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Sarkozy durcit le ton contre le chef de l'État

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Septembre 2016, 11:17am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Sarkozy durcit le ton contre le chef de l'État

En Normandie, l'ex-président a critiqué sévèrement François Hollande pour ses mensonges et son manque d'autorité.

«Tout le monde m'en parle!», sourit-il en sortant d'une exploitation agricole. Dans le pays d'Auge, Nicolas Sarkozy a la mine des bons jours, très heureux de l'enquête du Cevipof parue dans Le Monde et surtout du titre qui l'accompagne: «Sarkozy rattrape Juppé». Il est d'autant plus satisfait qu'il recueille désormais 33 % des intentions de vote, 3 points de plus qu'en juin dernier, à 4 points de son principal concurrent, Alain Juppé. «Bien sûr je préfère que ça aille dans ce sens! Mais ce qui compte, c'est d'être en harmonie avec les gens», revendiquant d'être «le porte-parole de la majorité silencieuse qui dit “ça suffit!” Et on verra au mois de novembre, si j'ai réussi.»

Surtout, retiennent ses proches, dans cette enquête du Cevipof, le candidat est largement favori auprès des sympathisants Républicains (47 % contre 28 % pour Alain Juppé) et auprès des sympathisants du FN (41 % contre 21 % pour le maire de Bordeaux). «Ça marque une dynamique», se réjouit Gérald Darmanin, coordinateur de la campagne.

Et Sarkozy compte bien l'amplifier en multipliant ses déplacements. Lundi, il a donc enchaîné deux tables rondes dans le pays d'Auge, pour parler handicap puis ruralité. «Je veux être le candidat de la France qui ne veut pas disparaître», ajoute ainsi Nicolas Sarkozy à la tribune à Dozulé, dans le Calvados, insistant sur les «spécificités des territoires ruraux». «Défendre notre ruralité, ce n'est pas se perdre dans je ne sais quel repli fantasmé par la gauche», affirme-t-il.

Dès lors, pour lui, il ne peut y avoir «de débats interdits. Je veux qu'on puisse parler de l'assistanat, de l'identité de la France, qu'on puisse dénoncer le communautarisme, et porter la parole de la ruralité qui se sent abandonnée. (…) Après avoir tant fait pour les quartiers, la société française a collectivement sous-estimé la désespérance de nos campagnes. C'est à cette France silencieuse que je veux parler. Elle s'interroge pour savoir sur ce qu'elle pourra transmettre à ses enfants et à ses petits-enfants», déclare-t-il avant de viser Alain Juppé. «Ce débat-là, il n'est pas nul», sourit-il, en réponse à ce qu'avait écrit dans un tweet le maire de Bordeaux à sa déclaration sur «nos ancêtres les Gaulois». «J'ai fait débat paraît-il en parlant des Gaulois. Je ne savais pas que ça provoquerait cette réaction», déclare-t-il sous l'ovation de la salle. «C'est tellement dommage de ne pas aller au fond des choses. Je ne l'ai pas fait pour faire une blague», entame-t-il avant de revenir sur «le roman national». «Il y a les Lumières, la République et les Gaulois quelle que soit votre couleur de la peau. C'est ça la France!» La salle exulte. «Si on n'est pas ému par le roman national, on n'a rien compris à la France.» 

 

«Une situation d'urgence absolue»

Mais dans cette campagne, c'est surtout François Hollande qu'il décide de viser. Alors qu'une très forte hausse de 50 200 chômeurs est enregistrée au mois d'août, le candidat à la primaire pointe la politique économique de François Hollande, «marquée par une explosion de la fiscalité». «L'économie française est dans une situation d'urgence absolue », commente-t-il en réagissant aux nouveaux chiffres du chômage. «Depuis 2012, le chômage n'a cessé d'exploser en France. Plus d'un million de chômeurs supplémentaires si on rassemble les trois catégories», souligne l'ancien président en pointant dans le même temps «le plein-emploi» que connaissent l'Allemagne ou l'Angleterre. Le candidat de la droite n'ignore pas non plus que François Hollande s'est rendu à Calais, là où il était lui-même en déplacement la semaine dernière. «Je suis heureux qu'il se soit souvenu trois ans après que Calais existait», grince-t-il. «Il a promis de faire entre septembre et mai ce qu'il n'a pas fait entre quatre ans et demi. Ça ne trompe personne.»

Mais l'ex-chef de l'État n'en a pas fini avec son successeur. Il déroule ses attaques: «Honte au président qui a menti aux ouvriers d'Alstom», démarre-t-il avant de développer une longue anaphore en s'interrogeant sur «Où est l'autorité?»: «Où est l'autorité de l'État quand Léonarda interpelle le président de la République?», énonce-t-il notamment. «Il est temps que tout cela se termine», conclut-il. Juste avant son déplacement, Nicolas Sarkozy avait précisé, sur Europe 1 lundi matin, qu'il attendait «avec grand plaisir», de pouvoir raccompagner François Hollande à sa voiture, à l'Élysée, en cas de passation de pouvoir. 

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