités culturelles, sportives ou caritatives. Car cela démontre la motivation personnelle, la capacité d’adaptation, l’autonomie et la singularité du candidat. 

 

4. Prix: pensez aux possibilités de bourses

Même si les parents sont prêts à d’importants sacrifices financiers, ils ont tendance à sous-estimer les frais très élevés que nécessitent les études, en particulier dans la sphère anglo-saxonne. En moyenne, ils sont prêts à payer environ 20% de plus que pour un cursus français. Les études aux États-Unis, qui font rêver de nombreux étudiants représentent, frais d’inscription et de vie courante inclus, un surcoût 12 fois supérieur à ce que les parents projetaient au départ. Il faut compter, pour une année dans une université américaine, entre 18 000 et 25 000 euros. La planification financière est donc indispensable.

Au Canada et en particulier au Québec, les coûts sont moindres et oscillent entre 4 000 et 18 000 euros l’année. À noter: les étudiants français sont favorisés dans les universités québécoises.

En revanche, pour les universités européennes, les coûts sont moindres, sauf pour la Grande-Bretagne, où il faut compter en moyenne 10 000 euros par an, frais d’inscription et de vie courante inclus. En Allemagne et en Suisse, pour les frais d’inscription seulement, il faut compter entre 1 000 à 1 500 euros par an. C’est donc très intéressant financièrement, d’autant plus que les deux pays comptent des universités d’excellence de niveau mondial. On assiste à une vraie montée en puissance de ces deux pays.

Il faut garder à l’esprit qu’il existe quelques systèmes de bourse avantageux: la boursefulbright pour les États-Unis, qui fonctionne sur critères académiques; la bourse Vanier pour effectuer un doctorat au Canada (50 000 euros l’année) ou encore les bourses Zellidja en fonction de la motivation et de la pertinence du projet. Même si le ministère des Affaires étrangères ne finance plus la mobilité des étudiants à l’étranger, il fait quelques exceptions avec le Collège d’Europe à Bruges en Belgique ou à Natolin en Pologne, dans le cadre de sonprogramme d’excellence Lavoisier.

 

«Sans aligner esprit et cœur il sera très compliqué de réussir dans le monde de demain».

 

Catherine Saracco

 

5. Choix d’études: les recruteurs cherchent des profils hybrides

Le raz de marée de la digitalisation bouscule considérablement les nomenclatures établies des métiers. Certes, les disciplines canoniques comme le droit ou la médecine demeurent mais de manière générale, les frontières disciplinaires deviennent de plus en plus poreuses. La tendance montre une exigence de plus en plus forte de pluridisciplinarité. C’est un facteur différenciant de plus en plus important. On note une tendance certaine chez les recruteurs à valoriser les profils hybrides et ceci est d’autant plus vrai à l’international. L’avenir est donc aux programmes d’étude qui croisent l’acquisition de solides compétences techniques avec des soft skills (la créativité, le développement de la pensée critique, une capacité de jugement et beaucoup d’adaptabilité). Sans aligner esprit et cœur il sera très compliqué de réussir dans le monde de demain. C’est à prendre en compte dans le choix du programme d’étude à l’étranger.


● Les dates à retenir pour postuler dans une université étrangère

- Pour les universités britanniques et UCAS (l’équivalent d’APB), les inscriptions doivent être finalisées au début du mois de janvier pour un démarrage de la scolarité dans la même année. Pour ce qu’on appelle les «Oxbridge», ou les universités britanniques Oxford et Cambridge, les inscriptions sont closes chaque année le 5 octobre.

- En Allemagne et en Suisse, les études obéissent à un système semestrialisé. Les procédures de dépôt de candidatures se font donc entre mars et la mi-juillet pour l’Allemagne et dès la mi-janvier jusqu’en avril, pour la Suisse. 

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