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Sundar Pichai, l’inconnu le plus puissant du monde

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Septembre 2016, 09:39am

Catégories : #TECHNOLOGIE, #GOOGLE

Il a fêté cet été ses 44 ans et sa première année aux commandes du mastodonte d’Internet. Très proche de Larry Page auquel il a succédé, il est à l’opposé du colérique et fanfaron Eric Schmidt. Sa retenue devrait rassurer ceux que la puissance de « la pieuvre » inquiète. Mais qui est Sundar Pichai ?

Sundar Pichai, l’inconnu le plus puissant du monde

Un étrange cortège de minivans noirs remonte le boulevard Saint-Germain en ce mercredi 24 février 2016 couvert et doux. A l'arrivée rue Saint-Guillaume, des malabars à oreillette s'extirpent des véhicules à vitres teintées dans une chorégraphie digne d'une série policière américaine. Leur mission : assurer la sécurité d'un homme à la silhouette svelte, chemise blanche et simple veste noire, qui se fraye un passage entre les étudiants de Sciences Po. Un chef d'Etat ? Mieux ! Une personnalité dont l'influence dépasse celle de la plupart des présidents, Premiers ministres ou rois de la planète : le nouveau PDG de Google, Sundar Pichai. Ce discret quadragénaire, beaucoup moins médiatique que les autres patrons des Gafa (Google/Apple/Facebook/Amazon), a choisi Paris pour sa première grande intervention publique en Europe, de retour d'un furtif passage au Mobile World Congress de Barcelone.

Le 10 août 2015, il a pris les rênes de Google, véritable vache à lait de la nouvelle holding Alphabet créée pour donner plus de lisibilité aux investisseurs. À lui les activités lucratives (le moteur de recherche, YouTube, les applis du Google Play Store, etc.), désormais dissociées de la légendaire « fabrique à moonshots » qui abrite les projets futuristes qui font certes rêver, mais ne rapportent pas un sou... à ce jour. La manoeuvre a convaincu les marchés. Après l'annonce de résultats trimestriels mirobolants cet été, la capitalisation dépasse, fin août, les 530 milliards de dollars, presque aussi bien qu'Apple (584 milliards) !

Devant un amphithéâtre Emile Boutmy bondé de curieux et d'apprentis journalistes inquiets pour le modèle économique de leurs futurs employeurs, Sundar Pichai, gros consommateur de journaux, défend, avec son accent typique du sud de l'Inde, la vocation de son entreprise à « rendre l'information mondiale universellement utile et accessible ». Bruno Patino, le directeur de l'École de journalisme de Sciences Po, n'est pas le moins surpris de sa venue : « C'est Google qui, quelques semaines plus tôt, m'a contacté pour me demander si je souhaitais accueillir l'unique apparition publique de leur nouveau PDG en France. Le genre de proposition qu'on ne peut refuser... »

Voix monocorde, sourire impénétrable, réserve naturelle, Sundar Pichai étonne - ce jour-là comme les autres - par son attitude imperturbable. Même lorsque le président du Conseil national du numérique, Mounir Mahjoubi, l'attaque sur l'optimisation fiscale, un exercice dans lequel Google a démontré une très grande inventivité, il ne se départit pas de cette tranquillité qui ne supporte aucune rupture de rythme ou de ton. « Il est à la fois d'une politesse exquise et d'une grande retenue, décrit Bruno Patino qui l'a côtoyé pendant trois heures pour préparer l'événement. Quand je lui ai fait relire mon discours d'introduction, il a juste sorti un "OK" assez déroutant. Ce n'est pas une personnalité volubile. Malgré son sourire et son look hypercool, vous avez toujoursle sentiment d'être à des kilomètres de lui. Aucune tentation de lui taper dans le dos ! »

