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UEFA : le Tribunal arbitral du sport démonte l'argumentation de Platini

Publié par MaRichesse.Com sur 21 Septembre 2016, 02:42am

Catégories : #SPORTS, #FOOTBALL, #EUROPE, #JUSTICE

UEFA : le Tribunal arbitral du sport démonte l'argumentation de Platini

Fin août, le clan Platini, déterminé à "laver l'honneur" de l'ancien capitaine de l'équipe de France, exigeait des explications écrites quant à sa suspension de toute activité liée au football, réduite de six à quatre ans mais maintenue par le Tribunal arbitral du sport (TAS) en mai dernier, en raison d'un versement de 1,8 million d'euros de la part de la Fifa, jugé frauduleux. Mardi, les motivations de cette décision ont été publiées en 65 pages sur le site internet de l'instance. Si elles vont permettre à "Platoche" de "poursuivre son combat" devant les tribunaux suisses, elles ne laissent aucun doute sur le caractère irrévocable de cette sanction, censée envoyer "un signal fort pour rétablir la réputation du football et de la Fifa", à en juger par la déconstruction minutieuse opérée par le TAS de tous les arguments avancés par les avocats du Français. 

 

"L'invraisemblance de l'accord oral"

"L'appelant" - car tel est désigné Platini dans ce document - se défend en expliquant qu'un contrat oral a été passé entre lui et l'ex-président de la Fifa, Sepp Blatter, pour qui il a officié en tant que conseiller sportif et technique à partir de 1998, afin de justifier le "paiement indu" de 2 millions de francs suisses à l'origine de ses déboires judiciaires. Cet argument n'a visiblement pas convaincu le TAS.

"Ainsi, les explications de M. Platini concernant la conclusion de l'accord oral sont peu crédibles, puisqu'au moment des faits, en 1998-1999, ce dernier n'était pas un jeune athlète sans expérience, mais un ancien footballeur de très haut niveau, ancien sélectionneur de l'équipe de France et ancien coprésident du comité d'organisation de la Coupe du monde Fifa en France, c'est-à-dire un dirigeant expérimenté dans le domaine du football, qui devait savoir qu'un contrat de l'importance de celui qu'il prétend avoir conclu devait être couché sur papier. L'appelant (Platini) a d'ailleurs lui-même admis, lors de l'audience devant le TAS, qu'un contrat oral tel celui qu'il prétend avoir conclu avec M. Blatter ne serait pas admissible à l'UEFA, dont il est le président. Ceci démontre encore l'invraisemblance de l'accord oral." 

 

"Aucun repentir"

Par ailleurs, l'ancien joueur de la Juventus Turin estime que la sanction prise à son encontre "viole son droit fondamental d'exercer une activité professionnelle". Étant donné l'absence de limitation géographique de cette sanction et l'âge de Platini quand elle se terminera (67 ans), ce dernier considère que cela revient à lui interdire définitivement "la seule activité professionnelle qu'il ait jamais exercée dans sa vie et le prive de ses moyens de subsistance". Ce second argument n'a pas vraiment ému l'instance arbitrale, qui a retenu comme facteurs aggravants "le fait que M. Platini a exercé des fonctions très élevées tant à la Fifa qu'à l'UEFA et qu'il avait donc un devoir accru de respecter les règles internes de ces organisations. De surcroît il n'a manifesté aucun repentir."

Espérant au moins obtenir une nouvelle réduction de peine, faute de pouvoir être totalement blanchi, Platini a pu lire dans le document du TAS : "L'interdiction de toute activité footballistique ne peut en revanche pas être réduite davantage dans la durée, contrairement à ce que demande l'appelant. En effet, elle doit être suffisamment importante pour être pertinente au regard des graves infractions commises." 

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