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Santé : les assureurs mettent un pied dans la tarification selon le comportement

Publié par MaRichesse.Com sur 6 Septembre 2016, 03:12am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #FRANCE, #ENTREPRISE

Santé : les assureurs mettent un pied dans la tarification selon le comportement

Le principe de l'assurance-mutualisation des risques a-t-il vécu? A l'heure de l'individualisme triomphant, les assureurs évoluent de plus en plus vers une tarification personnalisée, récompensant ou sanctionnant les comportements. Pour l'automobile, c'est déjà le cas avec des contrats "pay how you drive", où le conducteur voit le tarif évoluer selon la qualité de sa conduite, mesurée par un mini boitier adaptable sur toutes les voitures récentes. Allianz les propose, tout comme Direct Assurance (Axa) ou Groupama. Pour l'instant, il n'est guère prévu de faire payer plus que le tarif de base, il s'agit plutôt de récompenser les bons comportements. Seul Direct Assurance majore un peu le prix si la conduite automobile n'est vraiment pas prudente. Mais, à terme, l'idée est bien de moduler les prix à la hausse et à la baisse.

Dans le domaine de la santé, les choses sont plus compliquées. Le sujet est évidemment tabou: va-t-on exclure de l'assurance des personnes en mauvaise santé, au motif qu'elles risquent de coûter cher? Nul ne l'accepterait, surtout pas les assureurs qui s'insurgent à l'évocation d'une telle sélection. C'est pourtant la direction qu'ils semblent vouloir prendre, mais très progressivement, pas à pas. Le contrat Vitality présenté ce mardi par Generali France constitue à cet égard une expérimentation intéressante. De quoi s'agit-il?

Récompenses au Club Med, chez Look Voyages

Les salariés étant assurés chez Generali pour leur complémentaire santé via leur entreprise pourront opter pour ce contrat, fonctionnant selon la logique de la "carotte", les comportements vertueux étant récompensés par des cadeaux. A condition de remplir d'abord un questionnaire en ligne précis sur son état de santé, puis de suivre le recommandations formulées, le salarié pourra cumuler des points.

Plus le salarié cumule de points, indique Generali,  plus son statut est élevé et plus il obtient de récompenses auprès des partenaires  de Generali Vitality, tels que Club Med, Look Voyages, Wedoogift (Sephora, Fnac, Decathlon). Il existe 4 statuts : bronze, argent, or et platine, donnant droit à différents niveaux d'avantages.

Ces récompenses n'ont elles pas un équivalent monétaire, qui ressemble in fine à une réduction de tarif?

Pas question de surtaxe, à ce stade

 

 L'idée peut être, à terme, de faire payer plus cher les assurés ne suivant pas les recommandations. Bien sûr, à ce stade, on n'en est pas là. Pas question de manier le bâton, et Generali insiste sur l'ouverture du contrat à tous, quel que soit l'état de santé de l'assuré. "L'état de santé initial n'entre pas en ligne de compte"souligne l'assureur : "les récompenses sont fonction de l'engagement du salarié et des efforts fournis".

Surtout, insiste Generali, il est d'autant moins question de sanctionner l'assuré que les données recueillies sur ses efforts ne seront pas transmises à l'assureur en tant que tel, ni à l'employeur du salarié. Elles seront conservées  "par la société Generali Vitality GmbH, basée en Allemagne, et garantissant une politique stricte de protection des données" indique le communiqué.

Il ne s'agit là que de prévention, comme le souligne  Stéphane Dedeyan,directeur général délégué de Generali France : « Au sein du groupe Generali, nous pensons que nous avons un rôle essentiel  à jouer en matière de prévention. Nous ne devons pas simplement être présents en cas de sinistres. Avec Generali Vitality, nous proposons un programme permettant à nos clients d'être acteurs de leur bien-être. Ce programme illustre le type de solutions plus simples et plus intelligentes que nous entendons proposer. »

Du reste, la tarification selon de l'état de santé de l'assuré n'est pas autorisée en France, comme l'a souligné Marisol Touraine lorsqu'a été évoqué au début de l'été ce nouveau contrat.  Mais quel est l'objectif à terme des assureurs, si ce n'est pouvoir ajuster leurs tarifs? Pourquoi cherchent-ils à obtenir auprès des pouvoirs publics des données médicales pour l'instant inaccessibles?

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