Une véritable rupture par rapport au très direct Eric Schmidt, qui a dirigé Google pendant plus de dix ans et a fait aussi, en septembre 2010, une visite à Sciences Po dont beaucoup se souviennent. Désormais président exécutif d'Alphabet, le sexagénaire est célèbre pour ses féroces coups de gueule, contrebalancés par de grands numéros de charme. Pour sa rencontre avec les étudiants parisiens, il avait sorti sa belle cravate en soie jaune à pois noirs en même temps qu'une série de flatteries sur son public « extrêmement sophistiqué ». Sundar Pichai ne cède à aucune facilité de ce genre pour conquérir son audience. Pas plus qu'il ne juge utile de se présenter comme un fan du PSG, comme le lui a suggéré la communication, alors qu'en matière de football, il ne jure que par Lionel Messi et le FC Barcelone. De toute façon, depuis l'enfance, son véritable sport de prédilection c'est le cricket. « Il préfère donner cette fausse impression d'un ingénieur très lisse qui ne s'aventure pas en dehors du terrain professionnel », estime Bruno Patino. Avec tout de même un petit moment d'émotion calibrée, comme en raffolent les Américains, lorsqu'il évoque les siens - un papa ingénieur à la compagnie General Electric, une maman sténographe - et ses deux années d'apprentissage du français au lycée.

Le fils prodige ne le rappelle pas ce jour-là, mais les Pichai n'étaient pas riches. Ils vivaient à quatre à Chennai (anciennement Madras) dans un deux-pièces. Sundar dormait dans le salon avec son petit frère. Le foyer a longtemps été dépourvu de télévision et de téléphone. Sundar, qui rêvait plus à l'époque de devenir un pro du cricket qu'un roi de la tech, n'a acheté son premier combiné qu'à 23 ans et son premier smartphone à 34 - il en posséderait aujourd'hui une petite trentaine. Cet écolier studieux, qui préférait les devoirs de maths et de sciences aux virées avec les copains, a longtemps épaté son entourage par sa capacité à retenir tous les numéros qu'il composait. « Plus facile en Inde où les numéros avaient six chiffres qu'aux États-Unis où ils en ont dix », explique-t-il volontiers, en vrai modeste, aux interlocuteurs qui s'en étonnent. Un esprit brillant, donc, qui a décroché sans mal une bourse de Stanford pour aller étudier en Amérique. Selon la légende, son père a puisé dans les économies familiales l'équivalent d'un an de salaire pour l'y envoyer...

Retenue, contrôle, modestie : un rôle de composition destiné à déjouer les virulentes attaques dont Google fait l'objet sur de nombreux fronts, en particulier en Europe ? Sans doute pas, mais l'affabilité du jeune patron - 44 ans le 12 juillet -, passe certainement mieux à Bruxelles que les provocations d'Eric Schmidt. Le vieux routier ne ratait jamais une occasion de dénoncer les « préjugés de la loi européenne à l'encontre des sociétés d'Amérique du Nord » et plaisantait volontiers sur le côté Big Brother de sa compagnie. « Difficile de faire de cet Indien aimable qui revendique une culture pas totalement américaine l'incarnation du grand méchant », reconnaît ce patron européen qui tente depuis des années de défendre auprès de la Commission européenne « son droit à exister » face au mastodonte californien. Son voyage express en Europe a donné au nouveau boss l'occasion de faire connaissance, à Bruxelles, avec Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la Concurrence, qui mène les investigations à l'encontre du groupe. La Danoise soupçonne de longue date le géant américain de profiter de la position archi-dominante de son moteur de recherche et de son système d'exploitation Android pour smartphones. En juillet, elle a ouvert un troisième front à propos des contrats de publicité en ligne que Google impose aux éditeurs de contenus Web. Des contrats qu'elle juge léonins. Bruxelles est en mesure d'infliger une amende colossale, jusqu'à 10% du chiffre d'affaires mondial, soit la bagatelle de 7,45 milliards de dollars... Sa décision de sanctionner Apple, cette semaine, à hauteur de 13 milliards d'euros rend la menace crédible.

