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Primaire à droite: Les candidats professent leur amour des entreprises lors d’un «grand oral »

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Septembre 2016, 16:54pm

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Primaire à droite: Les candidats professent leur amour des entreprises lors d’un «grand oral »

Fortiches en économie numérique ? Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Bruno Le Maire, François Fillon et Nicolas Sarkozy ont passé ce mardi à Paris un « grand oral » devant plusieurs centaines d’entrepreneurs à l’occasion de « Primaires de l’économie ». Organisé par cinq associations patronales*, le raout a rassemblé des startupeurs, acteurs du numérique ou encore des dirigeants d’ETI (entreprise de taille intermédiaire). Outre la présentation des grandes lignes de leur programme, les candidats à la primaire à droite - qui ne se sont jamais croisés de la journée - ont rivalisé de formules face aux acteurs économiques. Dans l’ordre de passage des candidats, revue des variations évoquées par les candidats, au sein d’une même ligne libérale…

  • Alain Juppé, « pas technocrate » mais « manager »

Premier sur le gril, l’ancien Premier ministre Alain Juppé a tout d’abord brossé dans le sens du poil les chefs d’entreprise. « Ce sont moins des déclarations d’amour que vous attendez, mais des preuves d’amour », a dit le candidat, en référence aux propos du Premier ministre Manuel Valls et l’ ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Et « ce n’est pas parce que j’ai fait l’ENA, il y a quelques années, que je suis technocrate », a lancé Alain Juppé à Guillaume Richard, président-directeur général du groupe O2, qui lui reprochait de ne pas aimer les entreprises. « Je me sens chef d’entreprise, à la tête d’une métropole qui emploie 5.000 salariés confrontés à des problèmes de management ». Son but ? « Je veux changer le management public » a déclaré le candidat en tête des sondages sur la primaire, martelant son objectif de réduire le déficit public.

 

"Je me sens comme un chef d'entreprise" dit @alainjuppe qui appelle au"changement de management de la fonction publique"(+aller au delà 35h)

 
 
  • Nathalie Kosciusko-Morizet, « l’ingénieur » qui parle numérique

« Ubérisation » de la société, fin du salariat, «délinéarisation », innovation, retraite à points, création d’un statut de travailleur indépendant, l’ex-secrétaire d’Etat l’Economie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet a été ce mardi dans son élément. « Je suis la seule à être ingénieure dans cette primaire. Tous les autres sont avocats ou énarques », a dit celle qui tient tant à marquer sa différence avec ses adversaires. Elle seule refuse de supprimer l’impôt sur la fortune (ISF), que les chefs d’entreprise aimeraient voir sauter. La candidate souhaite aussi « creuser transitoirement le déficit public » pour mener à bien des réformes structurelles, en accord avec Bruxelles. Elle s’est enfin attribué la maternité d’une des propositions les plus reprises dans le programme des candidats Les Républicains à cette primaire : celle d’un « choc fiscal » de 100 milliards d’euros.

 

"Je suis la seule ingénieur (dans primaire droite) tous les autres sont avocats ou énarques" dit @nk_m qui veut être candidate du numérique

 
 
  • Jean-François Copé, l’homme et le « commandement »

« Martial » Jean-François Copé ? L’ancien président de l’UMP refuse le qualificatif proposé par un intervenant, préférant louer l’art du « commandement ». Pour mener à bien 100 milliards d’euros d’économies, l’ancien ministre délégué au Budget et à la Réforme de l’Etat a expliqué que l’Etat doit « changer de métier », en se concentrant sur ces seules missions régaliennes. Et comme « il faut 18 secondes pour faire un tweet et 18 mois pour faire une loi », le député-maire de Meaux est revenu sur sa proposition de gouverner par des ordonnances. Son mantra : annoncer la couleur tout de suite, puis aller vite.

 

"Ça suffit la cogestion avec CGT comme l'a fait Hollande et aussi@NicolasSarkozy" lâche en passant @jf_cope 

 
 
  • Bruno Le Maire, l’énarque converti à l’entreprise

« Ce n’est pas la chef d’Etat qui demain fera des emplois. Ceux qui créeront des emplois, c’est vous ». Résumant son programme « de 1001 pages », l’ancien ministre Bruno Le Maire a martelé sa conversion au monde de l’entreprise. Quitte à taper sur « les technocrates », souvent des énarques, prestigieuse école dont il est issu. « L’ère des technocrates, et j’en ai été un, doit finir en 2017 pour laisser place à celle des entrepreneurs. » Avant de continuer sa déclaration d’amour : « C’est vous qui allez redresser le pays et vous en serez les premiers responsables. »

 

Séduction "l'ère des technocrates, et j'en ai été un, doit finir en 2017 pour laisser place à celle des entrepreneurs"@BrunoLeMaire

 
 
  • François Fillon, « l’esprit commando »

« Que l’Etat arrête de nous emmerder. » François Fillon a annoncé la couleur aux entrepreneurs dès son introduction : celle de la « liberté ». Proposant une « révolution complète », l’ancien Premier ministre a de nouveau proposé une suppression de la durée légale du travail pour la laisser déterminer au sein de l’entreprise. Pour mener à bien cette « révolution », François Fillon a évoqué sa méthode : « Il faut un commando d’une quinzaine de ministres qui soient compétents, et dont certains qu’il faudra aller chercher dans la société civile. » La campagne pour la primaire n’étant pas loin, François Fillon a tout de même rappelé aux chefs d’entreprise : « Allez voter à la primaire pour le candidat qui porte vos idées. »

  • Nicolas Sarkozy à la chasse aux impôts

« Diminuer dépenses publiques et baisser les impôts. C’est la stratégie et il n’y a pas d’autre. » En une phrase, Nicolas Sarkozy a résumé son programme économique, qui consiste notamment à « baisser les impôts sur les entreprises mais aussi sur les ménages ». Rappelant que « l’industrie, ce n’est pas le passé, on ne peut pas l’opposer aux services », l’ancien président a estimé que « le problème de la France, ce n’est pas la dette, pas le déficit, c’est la dépense publique, à 57 % du PIB. » Autre point du programme : le candidat a rappelé son vœu de supprimer le  crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) pour le remplacer par 34 milliards de baisses de cotisations pour les entreprises. Car les preuves d’amour, ça passe aussi par des chiffres.

 

Eh bien @NicolasSarkozy a fait 3 minutes pour présenter son programme contre 12 minutes pour les autres candidats aux

 
 

*l’Acsel (Association transversale du numérique en France), le réseau des entrepreneurs de croissance CroissancePlus, France Digitale, le Meti (Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire) et France Biotech (les entrepreneurs des technologies innovantes de la santé). 

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