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Conseils, science, sante et bien-être


5 conseils pour être sûr de ne pas gagner le prix Nobel

Publié par MaRichesse.Com sur 3 Octobre 2016, 11:36am

Catégories : #ASTUCES, #INSOLITE, #5-TRUCS-A-SAVOIR

5 conseils pour être sûr de ne pas gagner le prix Nobel

Les cérémonies vous ennuient, la renommée vous effraie, les bibelots encombrent vos étagères? Le Figaro vous livre cinq conseils pour être quasi-sûrs de ne pas gagner de prix Nobel.

Médecine le lundi, physique le mardi, chimie le mercredi, puis paix, économie et littérature… Mois d'octobre oblige, le millésime 2016 des prix Nobel sera dévoilé à partir du lundi 3 octobre. Les lauréats auront jusqu'au 10 décembre pour préparer leur voyage à Stockholm, où ils se verront remettre un diplôme (œuvre d'art créée par des artistes norvégiens et suédois), une médaille (or vert - mélange d'or et d'argent - 18 carats, plaqué d'or jaune 24 carats) et un document confirmant le montant touché (8 millions de couronnes suédoises par prix (830.000 euros), à partager si plusieurs lauréats).

Si vous ne voulez pas faire le déplacement, que vous n'aimez ni les cérémonies officielles, ni les honneurs, ni les médailles, «Le Figaro» vous livre ses cinq secrets pour booster vos chances de ne jamais gagner de prix Nobel. 

 

• 1. Soyez une femme

La vie est décidément plus douce envers le beau sexe: depuis la création du Nobel en 1901, les prix scientifiques n'ont encombré les femmes qu'à 18 reprises. Marie Curie en cumule deux, ce qui fait 17 lauréates pour les prix de physique (2 gagnantes), chimie (4) et médecine (12) quand ces messieurs en raflaient 565. Les élus ne sont donc que 2,9% à être des élues, et être née femme, même quand on fait partie de la crème de l'élite scientifique, offre d'excellentes garanties de ne jamais être récompensée par un Nobel. Si le risque est également très faible en sciences économiques (1 seule récompensée sur 76 lauréats depuis 1969), il est en revanche bien plus grand pour toutes celles qui s'adonnent à la paix ou à la littérature: dans ces catégories, les dames sont 30, soit 14% du total de 215 lauréats (sans compter les 26 organisations récompensées).

 

• 2. Optez pour la médecine (ou les maths, ou l'écologie)

On a beau parler de «Nobel de médecine» (en réalité, il est nommé «prix de physiologie et médecine»), moins d'un tiers de ses 210 lauréats pratiquent ou ont effectivement pratiqué la médecine. Une carrière de médecin vous offre donc de bonnes chances d'éviter la tuile, à condition toutefois de ne pas vous spécialiser en génétique: celle-ci a permis à 48 chercheurs de remporter un prix Nobel de médecine, quand des domaines comme la dermatologie (1 lauréat), la nutrition (2) ou la gastroentérologie (2) ont su rester plus modestes.

Les mathématiques sont quant à elles une garantie quasi absolue de ne pas gagner. Il est certes arrivé à des mathématiciens de gagner accidentellement la mise (par exemple, John Nash, récompensé en économie pour ses travaux sur la théorie des jeux), mais la discipline ne fait pas l'objet d'une catégorie propre. On a beaucoup glosé sur une prétendue jalousie d'Alfred Nobel envers un mathématicien réputé avec qui sa femme l'aurait trompé. L'explication eût été trop belle… D'aucuns suggèrent donc plutôt qu'un prix international récompensant des travaux mathématiques existait déjà en Suède, ou qu'Alfred Nobel n'aurait tout simplement pas envisagé que les maths puissent en elles-mêmes apporter de «grands bénéfices à l'humanité».