Une obsession : l'utilisateur

Sundar Pichai s'en inquiète-t-il ? Son service de communication souligne volontiers « le grand intérêt » que ce dirigeant, plus cosmopolite que la plupart de ses pairs, porte aux « problématiques réglementaires européennes ». Ses collègues décrivent un « homme de produits » avec une seule obsession : l'utilisateur. « Il a cette capacité rare à vous "challenger" sur les fonctionnalités d'un produit et les services qu'il rend et, en même temps, à prendre de la hauteur pour vous faire réfléchir à son impact sur l'industrie, l'écosystème, la société tout entière », témoigne Aparna Chennapragada, une Indienne qui a connu un parcours similaire à celui de son patron et dirige aujourd'hui Google Now (l'assistant personnel installé sur les mobiles). En interne, l'ascension spectaculaire de « ce dirigeant à l'ambition calme » lui vaut un grand respect. « Je vous mets au défi de trouver qui que ce soit qui ne l'aime pas ou pense qu'il est un crétin », avait déclaré Caesar Sengupta, l'un des vice-présidents, à Brad Stone, le journaliste star de Bloomberg Business Week, dans une phrase maintes fois reprise. Recruté en 2004 au poste subalterne de Product Manager, alors qu'il était consultant chez McKinsey, ce gros bosseur a complété sa formation initiale en métallurgie à l'Institut indien de technologie par un master en sciences à Stanford, puis un MBA en gestion d'entreprise à la prestigieuse Wharton School de Pennsylvanie.

Chez Google, il a démarré «les mains dans le cambouis », à s'occuper de la barre d'outils - au départ un programme quelque peu expérimental permettant d'effectuer une recherche en ligne, qu'on installait sur son navigateur, par exemple l'Internet Explorer de Microsoft ou le Firefox de Mozilla. En 2008, malgré les doutes du PDG Eric Schmidt, il persuade les cofondateurs, Larry Page et Sergueï Brin, de lancer leur propre navigateur, Chrome, pour réduire la dépendance aux sociétés concurrentes. Après des débuts hésitants, en moins de huit ans le produit écrase ses rivaux. En avril dernier, il a officiellement détrôné Internet Explorer. Au fil des succès, Sundar obtient la responsabilité de la plupart des services maison (Gmail, Google Maps, Google +, Android), rejoint la L-Team - l'élite des managers qui « rapportent » à Larry Page -et empile les titres dans cette entreprise pourtant pas très portée sur l'organigramme. En octobre 2014, une fonction de vice-président Produits est créée spécialement pour lui. L'occasion de l'introniser officiellement numéro 2. « Lorsque j'ai fait sa connaissance en 2008, je venais d'arriver de chez Yahoo et il ne s'occupait encore que de la barre d'outils, se souvient Bradley Horowitz, vice-président Streams and Photos (une division récente qui englobe Google + et Google Photos), désormais sous sa responsabilité. À la fin d'un meeting, alors que nous n'étions plus que deux dans la salle, je m'étonnais à haute voix qu'un esprit aussi brillant n'ait pas plus de responsabilités. Ébahi, il m'a répondu qu'il ne se préoccupait pas des titres mais seulement des produits et des utilisateurs. À l'entreprise de penser à sa carrière s'il remplissait bien cette mission... La suite lui a donné raison mais, à l'époque, sa réaction m'a tellement frappé que j'y repense encore aujourd'hui ! »

« Sundar et larry, c'est Moïse et Dieu »

Alors que Sergueï Brin est surtout impliqué dans les projets les plus fous (les moonshots), Larry Page, plus opérationnel, a eu maintes occasions de côtoyer et d'apprécier ce dauphin si doué. Leur connivence a grandement aidé à sa promotion. En 2013, Sundar Pichai s'est ainsi vu confier la direction d'Android à la place d'Andy Rubin, qui l'avait pourtant créée bien avant son rachat par Google. « Sergueï et moi avons été très impressionnés par les progrès de Sundar et son dévouement, reconnaissait Larry Page le 10 août 2015 sur le blog interne à l'occasion du passage de témoin. Il dit depuis bien longtemps les choses que j'aurais dites, et parfois mieux que moi. » Selon certains observateurs, « Sundar joue pour Larry le même rôle que Moïse pour Dieu » : il traduit dans des termes concrets les projets passablement abscons d'un esprit trop éclairé pour être compris de tous. Pas question de laisser filer un tel potentiel vers la concurrence ! Au cours des cinq dernières années, la direction a donc su, selon une rumeur persistante que Google ne commente pas, trouver les arguments financiers pour retenir ce talent très courtisé, de Twitter à Microsoft. Après la création d'Alphabet, il a encore reçu l'équivalent de 200 millions de dollars en actions. La valeur de ses parts dans la société (650 millions de dollars, selon le calcul de Crédit Suisse en février 2016) reste néanmoins largement inférieure à celles de Larry Page, Sergueï Brin et Eric Schmidt.

