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Conseils, science, sante et bien-être


Vaccination : les médecins sous pression

Publié par MaRichesse.Com sur 29 Septembre 2016, 06:16am

Catégories : #VACCIN

Vaccination : les médecins sous pression

Ils vaccinent  aujourd'hui un enfant sur deux en France, leurs confrères pédiatres assurant le suivi de 45 % et le reste étant pris en charge en PMI (centres de protection maternelle et infantile). En bons médecins de famille, les généralistes devraient mieux savoir — à part nous-même — si l'on est à jour du tétanos, et pouvoir nous persuader qu'immuniser le petit dernier de la rougeole, c'est important.

Médecins traitants, régulièrement présentés — dans les discours — comme les chefs d'orchestre du parcours de soins de chaque Français, ils montent aujourd'hui au front pour relancer la vaccination.

 

Vaste chantier où les doutes et la désaffection croissants inquiètent. Des gestions politiques hasardeuses, avec revirements sur l'hépatite B entre 1994 et 1998, puis l'inutile campagne de vaccination contre la grippe A en 2009, ont amorcé la défiance. Les soupçons et/ou rumeurs d'effets secondaires, comme la sclérose en plaques, liés à certains vaccins, ou à leurs adjuvants, mis en avant par des militants très actifs n'ont cessé depuis de l'accentuer. Et l'on a vu réapparaître des épidémies de rougeole, parfois des oreillons disparus et même le tétanos chez un enfant l'an dernier.

 

La campagne antigrippe bientôt lancée

 

Dans ce paysage, le médecin de famille peut (re)devenir le pilier sur lequel s'appuyer, souligne la SFMG, (Société française de médecine générale). La société savante, qui animera des débats sur la vaccination la semaine prochaine aux Entretiens de Bichat, où Marisol Touraine viendra lancer la campagne annuelle de vaccination antigrippe, doit surtout être reçue demain par le professeur Alain Fisher. Ce spécialiste d'immunologie pédiatrique pilotela concertation citoyenne sur la vaccination voulue par la ministre de la Santé, qui a déjà reçu l'an dernier un rapport complet sur le sujet, commandé à la députée Sandrine Hurel. En fin d'année, il doit à son tour émettre des recommandations, au vu de ses auditions et des avis émis sur l'espace participatif ouvert en ligne* jusqu'au 13 octobre. Les généralistes ont des idées de mesures concrètes pour relancer la vaccination et les y aider.

 

Pour 9 sur 10 d'entre eux, l'utilité de la vaccination, « qui permet de sauver 3 millions de vies tous les ans », ne fait aucun doute. La SFMG l'a mesuré dans une vaste enquête baptisée DIVA, pendant deux ans**. Si une infime part d'entre eux doute ou baisse parfois les bras, dans le face-à-face en huis clos du cabinet médical, c'est qu'ils sont eux aussi sous la pression de cette défiance : 1 sur 4 juge que la présence d'adjuvant dans les vaccins est un frein. 2 sur 3 soulignent l'écueil de devoir prendre autant de temps pour expliquer, justifier, négocier. Car, oui, pour un toubib sur 2, les idées préconçues de leurs patients sur certains vaccins sont une montagne à abattre. Et à changer perpétuellement un calendrier vaccinal qui devrait servir de boussole, les autorités sanitaires n'aident pas, jugent un tiers des généralistes.

 

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