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Pourquoi les Français devraient voter Donald Trump

Publié par MaRichesse.Com sur 28 Septembre 2016, 12:37pm

Catégories : #TRUMP, #FRANCE, #POLITIQUE

Pourquoi les Français devraient voter Donald Trump

Hillary Clinton sort du débat avec Donald Trump créditée, par les analystes et les sondages, d'une légère avance. Elle maîtrise davantage ses dossiers ; ce qui n'étonnera personne. D'un autre côté, Trump a montré qu'il était capable de contrôler sa communication et d'éviter les dérapages préjudiciables. Ce débat cependant, et de l'avis de tous, ne sera pas décisif. Il faudra attendre les suivants, et, surtout, le scrutin. Mais à l'heure où Nicolas Sarkozy, par exemple, déclare qu'il voterait pour Hillary Clinton, à l'heure où d'autres préfèrent s'abstenir de tout commentaire pour ne pas hypothéquer l'avenir, une question se pose, question qui peut sembler anecdotique mais qui est en réalité déterminante. Qui les français ont-ils intérêt à soutenir? La réponse s'impose, comme une évidence: Donald Trump, même si elle va à l'encontre de notre inclination naturelle.

Car depuis la France, l'image du parti Républicain est assurément bien plus mauvaise que celle du parti Démocrate, dont nous nous sentons naturellement plus proches. La plupart des candidats Républicains ressemblent même, en comparaison des Démocrates, à des caricatures d'hommes politiques ; que l'on songe à Georges W. Bush, à John Mc Cain et à sa colistière Sarah Palin, ou au désormais internationalement célèbre Donald Trump. De plus, alors que les Républicains sont arc-boutés sur des principes dépassés et dangereux, comme la législation sur les armes par exemple, les démocrates semblent offrir la dose de progressisme dont ce pays a besoin, en matière de législation sociale, de respect des minorités, etc., Barack Obama devenant le premier président noir des États-Unis, et Hillary Clinton postulant pour en être la première femme.

Oui, mais voilà, il se trouve que nous ne sommes pas américains. Et ce qui est bon pour les États-Unis ne l'est pas forcément pour la France. On pourrait même dire que tout ce qui contribue à renforcer la position dominante, politiquement, économiquement, et culturellement, des États-Unis tend à affaiblir la France. La politique de puissance assumée des États-Unis n'est bien évidemment pas dirigée directement et entièrement contre notre pays, mais elle l'est, malgré les apparences souvent trompeuses, contre ce bloc composite qui a été créé dans le but d'équilibrer les rapports de force internationaux et qui nous rappelle sans cesse combien il est difficile de réaliser une intégration économique et politique vertueuse: l'Union Européenne. Zone économique concurrente. Monnaie concurrente. Puissance commerciale concurrence. Puissance financière concurrente. Puissance législative internationale concurrente. L'UE est loin de pouvoir tenir tête aux États-Unis, et pourtant, elle est suffisamment solide et influente au niveau international pour que la politique américaine (médias compris) la prenne en compte et travaille à l'affaiblir par tous les moyens possibles, des traités commerciaux à l'ouverture des frontières aux migrants, de l'adhésion de la Turquie à l'ingérence dans ses affaires internes, sans compter l'espionnage industriel et politique abondant. Les Etats-Unis, comme toute puissance digne de ce nom plongée dans un univers concurrentiel féroce, n'ont qu'un objectif: renforcer leur domination.

De plus, rappelons-nous que les États-Unis, Républicains et Démocrates confondus, sont un pays qui n'a jamais renoncé à sa politique nationaliste. Et les «united we stand» qui fleurissaient partout à la suite du 11 septembre 2001 témoignent, au niveau même de la nation qui soutient une telle politique, de l'importance de la cohésion face à l'ennemi ; celle-ci était sans commune mesure avec ce que nous avons connu en France durant cet éphémère épisode du 11 janvier 2015, dont «l'esprit», tant vanté, n'a débouché politiquement sur rien. Donald Trump comme Hillary Clinton auront donc à cœur, chacun à leur manière mais de façon finalement assez commune, de favoriser la position dominante des États-Unis sur la planète. Et pour y parvenir, ils dégraderont un certain nombre d'équilibres internationaux, car la puissance des USA leur confère cette capacité. Rappelons-nous tout de même qu'Hillary Clinton, secrétaire d'État depuis 2009, était entièrement en faveur de la guerre en Libye, et de l'élimination physique du dictateur, dont elle s'est d'ailleurs réjouie. On reconnaît là la position habituelle des USA, «gendarme du monde», qui a contribué depuis des décennies à enflammer diverses régions de la planète, les laissant ensuite, qu'il s'agisse de la Libye, ou précédemment de l'Irak et de l'Afghanistan, en proie au chaos.

Ni Hillary Clinton ni Donald Trump n'ont l'étoffe de grands chefs d'États. Nous ne passons donc pas à côté d'un moment historique. Les citoyens américains auront à choisir bientôt entre deux candidats relativement médiocres, ce qui a déjà dû commencer à en inquiéter un certain nombre. Par une mécanique bipartisane aujourd'hui bien rodée, l'un des deux sera pourtant élu président en novembre prochain. Ce dont nous sommes certains, c'est que la politique clintonienne sera, à l'image de celle de son mari, rationnelle, implacable, emprunte de soft et de smart power, et potentiellement nuisible à nouveau sur un certain nombre de théâtres d'opérations, aussi nuisible que celle des Républicains. Pour cette raison, il est préférable pour la France que le fantaisiste Donald Trump accède à la maison blanche, pour que la mécanique d'opposition interne aux chambres se mette en route et freine sa politique, pour que la contestation sociale gronde, que les divisions croissent, que les hésitations et les échecs se multiplient, et que les États-Unis, en un sens, perdent quatre ans de gouvernance efficace, quatre années de «semi-retrait» qui devront être utilisées par les nations européennes pour tenter de rattraper leur retard et de consolider leurs faiblesses. 

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