L'admiration de Larry Page est largement partagée parmi les troupes. En interne, Sundar Pichai mène sa barque sans tenir compte des coteries, fuit la confrontation et apaise les esprits. « Je me souviens d'un rachat très difficile à négocier, raconte Don Harrison, le vice-président Acquisitions qui s'est notamment occupé de l'intégration des thermostats Nest, de DeepMind, l'entreprise britannique d'intelligence artificielle, ou de Bebop, la prometteuse start-up du cloud. Nous avons subi de violentes critiques mais Sundar a calmé le jeu en disant qu'il ne fallait surtout pas réagir sur le coup, mais plutôt répondre après avoir mûrement pesé les arguments. Moi qui suis un sanguin, cela m'a transformé ! » À l'extérieur, l'habile manager a accompli l'exploit de se réconcilier avec les fabricants de smartphones, tentés d'imposer leurs propres services au détriment d'Android. En avril 2013, il a ainsi emmené Larry Page en Corée du Sud rencontrer les dirigeants de Samsung pour établir « une ligne plus directe de communication ». Et ce n'est sans doute pasun hasard si, en avril dernier, Google et Microsoft ont officiellement retiré leurs plaintes réglementaires croisées sur divers sujets techniques. La relation qu'entretient Sundar Pichai avec Satya Nadella, l'autre emblématique Indien de la tech américaine, a permis un armistice que n'auraient jamais signé Eric Schmidt et Steve Ballmer !

Malgré son air de ne pas y toucher, ce discret papa de deux enfants - qui peut encore se permettre de les accompagner incognito au concert de Taylor Swift, ou dans la traditionnelle tournée des bonbons d'Halloween - jouit d'une autorité incontestée auprès de ses collaborateurs. « C'est tout sauf une grande gueule, décrit Aparna Chennapragada. Il assiste souvent silencieusement aux réunions dans le fond de la salle, absorbe les arguments des uns et des autres puis en propose la synthèse en même temps qu'une solution bien meilleure que celle de chacun individuellement. » « Comme dans "Boucle d'or et les Trois ours", il nous laisse d'abord tout essayer par nous-mêmes, complète Bradley Horowitz. Mais, in fine, il n'hésite pas à nous faire revoir notre copie si elle ne lui convient pas. Lorsque nous avons changé de braquet en ciblant le milliard d'utilisateurs d'Android, et pas seulement les photographes aguerris, avec l'appli Google Photos, il nous a retoqué plusieurs projets avant qu'on lui propose une solution suffisamment aboutie à ses yeux pour être lancée. Nous avions alors trois trimestres de retard, une éternité à l'aune d'Internet, mais sa patience a payé : 200 millions d'utilisateurs en un an ! »

Le nouveau patron impose ses priorités dans son style aussi effacé qu'efficace. Depuis qu'il est aux commandes, la question de l'intelligence artificielle - cruciale pour l'avenir - est plus fréquemment abordée dans les TGIFs, ces fameux Thanks Google It's Friday durant lesquels le big boss fait, chaque vendredi, le point sur la semaine lors d'une vidéoconférence mondiale pendant laquelle chacun peut l'interroger. En mai, elle s'est aussi invitée à la Google I/O - l'équivalent pour l'entreprise de la mythique Keynote d'Apple. C'était la première fois que le nouveau patron se présentait devant 7 000 développeurs dans son costume de PDG -  jean bleu, tee-shirt blanc, pull noir ajusté à fermeture Éclair. Fidèle à sa réputation d'« homme de produits », il a mis un soin particulier à présenter les nouveautés avec un mélange de chiffres, d'exemples tirés de la vie courante et un minimum de blagues qui ne semblent pas vraiment avoir amusé la foule. Clou de son intervention : le faire-part de naissance de Google Assistant - le successeur de l'assistant personnel Google Now lancé en 2012 - dont le moteur de conversation a été conçu à Zurich. Google Assistant doit véritablement échanger avec l'utilisateur (voir encadré). Il sera par exemple capable de recommander un film adapté aux envies du client, de lui réserver les billets après lui avoir suggéré un restaurant où manger un morceau avant la séance. Il sera disponible sur Google Home, le nouveau speaker wifi présenté par Sundar Pichai comme un véritable centre névralgique pour tous les objets connectés du foyer. Le patron compte sur cette innovation pour combler son retard sur Echo, l'enceinte intelligente d'Amazon, qui en deux ans a séduit le grand public aux États-Unis. Il compte sur la capacité de Google à puiser dans la gigantesque base de données dont il dispose grâce à son moteur de recherche.