Après avoir, en 1968, ajouté à la liste le prix de sciences économiques (attribué par la banque de Suède), le comité Nobel a décidé qu'aucune nouvelle discipline ne serait plus ajoutée. Tant pis donc pour un autre «oublié» des Nobel, l'environnement ou la climatologie, qui n'était certes pas une préoccupation majeure au début du XXe siècle… 

 

• 3. Naissez en Afrique

Un lauréat né au Maroc, 2 en Algérie, 6 en Égypte, 2 au Liberia, 1 au Nigeria, 1 au Ghana, 1 au Yémen, 1 au Kenya, 1 à Madagascar, 1 au Zimbabwe... Naître, étudier et travailler en Afrique est une excellente façon d'éviter le Nobel. En particulier en sciences: dans la liste qui précède, hormis l'égyptien Ahmed Zewail (qui a mené carrière aux États-Unis), les 4 autres lauréats de prix scientifiques nés en Afrique étaient issus de familles européennes, et sont vite retournés au bercail pour mener études et carrières. Attention toutefois à l'Afrique du Sud, un peu risquée avec 9 lauréats nés sur son sol, dont 4 ont eu des prix scientifiques.

Attention, ne vous fiez pas à l'Océanie: elle semble rassurante avec 13 lauréats seulement (10 en Australie, 3 en Nouvelle-Zélande). Mais ramené au nombre d'habitants, cela fait tout de même 1 Nobel pour 2,94 millions de personnes, soit même pas 2 fois moins qu'en Europe (476 lauréats, soit 1 prix pour 1,56 million d'habitants). L'Afrique reste donc le continent qui vous laisse les plus grands espoirs de discrétion avec 1 prix pour 46,76 millions de personnes.

 

• 4. Ne publiez pas, surtout en tant que premier auteur

«En aucun cas le montant d'un prix ne peut être partagé entre plus de trois personnes», stipule l'article 4 du règlement des Nobel. Faites le compte: un chef de labo ou deux, le premier signataire des travaux récompensés, éventuellement le deuxième... La place est prise! Veillez donc toujours à n'être au mieux que le 3e signataire, vos risques d'avoir un Nobel baisseront sensiblement.

Rêver est parfois plus risqué que de découvrir: les milliers de scientifiques qui ont les premiers détecté le boson de Higgs au Cern en 2012 étaient donc tranquilles. Le Nobel est revenu l'année suivante à Peter Higgs et François Englert, qui n'ont jamais vu l'insaissisable particule mais l'ont imaginée dans les années 1960.

Les espoirs de ceux qui misaient sur les médecines traditionnelles et/ou le fait de ne rien publier dans les grandes revues scientifiques ont, en revanche, été un peu douchés par le Nobel de médecine décerné en 2015 à Youyou Tu. La chercheuse en pharmacie chinoise a découvert et synthétisé, à partir d'un extrait de plante, un traitement contre le paludisme inspiré de la médecine traditionnelle chinoise. Mais elle a peu publié sur ses travaux, et pour cause: Youyou Tu avait été mandatée par Mao Zedong dans le cadre d'un projet militaire secret, et le gouvernement chinois n'était pas... très favorable à l'idée de partager ses résultats avec la communauté scientifique internationale. 

 

• 5. Mourez avant

«Le travail produit par une personne depuis décédée ne peut pas être prix en compte pour une récompense», stipule depuis 1974 l'article 4 des statuts de la Fondation Nobel. Avant cette date, seuls deux prix avaient été délivrés à titre posthume, à Dag Hammarskjöld (Nobel de la paix en 1961) et Erik Axel Karlfeldt (Nobel de littérature en 1931).

Attention toutefois: la règle exige simplement que le lauréat soit vivant lors de l'annonce officielle, mais pas lors de la remise du prix en décembre. La prudence suggère par ailleurs de prendre un peu de marge: le 3 octobre 2011, le Comité Nobel annonçait que le prix de physiologie et médecine était attribué à Ralph Steinman pour ses travaux sur le système immunitaire; mais le jury ignorait que le scientifique était mort... trois jours avant! L'attribution fut maintenue, le Comité Nobel ayant décidé que le jury le lui avait attribué de bonne foi.

Si vous n'êtes pas encore mort, méfiez-vous si vous avez entre 50 et 70 ans, âges concentrant la plus forte concentration de Nobel. Les scientifiques feront particulièrement attention à la cinquantaine, les lauréats ayant en moyenne 55 ans à la remise du prix de physique, et 58 pour la chimie ou la médecine.

 
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