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Sarkozy : « Ceux qui pensent me décourager se décourageront avant moi »

Publié par MaRichesse.Com sur 29 Septembre 2016, 06:47am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE, #PEOPLE

Sarkozy : « Ceux qui pensent me décourager se décourageront avant moi »

Alors que les mauvaises nouvelles s'accumulent, le candidat à la primaire s'est montré combatif, mercredi dans l'Oise.

 

Nicolas Sarkozy est-il dans une mauvaise passe? En quelques heures, les sarkozystes ont dû encaisser la mise en cause de deux ex-flics réputés proches de Nicolas Sarkozy, de nouveaux éléments dans l'enquête sur des éventuels financements libyens dans la campagne présidentielle passée, la publication d'un livre de son ancien conseiller Patrick Buisson et la parution du baromètre du Kantar Sofres-OnePoint. Ce sondage Le Figaro- RTL- LCI marque un recul d'un point de Nicolas Sarkozy (33 %), lui qui enregistrait jusque-là une dynamique lui permettant de se rapprocher d'Alain Juppé (en progression de cinq points, à 39 % des intentions de vote).

«Il y a quoi de nouveau?», s'interroge en privé Nicolas Sarkozy. «Patrick Buisson va avoir son quart d'heure warholien, ironise Gérald Darmanin, dans l'Oise avec le candidat à la primaire. Il faut rester détendu. Ce n'est que l'épisode 8 ou 9 de ce que vous avez vécu depuis 2007 dans l'antisarkozysme.» Pour Nicolas Sarkozy, toutes ces attaques seraient liées au fait que ses adversaires «estiment que le combat est plié à droite», en sa faveur. Et qu'il «est le candidat qui dérange», renchérit Éric Ciotti, porte-parole de la campagne. «Celui qui dit la vérité doit être exécuté», a affirmé Nicolas Sarkozy, mercredi à son QG, en citant Guy Béart devant les parlementaires LR qu'il réunissait.

 

«On doit avoir le cuir épais»

Quelques heures plus tard, en meeting à Chantilly, dans l'Oise, devant plusieurs centaines de personnes, Nicolas Sarkozy, qui fait valoir sa «sérénité» et son «sang-froid», rebondit dès le début de son discours en saluant la «loyauté» de «ses amis fidèles» qui l'accompagnent. «J'ai conscience que c'est un privilège», ironise-t-il en visant sans le nommer son ancien conseiller Patrick Buisson. Le candidat insiste sur sa détermination à aller au-delà de la primaire:«Rien ne me fera dévier de mon engagement pour la France. Rien ne me détournera de mon projet. Rien ne me dissuadera de tout donner pour le peuple de France. Rien!», prétend-il avant d'enfoncer un peu plus le clou: «Quand on est candidat à la présidence de la République, on doit avoir le cuir épais. Très épais.» La salle, complice, rit avec bonheur. Pas question de se laisser «impressionner par la moindre manœuvre, aussi grossière soit-elle». Le candidat n'en a pas fini. Il insiste, il martèle: «Quand on sait l'ampleur des défis que notre pays doit relever, on ne recule pas, même devant la bassesse, l'outrance, la calomnie, la trahison, on est fort!» Pour lui, il ne serait d'ailleurs «pas le premier à subir de telles attaques», citant ses prédécesseurs à l'Élysée qui ont eu «leur lot de caricatures, d'insultes, de coups bas». Mais Nicolas Sarkozy met en garde: «Ceux qui pensent pouvoir m'atteindre doivent savoir que j'ai une capacité de résistance, une détermination et une volonté que l'expérience du pouvoir et de la vie n'a eu de cesse que renforcer.» Là encore, ses partisans applaudissent avec force. «Ceux qui pensent pouvoir me décourager doivent savoir qu'ils se décourageront avant moi.»

Quant aux sondages qui placent Alain Juppé en tête, il n'en est pas question officiellement… Même si l'ex-chef de l'État et ses proches n'ont pas apprécié l'appel d'Edwy Plenel, de Mediapart, à faire voter les électeurs de gauche à la primaire. Aucun nom n'est cité, mais le message est reçu cinq sur cinq par la salle. «Je ne laisserai personne vous voler cette primaire», plaide Nicolas Sarkozy. Visant le maire de Bordeaux, qui avait souligné qu'il s'adressait aussi «aux déçus du hollandisme», l'ex-chef de l'État raille son adversaire: «Quand on cherche à se faire élire avec les voix de gauche, on se prépare à mener une politique qui donnera des gages à la gauche», «quand on fait de l'ambiguïté une stratégie électorale, on se prépare à une politique ambiguë», «quand on prétend représenter le juste milieu, on se prépare à de petits arrangements, à mélanger un peu de gauche avec un peu de droite». Nicolas Sarkozy conclut son propos: «Au fond, on prépare l'alternance molle.» Une façon manifeste d'associer ses deux adversaires, Alain Juppé et François Hollande, accusé en 2011 d'être «la gauche molle». La campagne continue. 

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