Symboliquement, Sundar Pichai a fait ces annonces depuis Mountain View. Alors que depuis dix ans la conférence annuelle des développeurs se tenait au Moscone Center de San Francisco, il a trouvé « approprié » de la rapatrier au Shoreline Amphitheatre, un stade plus réputé pour les concerts des Grateful Dead que pour les conventions d'entreprise, situé à quelques miles du campus de Google. Comme il l'a expliqué à Forbes« l'occasion d'inviter plus de gens, de créer un sentiment de communauté, de rendre l'événement moins informel ». En phase avec la manière de travailler qu'il applique depuis un an.

 

 

 

L'influence grandissante des patrons indiens

 

Cinq patrons d'origine indienne se glissent parmi les 100 dirigeants d'entreprises américaines cotées les mieux payés, selon la dernière liste publiée en juin par le cabinet de référence, Equilar. Sandeep Mathrani, PDG du groupe immobilier General Growth Properties, est neuvième avec une rémunération totale (stock-options incluses) de 39,2 millions de dollars. Il devance Bhavesh V. Patel, en charge depuis janvier 2015 de la compagnie de plastique et pétrochimie LyondellBasell (27e avec 24,5 millions de dollars), Indra Nooyi, de PepsiCo (40e avec 22,2 millions), Shantanu Narayen d'Adobe (68e) et Satya Nadella de Microsoft (69e). Sundar Pichai n'apparaît pas (encore ?). Dans la liste des grandes sociétés du Fortune 500 dirigées par des patrons nés et souvent éduqués en Inde, on trouve aussi Ajay Banga, PDG de MasterCard que Barack Obama a nommé parmi les neuf membres de la Commission nationale sur la cybersécurité, ou encore Sanjay Mehrotra, cofondateur et PDG de SanDisk, le leader mondial des solutions de stockage à mémoire flash. 

 

 

 

 

 

Quand il s'invite dans « Jason Bourne »

 

Certains critiques ont vu en lui l'avatar de Mark Zuckerberg, mais Aaron Kalloor (Riz Ahmed, ici avec Tommy Lee Jones), le PDG du réseau social que cherche à manipuler la CIA dans le dernier Jason Bourne, ressemble étrangement à Sundar Pichai. D'origine indienne, le jeune patron de fiction à l'allure décontractée et la barbe hipster est passé par Stanford, avant de connaître un fulgurant succès avec sa start-up baptisée... Deep Dream. Allusion évidente à DeepMind, l'entreprise d'intelligence artificielle, rachetée par Google, qui s'est récemment illustrée lors de la victoire de la machine contre l'homme au jeu de go.

 

 

 

 

 

L'intelligence artificielle s'invente à Zurich

 

Sundar Pichai est très impliqué dans le centre de R&D spécialisé dans le machine learning inauguré à Zurich le 16 juin. Le deuxième plus gros service d'ingénierie de Google derrière celui de la Silicon Valley doit se consacrer à trois chantiers : l'intelligence artificielle, si chère au nouveau PDG, la compréhension et le traitement automatique du langage naturel, et la perception artificielle. Le pôle est dirigé par un quadra français, Emmanuel Mogenet, qui a fait les Mines de Saint-Étienne, puis l'université Jean Monnet, avant de jouer les globe-trotters pour diverses entreprises à Singapour, au Japon et aux États-Unis. Cofondateur de la société de software Nothing Real, il s'était fait racheter par Apple et y était resté quatre ans, avant de passer chez Google pour s'occuper du moteur de recherche. Coïncidence ? Chez Facebook aussi, c'est un Français, Yann Le Cun, qui planche sur ces thèmes d'avenir...


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