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Trump, ce candidat si bizarre qu'il pourrait casser les modèles de prédiction

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Septembre 2016, 07:27am

Catégories : #TRUMP, #POLITIQUE, #ETATS-UNIS

Trump, ce candidat si bizarre qu'il pourrait casser les modèles de prédiction

Auteur du «modèle des treize clefs», Alan Lichtman, un des prévisionnistes les plus connus aux États-Unis, estime que les Républicains ont une légère avance dans la course à la Maison-Blanche. Seul problème: leur candidat.

Alors que l'écart se creuse à nouveau dans la course à la Maison-Blanche entre Hillary Clinton et Donald Trump (la moyenne des sondages nationaux donne la candidate démocrate en tête de 3 points, contre 1,5 point il y a une semaine), ceux qui ont envie de se faire (un peu) peur en envisageant une victoire du candidat républicain seront bien inspirés de lire l'entretien accordé par Allan Lichtman au Washington Post.

Ce dernier a imaginé dans les années 1980 un système de prédiction du vainqueur de l'élection présidentielle, les treize «clefs de la Maison-Blanche», et il estime que, cette année, ce modèle pointe une probabilité légèrement plus grande d'une victoire des Républicains que des Démocrates.

Les «clefs» en question sont au nombre de treize, à laquelle il est possible de répondre par vrai ou faux, et ont permis à Lichtman de prédire avec justesse le vainqueur des huit élections depuis 1984 (quatre victoires des Démocrates, quatre victoires des Républicains). Elles partent du principe que l'élection est un référendum contre les sortants, et qu'il suffit que six des «clés» aillent contre le parti au pouvoir pour qu'il perde.

Or, on trouve parmi elles la performance aux dernières élections de mi-mandat (les Démocrates y ont été largement battus), le fait que le président sortant se représente, le fait que l'administration sortante ait connu un succès majeur de législation ou de politique étrangère durant le dernier mandat, le charisme du candidat (critère subjectif, on en conviendra...) et enfin la présence d'un candidat indépendant récoltant un score substantiel –c'est le cas cette année selon Alan Lichtman puisque la moyenne des sondages donne le libertarien Gary Johnson juste en-dessous de 9%. Soit, donc, six clés qui jouent contre les Démocrates.

Cette approche, qui n'accorde que très peu d'attention aux sondages, jure évidemment avec celle des statisticiens des élections. En août 2011, la star du secteur, Nate Silver, alors au New York Times, l'avait critiquée, pointant notamment le caractère très subjectif de certaines des clefs et le fait que ce modèle semble très peu prédictif de l'écart entre les deux candidats: en 1932, le président sortant Hoover avait plus de clefs en sa faveur que le vice-président Nixon en 1960, mais le premier a perdu l'élection de 18 points et le second de moins de 0,2 point...

Le chercheur lui avait répondu en défendant sa méthode, pointant notamment que celle-ci lui avait permis de prédire la victoire de George Bush père en 1988 six mois avant le scrutin, alors que ce dernier accusait un regard énorme dans les sondages sur le Démocrate Michael Dukakis. Une élection à laquelle le même Lichtman comparait d'ailleurs celle de 2016, fin juin, ce qui s'avérerait plutôt un bon présage pour... Hillary Clinton.

Car il faut noter que, dans ses multiples interventions en public, Allan Litchman ne se montre pas outrageusement pessimiste pour l'ancienne secrétaire d'État. Au Washington Post, il explique ainsi que les clefs pointe «de très peu, vers une victoire de Trump, mais [...] plus précisement, vers une victoire générale des Républicains, car je crois qu'à cause de la nature sans précédent de la candidature de Trump et de Trump lui-même, il pourrait défier toutes les prédictions et perdre alors même que le verdict de l'histoire est en sa faveur». Une manière d'ouvrir le parapluie que le chercheur avait déjà esquissé cet été en pointant, à plusieurs reprises, que Donald Trump était le candidat le plus imprévisible jamais vu dans une présidentielle, et qui pourrait défier tous les modèles... y compris, donc, le sien. 

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