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Procès Cahuzac : l'affaire expliquée aux nuls

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Septembre 2016, 07:20am

Catégories : #POLITIQUE, #JUSTICE, #FRANCE

Procès Cahuzac : l'affaire expliquée aux nuls

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Le 10 février dernier, le tribunal de grande instance de Paris avait accepté de reporter le procès de l'ancien ministre du Budget au 5 septembre, le temps que la Cour de cassation examine la première question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par ses avocats et ceux de son ex-épouse. Le 24 juin, le Conseil constitutionnel a estimé que l'ancien ministre du Budget pouvait bien être poursuivi pénalement pour fraude fiscale, même s'il avait déjà été sanctionné par l'administration.

« Retraité »

Depuis ses aveux le 2 avril 2013, Jérôme Cahuzac n'a plus d'activité professionnelle et il n'exerce plus aucun mandat électoral non plus. Lorsqu'il se présentera lundi, à 13 h 30, devant le tribunal correctionnel de Paris, il répondra à la question « Quelle est votre profession ? » : « Retraité. » *

Obsession fiscale

En novembre 2012, alors ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac fait adopter un projet de loi de finances rectificative qui comprend un volet de lutte contre l'évasion fiscale. Cette fraude représente alors chaque année pour l'État un manque à gagner qui se situe entre 20 et 50 milliards d'euros. Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale sous Nicolas Sarkozy, ce sujet devient sa priorité, pour ne pas dire son obsession. Jérôme Cahuzac profite notamment de cette situation pour aller consulter la fameuse liste des 3 000 fraudeurs fiscaux recensés à Bercy après le vol d'un listing de la banque suisse HSBC.

Un secrétaire d 'État plein d 'avenir

On a tendance à l'oublier, mais avant de confesser sa faute, de révéler sa « part d'ombre », Jérôme Cahuzac est considéré comme l'un des meilleurs éléments du gouvernement Ayrault, au point d'être cité pour Matignon. Le secrétaire d'État au Budget mène les négociations budgétaires, ministère par ministère, d'une main de fer, s'attirant les foudres de plusieurs de ses collègues, mais rassurant François Hollande.

 

Mensonge à l 'Assemblée nationale

C'est l'instant-clé de cette histoire, la scène fondatrice du mythe du menteur. Le mercredi 5 décembre 2012, lors des questions au gouvernement, Jérôme Cahuzac répond à une question du député UMP Daniel Fasquelle. Sans trembler, le secrétaire d'État au Budget répond les yeux dans les yeux à son interlocuteur, avec force et talent : « Je démens catégoriquement les allégations [...] de Mediapart. Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de compte à l'étranger, ni maintenant ni avant. » Avant d'annoncer qu'il a « saisi la justice d'une plainte en diffamation ». Plainte dont Mediapart n'a en réalité jamais vu la couleur.

Dans une autre vie

Jérôme Cahuzac est l'un des rares ministres du gouvernement à avoir exercé une activité professionnelle, libérale qui plus est. Jeune rocardien, conseiller du ministre de la Santé de François Mitterrand Claude Évin au début des années 1990, il devient conseiller auprès de laboratoires pharmaceutiques. Mais c'est grâce à son métier de chirurgien capillaire qu'il fait fortune, alimentant un compte en Suisse ouvert en 1992. On connaît la suite.

 

Une histoire de divorce

Depuis le premier jour, depuis le premier papier de Mediapart annonçant qu'il possède un compte caché en Suisse, Jérôme Cahuzac accuse son ancienne femme, Patricia (ils sont encore en instance de divorce lorsque l'affaire éclate), d'être à l'origine de la fuite. L'affaire Cahuzac, une simple affaire de vengeance sur fond de déchirement amoureux ? « Je voulais simplement divorcer. Je ne savais pas que j'appuyais sur le bouton nucléaire », confie Patricia Cahuzac en personne à un proche, en 2014.

La position de la victime

Depuis ses aveux, Jérôme Cahuzac ne cesse de se plaindre du traitement infligé par ses anciens camarades politiques. Lui qui se qualifie de « banni de la République » en veut particulièrement au président de la République François Hollande. « Un vrai général ne laisse pas les blessés sur le champ de bataille. Être indifférent à tout et à tous est chez lui une bonne manière de se protéger et de mettre ainsi tout le monde en danger », déplore encore l'ancien secrétaire d'État. 

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