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PSG : Paris ne tourne plus rond

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Septembre 2016, 05:33am

Catégories : #SPORTS, #FRANCE, #FOOTBALL

PSG : Paris ne tourne plus rond

 

Ligue 1. Les premiers choix d’Emery ont fragilisé le champion de France

Il est impossible de juger un entraîneur au bout de quatre matchs de Ligue 1, cinq avec le Trophée des champions. Impossible de dire si sa méthode va marcher ni quand. Pour le confort d'Unai Emery, le plus tôt sera le mieux, mais dresser un bilan avant le 1er octobre et la réception de Bordeaux n'a pas de sens. Paris aura alors disputé onze rencontres dont deux de Ligue des champions, en partie suffisant pour prendre le pouls de ce nouveau PSG. L'entraîneur n'est évidemment pas menacé. Au club, on a conscience qu'il lui faut du temps pour réussir.

 

Emery, le style invisible

 

En revanche, son travail, ses choix, son coaching, ses compositions s'analysent. Force est de constater que, pour l'instant, peu comprennent ce qu'il tente de mettre en place. Il n'y a aucun fil conducteur chez lui. Personne ne sait dans quel système il veut installer son équipe, multipliant les animations. On ne connaît pas non plus sa hiérarchie. Le Basque s'est pris les pieds dans le tapis dès le mois d'août à Bastia, déclarant après la rencontre que chez les gardiens, entre Trapp et Areola, « il n'y a pas de n° 1 et de n° 2 ».

 

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Parc des princes (Paris), vendredi. Hatem Ben Arfa face au Stéphanois Lemoine (LP / Olivier Leune)

 

 
 

 

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Parc des princes (Paris), vendredi. Meunier face au Stéphanois Pogba (LP / Olivier Lejeune)

 

Thiago Silva, Marquinhos, Aurier, Verratti, Di Maria et Cavani s'imaginent dans le confort de titulaires indiscutables. Pour le reste, c'est flou. Matuidi s'est longtemps demandé pourquoi il ne commençait pas une partie. Rabiot a cru qu'il avait gagné sa place avant d'être placé sur le banc contre Saint-Etienne. La gestion de Ben Arfa interpelle. « Tu as réussi une saison formidable avec Nice. Tu vas marquer 25 buts cette saison avec le PSG », lui a confié Emery au moment de sa signature. Depuis, il ne cesse de le critiquer publiquement, l'inverse de ce qu'il convient de faire avec l'ancien Lyonnais, qui n'aura joué pour l'instant que 45 minutes à son poste depuis le début de saison, lors de la première période contre les Verts. Pendant ce temps-là, Emery encense Cavani et reste muet sur Lucas, de plus en plus médiocre.

 

Des joueurs déboussolés

 

Christophe Jallet nous avait glissé un jour peu après l'arrivée de Carlo Ancelotti et de son sapin de Noël : « On ne comprend pas ce qu'il veut faire. » Il est possible que la nouvelle méthode d'Emery ne soit pas encore assimilée par son groupe. Les Parisiens semblent perdus sur le terrain.

 

Hormis le Trophée des champions, le pressing a disparu, la profondeur est quasi introuvable en Ligue 1 et la promesse d'un jeu vertical ressemble pour l'instant à une promesse électorale.

 

Le chemin emprunté par Emery reste obscur, faute d'explications et de résultats concrets, mais il n'est pas aidé par des joueurs en méforme (Jesé), en manque de repères (Meunier, Jesé encore), trop souvent blessés (Pastore, Thiago Silva) ou à peine revenus de sélection. Mardi vient la Ligue des champions. Elle transcende le club depuis quatre ans, rarement décevant en phase de poules avant que les choses ne se compliquent ensuite. Contre Arsenal, il ne faudrait pas non plus que cet élan ait disparu.

 

VIDEO. L'analyse de Frédéric Gouaillard après PSG-Saint-Etienne : «Le match face à Arsenal s'annonce capital...»

 

 

 

Les supporteurs entre doutes et espoirs

A deux jours du choc en Ligue des champions contre Arsenal, les supporteurs parisiens affichent une mine dépitée. Le nul contre Saint-Etienne (1-1) vendredi, qui s'ajoute à la défaite il y a quinze jours à Monaco (3-1), commence à les inquiéter. « Je n'étais pas un fan de Blanc, mais je ne vais pas tarder à le regretter, soupire Nathan, 24 ans, croisé vendredi soir à la sortie du Parc. Je ne comprends rien au jeu d'Emery, ni d'ailleurs à la stratégie des dirigeants qui ont laissé partir David Luiz sans le remplacer et qui n'ont pas recruté de doublure à Cavani. Jesé ne l'est pas. On l'a vu. » Certains se montrent encore plus sévères. « Le PSG a perdu son âme. Il n'y a plus de style de jeu, pas de leadeur depuis le départ de Zlatan. C'est vraiment tristounet, signale Christophe, 37 ans d'Aubervilliers. Ce n'est pas ainsi qu'on remportera la Ligue des champions. Et peut-être même pas le championnat ! » « Les joueurs semblent perdus sur le terrain. Je ne suis pas certaine qu'ils prennent du plaisir. Et nous non plus, précise également Liliane, 33 ans. Je crains le pire pour Arsenal. »

Tous ne se montrent pas aussi pessimistes. « Il est vrai que, pour l'instant, le fond de jeu est pauvre et que les recrues ont du mal. Mais je m'attends à un autre état d'esprit contre Arsenal, espère Thibault, 23 ans, de Meaux. Les joueurs vont se mettre au niveau et on enregistrera quelques retours avec Cavani, Di Maria et peut-être Thiago Silva. » « Montrons-nous un peu patients, plaide Benoît, 43 ans, de Clamart. Il faut laisser du temps à Emery pour qu'il puisse mettre en place ses idées. Et une contre-performance contre Arsenal ne serait pas la fin du monde. » « Pourquoi aurais-je des doutes ? On a recruté le meilleur coach pour remporter... la Ligue Europa, ironise son ami, Mathieu. Je me laisse jusqu'à la prochaine trêve internationale pour juger. Mais pour l'instant, il n'y a rien de très inquiétant. Les premières semaines d'un nouvel entraîneur sont toujours difficiles. » 

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