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Une fraudeuse notoire accusée à nouveau

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Septembre 2016, 05:18am

Catégories : #FAITSDIVERS, #JUSTICE, #CANADA

Une fraudeuse notoire accusée à nouveau

Une fraudeuse notoire, qui a déjà été condamnée à la prison pour avoir extorqué des milliers de dollars à ses victimes en prétendant être une huissière, a récemment été arrêtée pour un crime semblable.

Lina Di Salvia-Iozzo a été accusée la semaine dernière de fraude de plus de 5000 $ au palais de justice de Saint-Jérôme. En fait, elle aurait floué pour plus de 120 000 $ trois membres d’une même famille, a-t-on appris.

«J’ai eu vraiment honte de m’être fait embarquer là-dedans. Ça nous a beaucoup affectés. Une chance qu’on ait Diane St-Denis, qui a perdu plusieurs dizaines de milliers de dollars.

 

L’accusée de 73 ans aurait piégé ses présumées victimes en leur proposant de racheter des terrains, des résidences ainsi que des voitures reprises par l’État. Elle se serait fait passer pour l’adjointe d’un huissier, a-t-on appris.

«Elle offrait des opportunités sur des marchandises qu’elle disait saisies», a expliqué le lieutenant Serge Boivin, de la police de Saint-Jérôme.

Ce dernier croit d’ailleurs que Mme Di Salvia-Iozzo aurait pu avoir fait d’autres victimes, ajoutant qu’elle a déjà été condamnée pour des crimes semblables il y a 20 ans (voir autre article).

De rêve à cauchemars

Lorsque Mme St-Denis a rencontré l’accusée, en mai 2014, elle se serait immédiatement fait offrir d’acheter un lot de voitures saisies, qui auraient été revendues avec un bon profit. Elle croyait alors avoir fait une bonne affaire.

«Au début, on avait investi pour des voitures, ensuite, des terrains et des maisons», a-t-elle expliqué.

Mais son père, sa nièce et elle n’auraient jamais vu la couleur de l’argent qui leur était promis. Même chose pour les dizaines de milliers de dollars investis. Mme St-Denis s’est alors grandement inquiétée.

En effectuant des recherches sur internet concernant sa nouvelle amie, elle aurait découvert le passé criminel de cette dernière.

«J’ai vu qu’elle avait fait de la prison pour des histoires semblables à ce qui nous arrivait. Je lisais ça et c’était exactement la même affaire que ce qui nous était arrivé», a lancé Mme St-Denis.

«Je capotais. À ce moment-là, j’ai vraiment réalisé dans quoi on s’était embarqué», a-t-elle ajouté.

Elle a aussitôt porté plainte à la police. Lina Di Salvia-Iozzo a été arrêtée la semaine dernière, puis a comparu au palais de justice de Saint-Jérôme. Elle a pu recouvrer sa liberté, mais devra respecter plusieurs conditions.

Elle ne peut notamment pas avoir en sa possession de documents bancaires (carte de crédit, carte bancaire, chèque ou traites) qui ne sont pas libellés à son nom.

Elle ne peut pas non plus quitter la province et elle a dû remettre son passeport. Elle reviendra en Cour dans quelques mois.

– Avec la collaboration de Christian Plouffe

Si vous avez de l’information à ce sujet, vous pouvez contacter le sergent détective Sylvain Morin au 450 432-3000, poste 2247.

ELLE AVAIT SON BUREAU AU PALAIS DE JUSTICE

Lina Di Salvia-Iozzo s’était déjà fait épingler il y a plus de 20 ans dans une fraude de près de 300 000 $, où elle avait poussé l’audace jusqu’à utiliser un local du palais de justice de Montréal pour y berner ses victimes.

«En sa qualité de fonctionnaire, disait-elle à ses victimes, elle se chargeait d’écouler à bon prix des voitures de luxe récemment saisies», peut-on lire dans un article tiré des archives du Journaldatant de 1995. 

 

Prison

Le 31 août de cette année-là, la femme alors âgée de 53 ans venait d’être condamnée à 18 mois de prison pour deux fraudes. Elle s’était auparavant déjà retrouvée au moins deux autres fois devant les tribunaux, mais avait évité la détention après avoir partiellement remboursé des victimes.

Quelques mois plus tard, en décembre 1995, elle avait été de nouveau arrêtée pour une affaire semblable.

Et pour se donner davantage de crédibilité, elle se faisait passer pour une huissière et rencontrait même parfois ses victimes dans un cubicule du palais de justice de Montréal, disant qu’il s’agissait de son bureau, «mais qui était en fait accessible aux avocats de la défense et à leurs clients», résumait-on dans un article datant de janvier 1996. 

 

« Meilleure cliente »

Elle aurait également offert à certains de leur trouver un emploi comme huissier en échange de commissions. Pour recruter des victimes, elle serait même allée jusqu’à se faire passer pour la directrice de la maison de transition dans laquelle elle était alors pensionnaire.

«C’est une de nos meilleures clientes», avait même dit à l’époque le lieutenant-détective Émile Bisaillon, de l’escouade des fraudes financières de la police de la Communauté urbaine de Montréal.

«Elle signait avec [les victimes] de faux contrats de vente, se faisait payer un acompte substantiel sur la chose offerte, signait un reçu au client et s’engageait par écrit à livrer le bien en question», peut-on lire dans un article datant de mars 1997, qui précisait qu’une fois l’acompte payé, les victimes perdaient la trace de la dame.

Malgré le fait qu’elle ait effectué certains remboursements cette année-là, Mme Di Salvia-Iozzo a été condamnée à 54 mois de détention «en raison des récidives». 

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